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ASIE | BHOUTAN


GEOGRAPHIE :

Dominant la plaine indienne, le Bhoutan s'étage, marche après marche, colline après colline, des jungles luxuriantes du sud aux vertigineux sommets de la chaîne himalayenne. Sur une distance nord-sud d'environ 170 km, ces différences d'altitude ont donné naissance à une grande diversité de climats et une extrême variété de milieux, plaçant parfois une végétation sub-tropicale au contact des glaciers. Fascinant exemple de la démesure climatique dans un royaume des dimensions de la Suisse. Trois zones principales de reliefs et de climats composent ce gigantesque escalier grimpant à l'assaut du ciel.
 
Le sud est la région des duars et des piémonts. Bandes de terres fertiles, les duars prolongent la plaine indo-gangétique jusqu’aux premiers contreforts de l'Himalaya. Se dressent alors, entre 300 et 1500 mètres, des collines soumises à un climat sub-tropical chaud et humide avec, en été, des précipitations parfois violentes. Une grande partie de ces régions est recouverte d'une jungle impénétrable. Quelques zones cultivées permettent cependant de produire du riz et de récolter de nombreux agrumes et fruits tropicaux, bananes, mangues, ananas. Les régions du sud sont habitées principalement par des populations d'origine Bhoutanaise qui vinrent s'installer sur ces terres vers la fin du XIXe siècle.
 
L'Himalaya central possède un climat tempéré avec une mousson cependant importante de mi-juin à mi-septembre. Cette zone se compose de vallées fluviales orientées nord-sud et séparées les unes des autres par des montagnes parfois élevées. Huit vallées se succèdent d'ouest en est : Ha, Paro, Thimphu, Punakha-Wangdiphodrang, Tongsa, Bumthang, Lhuntse-Mongar et enfin Tashigang.
Selon les altitudes, la végétation est formée de forêts d'essences diverses : bambous, magnolias, chênes, peupliers, frênes, érables ou cyprès... puis, au-dessus de 3000 mètres, de conifères, pins, mélèzes, sapins. Des rhododendrons pouvant atteindre plusieurs mètres de hauteur poussent également en quantité entre 2500 et 4000 mètres.
C'est dans ces vallées de l'Himalaya central que vit la plus grande partie de la population bhoutanaise. D'origine tibéto-mongole, les Drukpas sont des agriculteurs et des éleveurs. Alors que l'ouest est riche en rizières et en vergers, le Bhoutan central produit orge, sarrazin et pomme de terre. Du maïs est cultivé dans l'Est du pays. Les vallées les plus élevées, Ha, Bumthang, sont le domaine des éleveurs de yaks et de moutons.
 
Enfin, le Grand Himalaya domine de ses sommets enneigés le reste du royaume. Une douzaine de sommets dépasse les 7000 mètres. Beaucoup d'entre eux n'ont jamais été gravis et demeurent la résidence inviolée des dieux. Cette barrière de l'Himalaya n'est percée que par une seule vallée fluviale, tout à l'est, celle de la rivière Kuri chu qui prend sa source au Tibet. Au-dessus de la lisière forestière située environ à 4300 mètres, la végétation est rare. Avec des genévriers, on trouve surtout des mousses et des lichens. Les pâturages d'altitude s'étendent jusqu'aux limites des glaciers. Quelques villages de montagnes vivants sous un climat alpin rigoureux sont habités par des populations de pasteurs semi-nomades : Layap, Lunap ou Brokpas de Merak Sakteng.
 
Ces conditions géographiques extrêmes au nord et au sud expliquent en partie le long isolement que le Bhoutan a connu au cours des siècles. Alors que les rares cols traversant la barrière himalayenne n'étaient praticables qu'une courte partie de l'année, les jungles du sud recouvrant des gorges profondes rendaient le voyage difficile et périlleux.

 
HISTOIRE :

Peu de choses sont connues à ce jour sur la préhistoire du Bhoutan. Des outils de pierre ou des mégalithes marquant des lieux de culte ou des territoires de chasse indiquent cependant la présence de populations vivant dans ces régions à la fin du néolithique. A ces autochtones de la période préhistorique, se seraient mêlées au cours du premier millénaire avant J.-C. des tribus nomades d’origine indienne ou tibéto-mongole.
 
Développement du bouddhisme et unification du pays
C'est au VIIe siècle qu'apparaissent les premiers textes se rapportant au Bhoutan. Ils relatent la construction des temples de Kyichu et de Jampa Lhakhang par le roi tibétain Songtsen Gampo. Mais c’est l’arrivée du grand maître indien Padmasambhava qui marque, au VIIIe siècle, le point de départ d’une véritable diffusion du bouddhisme. Connu sous le nom de Guru Rimpoche par les Bhoutanais et les Tibétains, Padmasambhava serait arrivé au Bhoutan en 747, invité dans ce pays pour guérir un roi qui se mourait. Il y médita, enseigna le bouddhisme et fit construire plusieurs temples.
La deuxième phase de la propagation du bouddhisme fut marquée par l’arrivée de grands maîtres religieux à partir du XIIIe siècle. Parmi ceux-ci, Phajo Drugom Shigpo (1208-1276), lama tibétain originaire du Kham fonda notamment le monastère de Tango et commença à enseigner dans l’Ouest du pays la doctrine des drukpas. Une unité spirituelle commença à se réaliser peu à peu autour du bouddhisme. En revanche, l’unité politique était loin d’être faite. Les conditions de terrain et les reliefs tourmentés du pays rendaient difficile l’exercice d’une autorité centrale. Chaque vallée était contrôlée par les familles de l’élite locale. Cette situation divisait le pays en une mosaïque de petits territoires et favorisait un état quasi permanent de guerre civile.
     
En 1616, pour une querelle de succession au trône de Ralung, le siège de l’ordre drukpa-kagyu au Tibet, Ngawang Namgyel dut s’enfuir au Bhoutan. Son arrivée au Bhoutan allait marquer un profond changement dans l’histoire et les structures du pays. Ngawang Namgyel encore appelé Shabdrung, “Celui au pied duquel on se soumet”, imposa rapidement son autorité politique et religieuse à tout le Bhoutan occidental. En quelques années, il réussit à regrouper l’ensemble des principautés indépendantes et débuter un processus d’unification. Il entreprit des réformes au niveau administratif, législatif et religieux. C’est encore sous son règne que furent construites les grandes forteresses, Simtokha, Punakha, Wangdiphodrang ou Tongsa... A sa mort, en 1651, l’ordre était rétabli dans la totalité d'un pays parfaitement organisé.
 
L'avènement de la Monarchie
Le XIXe siècle fut une période marquée par de nombreux conflits entre les Bhoutanais et la toute puissante Compagnie des Indes Orientales qui cherchait de nouveaux débouchés commerciaux vers le Tibet et l’Asie centrale. Des incidents de frontière virent peu à peu le jour suivis de véritables batailles. A plusieurs reprises, les Anglais furent repoussés par les troupes de Jigme Namgyel, le gouverneur de Tongsa. Fort de ses victoires, ce dernier entreprit alors un long travail de renforcement du pouvoir central. Poursuivant cette tâche, son fils Ugyen Wangchuck fut proclamé roi du Bhoutan le 17 décembre 1907 par une assemblée où figuraient les représentants du clergé, du conseil d’Etat et des gouverneurs locaux.
 
Une nouvelle ère commença véritablement avec l’avènement de Jigme Dorje Wangchuck, troisième monarque à régner sur le pays. Né en 1928, il fut couronné roi en 1952. Réformateur et homme de progrès, l’un de ses premiers gestes fut d’installer une assemblée nationale. Sur le front économique, son action permit au pays de faire un immense bond en avant avec la création des plans quinquennaux de développement. Cette double action conduite par le roi du Bhoutan dans les domaines législatifs et économiques renforça peu à peu la position de son pays et fit grandir dans l’esprit des Bhoutanais un sentiment d’identité nationale. Aussi, après des siècles d’isolement, le Bhoutan commença à émerger lentement sur la scène internationale. Son entrée à l’ONU en 1971 marqua la reconnaissance définitive de cette nouvelle nation par les états du globe. Jigme Dorje Wangchuck régna jusqu’à sa mort en 1972.
 
Né en 1955, Jigme Singye Wangchuck lui a succédé, devenant à l’époque le plus jeune monarque du monde. Couronné en 1974, il a poursuivi une politique de développement et de modernisation tout en veillant à la préservation du patrimoine tant naturel que culturel de son pays. Avec sagesse, il a préparé l’entrée du Bhoutan dans le XXIe siècle, réalisant un harmonieux compromis entre la fidélité à la tradition et le développement économique.
Après plus de trente ans de règne, mais âgé seulement de 52 ans, Jigme Singye Wangchuck a pensé qu'il était temps de passer la main. A l'heure où le Bhoutan connait de profondes restructurations politiques (nouvelle constitution, système de multipartisme, élections), le roi a abdiqué en faveur de son fils aîné Jigme Khesar Namgyel qui est devenu, en décembre 2006, le cinquième monarque de la lignée des Wangchuck. Ce jeune et nouveau roi devient aujourd'hui le garant des changements politiques dans le pays tout en veillant à la préservation de l'identité culturelle bhoutanaise.

 
POPULATION :

La population compte 700 000 habitants fin 2009 dont 90.000 habitent la région de Thimphu. Coincés entre 2 géants, les Bhoutanais forment une petite population au milieu de 1,5 milliard de Chinois et 1,3 milliard d’Indiens. Le pays est une véritable mosaïque de groupes ethniques.


 
FAUNE FLORE :

Le Bhoutan est un véritable paradis pour sa faune ou sa flore et des spécialistes du monde entier viennent ici étudier la nature. Un grand nombre de plantes entrent traditionnellement dans la composition de remèdes divers et, pour cette raison, les Tibétains dénommaient ce pays Men jong, "la vallée des herbes médicinales". La faune y est riche et variée. Une dizaine de réserves, représentant environ 20 % du territoire bhoutanais, permet de préserver des espèces animales parfois extrêmement rares. Alors que les jungles du sud abritent éléphants, rhinocéros unicornes, tigres, buffles ou singes, dont le fameux "golden langur", les montagnes du centre sont le refuge des daims, des ours à collier blanc, des sangliers ou des pandas rouges. Les barhals paissent sur les hauts pâturages, à la limite des glaciers, là où se cache le léopard des neiges.
Les ornithologues peuvent admirer d'intéressantes espèces d'oiseaux comme les célèbres "grues à col noir" que chantait déjà, au XVIIe siècle, le VIe Dalaï Lama, Tshanyang Gyatso. Quittant le Tibet pendant les mois d'hiver, ces oiseaux majestueux viennent se réfugier dans les vallées bhoutanaises de Bumdeling ou de Phobjika.

 
LANGUES :

Nombreux dialectes à travers le pays, le dzongkha (proche du tibétain) étant désormais la langue officielle. L'anglais est couramment parlé par tous les étudiants, les commerçants, les fonctionnaires.


 
MOTS UTILES :

Français > Anglais > Dzongka

Bonjour  > Hello> Ku-Zu- Zang- Po

Au revoir > Good Bye> Lok- Jay - Gay          

Merci > Thank you > Ka – Drin –Chay

Aujourd’hui > Today > Dha-Ri

Hier >  Yesterday > Kha-Tsa

Demain >  Tomorrow > Nha- Ba 

Bonne nuit >Good night > Chiru – Delek

C’est beau > It’s Nice > Aa-Ni- Layshom - Dhu

C’est bon >  It’s Good > Aa-Ni- Layshom - Dhu

Montagne > Mountain > Gangri

C’est haut >It’s high >   Dhi-Tho-Ta-Maay

Comment allez-vous > How are you > Chey-Ga-Dhay-Bay-Yi

Ca va bien > I’m Fine > Nga – Layshom – Bay – Yi

Ca ne va pas > i feel bad > Nga – Lo-Khew - Maay

J’ai faim ! > I’m Hungry > Nga-Toh-Kay-Chi

Bon appétit > Enjoy your meal > Tso-Layshom-Bay-Zhay

Combien ça coute ? > Aani-Ga-Dhay-Chi-Mo

Père >Father >  Apa

Mère >  Mother > Nucho/Acho

Frère > Brother > Aai

Sœur > Sister > Num/Azhim

1- one >  CHI

2- Two> NHEE

3- Three >SUM

4- Four > ZHI

5- Five > NGA

6-Six > DRU

7- Seven > DHIN

8- Eight > GHAY

9-Nine > GU

10-Ten > CHU-THAM

20-Twenty > KHAY-CHI

30- Thirty > SUM-CHU

40-Fourty > ZHIP-CHU

50-Fivety > NGAP-CHU

100-One Hundred > CHIK-JHA

200-Two Hundred > NHEE-JHAA

1000-OneThousand > CHIK-TONG


 
RELIGIONS :

Bouddhistes (70 %) (religion d'Etat), hindous (25 %), musulmans (5 %)
 Le Bhoutan est le seul pays à maintenir le bouddhisme de Mahayana sous sa forme Tantric Vajrayana comme religion officielle. Les écoles de pratique principales sont le Drukpa commandité par état Kagyupa et le Nyingmapa. Considérant que le bouddhisme est la religion principale au Bhoutan nordique et oriental, les Bhoutanais méridional sont principalement des hindous.
 
Par sa qualité et son originalité, l’architecture bhoutanaise est un parfait exemple de l’identité culturelle du pays. Elle n’a subi que peu de modifications depuis ses origines et trouve principalement ses racines dans l’architecture tibétaine, elle-même en relation avec la Chine ou le Moyen Orient. S’inspirant d’idées, de formes et de modèles anciens, les architectes bhoutanais ont développé un style unique et propre à leur pays. Tout en répondant à des fonctions précises, chaque bâtiment a été dessiné et conçu pour épouser l’environnement qui lui était destiné. Les conditions climatiques et la grande richesse forestière du Bhoutan ont tout naturellement donné naissance à une architecture où le bois est largement utilisé : toits de bardeaux et constructions à colombage. Mais à ces raisons liées au climat et à l’environnement, il faut ajouter un facteur humain. Vivant dans des conditions moins sévères que celles du Tibet, les Bhoutanais semblent avoir choisi un modèle plus proche de leur mentalité et de leur tempérament : une architecture faite d’élégance et de douceur.
Les grandes forteresses connues sous le nom de dzongs sont parmi les exemples les plus significatifs de l’architecture bhoutanaise. Construites dans la première moitié du 17e siècle par le premier Shabdrung Ngawang Namgyel, elles étaient les relais du pouvoir central dans l’administration du pays et défendaient celui-ci d’éventuelles agressions venant de l’extérieur. Mais au-delà de ces tâches administratives et militaires, Ngawang Namgyel associa aux bâtiments des fonctions religieuses. Chaque dzong abrite une communauté monastique plus ou moins importante.
Symboles de l’histoire et de la longue indépendance du Bhoutan, les dzongs se dressent fièrement sur des positions stratégiques, à l’entrée d’une vallée, au sommet d’une colline ou au confluent de deux rivières. La plupart des dzongs sont construits sur un plan commun dont le premier modèle fut celui de Simtokha élevé en 1627. Des variations régionales dues aux différences de terrain et au paysage environnant modifient parfois cette conception initiale. L’exemple le plus spectaculaire est peut être celui de Tongsa qui s’étage marche après marche sur le flanc d’une colline dominant la rivière.
Les dzongs sont en général de forme carrée ou oblongue. De l’extérieur, ils apparaissent avant tout comme structures de défense. Leurs grands murs de pierres, massifs et abrupts, légèrement inclinés vers l’intérieur jusqu’aux bases du toit sont uniquement percés de fenêtres dans la partie supérieure. Ces dernières sont ainsi totalement inaccessibles de l’extérieur. Ces fenêtres présentent un pourtour de peinture noire contrastant violemment avec la couleur blanche des murs. Les plus basses de ces fenêtres sont étroites et ne laissent passer que peu de lumière. Des ouvertures généralement plus larges sont réservées aux niveaux supérieurs où se trouvent les habitations. Juste sous le toit, une large bande rouge appelée khemar indique par ailleurs le caractère religieux du bâtiment. Les toits légèrement inclinés, en avancées, sont généralement surélevés de un à deux mètres au-dessus de l’étage supérieur.
Mais l’architecture la plus répandue au Bhoutan n’est pas celle de ces grandes forteresses mais celles des chortens qu’on nomme en Inde stupas. Ces monuments, petits ou grands, se trouvent par milliers à travers le pays. Manifestations de la foi profonde des populations du Bhoutan, ils s’élèvent à la croisée des chemins, près d’un dzong ou d’un monastère et sur les cols de la haute montagne. Tous possèdent une présence indéfinissable, un caractère de sérénité et de paix.
 
Souvent isolés, élevés au fond d’une vallée ou suspendus à la paroi d’une falaise, les temples et les monastères jouèrent un rôle important dans l’histoire du pays. Au cours des siècles, saints et lamas présidèrent à leur édification. Comme au Tibet, ils sont nommés respectivement lhakhang (demeure des dieux) pour les temples et gompa (lieu solitaire) pour les monastères. Ces bâtiments religieux sont toujours consacrés à la prière et la méditation. Cependant, alors que le temple n’abrite que quelques moines chargés de son gardiennage et de son entretien, le monastère peut accueillir une importante collectivité monastique dépassant parfois la centaine d’individus. Il est principalement tourné vers l’étude, avec notamment la fonction d’enseignement et de formation pour les jeunes novices.
 

Quant aux villages du Bhoutan, ils se présentent souvent sous la forme de petits hameaux de 5 à 15 maisons. Celles-ci sont disposées de façon à réduire les influences sévères du climat. Groupées, elles s’offrent ainsi une protection mutuelle contre le vent et le froid. Sur des fondations en pierres, les maçons élèvent des murs d’argile ou de glaise utilisant un système de colombages sur les façades orientées au sud. La partie supérieure des fenêtres se termine par un arc trilobé découpé dans le madrier. Dans les campagnes bhoutanaises, les vitres restent encore une exception. En règle générale, des volets intérieurs en bois, coulissants, protègent des intempéries les habitants du lieu.


 
CLIMAT :

Rappel : la météo est un paramètre imprévisible, il convient donc de se préparer au mieux en cas de conditions climatiques exceptionnelles et difficiles. 
Pour la majorité des régions Bhoutanaises, le printemps et l’automne sont les périodes privilégiées pour le trekking.
De fin février à fin avril, les rhododendrons en fleurs composent un feu d’artifice floral. C’est une période chaude en moyenne altitude. Généralement, le temps est clair le matin, les nuages bourgeonnent sur les hauts sommets l’après midi et donnent parfois des orages.
La mousson dure de juin à septembre.
L’automne, d’octobre à décembre est la saison la plus claire. Il fait froid la nuit sur les treks de haute altitude.
L’hiver, la neige bloque les cols en haute altitude. Le temps est beau et froid. Seuls les voyages de découvertes nous permettent de parcourir le Bhoutan à cette période.
Attention : Quelque soit l’époque de l’année, il peut neiger au dessus de 3 800 m d’altitude. Les passages des cols s’effectuant avec un départ très matinal, les températures peuvent descendre très bas (entre -10° et -20°).

Complément d’informations sur le site : fr.news.yahoo.com/meteo


 
FORMALITES :

valable au 05/01/2010 
 
Visa pour le Bhoutan : Passeport en cours de validité. Le visa pour le Bhoutan ne peut s'obtenir que par l'intermédiaire d'un Tour Operator qui en fait la demande auprès du Ministère bhoutanais des Affaires Etrangères à Thimphu.
Vous devez impérativement nous envoyer dès votre inscription, les photocopies des  pages administratives de votre passeport.
Nous nous chargeons de l'obtention du visa Bhoutannais.
 
Autres visas nécessaires, cas particulier pour chaque voyage :
 
a) BT 502 / BT 603 /BT 211 / BT 202 / BT 312 / BT 303  
> Voyage passant deux fois par Delhi. Vous avez besoin d’un visa indien à entrées multiples (il est impossible d’avoir un visa de transit)

Les pièces à fournir :                         

-  Passeport original signé, d'une validité minimale de 6 mois après la date de retour, avec au minimum encore 3 pages vierges, plus la copie des pages administratives (la double page avec la photo)
- 1 Formulaire de demande de visa à remplir obligatoirement sur le site www.vfs-in-fr.com, à imprimer, signer puis à envoyer sous 15 jours à VFS en direct ou à  "Visas Express". Si vous ne pouvez pas remplir le formulaire sur le site de VFS vous pouvez compléter le formulaire "version papier" et l'envoyer à Visas Express (attention vous aurez un surcoût de 8€ )
- 2 photos d'identité récentes (datant de moins de 6 mois) en couleur et sur fond blanc impérativement

- 1 attestation de voyage, fournie par Tirawa

- le réglement : bien vérifier au préalable le prix auprès de VFS ou de Visas Express 

- 1 enveloppe libellée à votre adresse pour le retour de votre passeport

 

Les formalités pouvant évoluer, merci d'en vérifier l'exactitude auprès des autorités consulaires du pays.
Nous vous conseillons de réaliser cette démarche au plus tard 1 mois avant votre départ et d'envoyer vos documents par Chronopost. 
 
Où obtenir votre visa :
L' Ambassade d'Inde : 22, rue Albéric Magnard 75016 Paris Tél. : 01.40.50.71.71 ne délivre plus les visas directement

-VFS : www.vfs-in-fr.com  

Paris :au 42/44 Rue De Paradis, Paris 75010

Marseille :au 18/22 Rue Edmond Rostand, Marseille 13006

Lyon :au 99 Rue Audibert et Lavirotte, 69008 Lyon

 

Horaires de dépôt de demandes de visa :

Paris : 08h00 / 14h00

Marseille : 08h00 / 14h00

Lyon : 08h00 /14h00 

                                                                                                                                                                                                                                                                

Horaires de retrait : 

Paris : 12h00 / 17h:00

Marseille : 14h30 / 16h30

Lyon: 08h00 / 14h00

                                                                                                                                                                                                                                                                       

-Visa Express: 

54 rue de l'Ouest BP 48 -75661 Paris Cedex 14 -

Tél  : 0 825 08 10 20 

Fax : 01 44 10 72 73 

Les passeports seront directement restitués par voie postale aux demandeurs 

Dépenses liées au visa :

en direct auprès de VFS : frais de visa 64€ + frais d'intervention VFS 12€

avec Visas Express : frais de visa 64€ + frais d'intervention de VFS 12€ + frais d'intervention de Visas Express 22€ + 8€ de frais éventuels de saisie du formulaire obligatoire  

 
Pour les ressortissants suisses et belges, les démarches sont semblables. Les coordonnées des services diplomatiques indiens sont :
Suisse : Ambassade de l’Inde, Weltpoststrasse 17, BP 23, 3075 Berne
Tél. : (31) 44-01-93
Belgique : Ambassade de l’Inde, chaussée de Vleurgat, 217, Bruxelles B-1050
Tél. : (02) 640.91.40
Pour les ressortissants d’autres nationalités, s’informer auprès des services diplomatiques du pays.
  
b/ Tradition Himalayenne (BT504)
Vol aller via Delhi et vol de sortie par Kathmandu, visa obligatoire pour ces 2 pays!
 Pour ce voyage il faut un visa indien (avec obligatoirement la mention Sikkim sur ce visa voir information ci dessus) + un visa népalais à l’aéroport de Kathmandu (25$ +2 photos d'identités, vous trouverez le formulaire de demande à votre arrivée à Kathmandu. ) ou avant votre départ, par l'ambassade du Népal.
c/ Snow Man Trekking (BT401)
Vols Aller et Retour via Bangkok.
Pour ce voyage aucun visa n'est demandé pour la Thaïlande . Visa Bhoutanais préparé par Tirawa...

Pour vérifier la mise à jour des formalités, merci de vous rendre sur le site :
www.visas-express.fr


 
VISA EXPRESS :

Nous vous conseillons très fortement la formule Visas Express pour des raisons d’efficacité. Le service est payant, mais sûr et très rapide. Les horaires d’ouverture sont de 9h à 12h30 et de 14h à 18h du lundi au vendredi et de 10h à 12h30 le samedi. Il est nécessaire de les contacter au préalable.
VISAS EXPRESS
54, rue de l'Ouest 75014 PARIS
N° Indigo : 0 825 08 10 20 (0.150 € TTC / MN)
Télécopie : 01 44 10 72 73
Email : visas-express@visas-express.fr
Site web : www.visas-express.fr


 
SANTE :

Le Bhoutan est classé en zone 2 dans l’échelle de risques de Paludisme (maximum 3), principalement pour ses basses régions et plus particulièrement durant la période humide (de juin à septembre). Voyager en zone 2 exige un traitement anti-paludéen. Faites un point avec votre médecin avant le départ.

Cependant, nos treks se déroulent en grande majorité au-dessus de l'altitude de vie du moustique vecteur de la maladie (anophèle femelle) : 1400 m maximum selon l’institut Pasteur. Aux altitudes inférieures en début et fin de circuits, les régions où nous passons ne sont en général pas infestées (notamment aux périodes concernées). A savoir que tous les anophèles ne sont pas porteurs et piquent théoriquement que du coucher au lever du soleil.

Le risque de paludisme lors des transits à Delhi, au Sikkim ou à Kathmandu et au cours du trekking est faible en théorie. (A noter que dans les grandes villes polluées comme Delhi ou Kathmandu les moustiques ne sont généralement pas porteurs, en raison de la toxicité des gaz). Pensez aux répulsifs anti-moustiques pour les régions douteuses, bien qu’ils ne constituent pas une garantie absolue. Nous  laissons libre chacun de prendre ou pas un traitement anti-paludéen.

Renseignements auprès des services des maladies tropicales des hôpitaux de votre région ou à Paris à l’hôpital de la Pitié-Salpitrière,  tél 01.45.85.90.21.


 
VACCINS :

Aucune vaccination n'est obligatoire. Soyez à jour pour les vaccinations classiques en priorité tétanos et polio. Les vaccins anti-typhoïdiques et contre les hépatites A et B sont conseillés. L’hépatite A est transmise par la consommation d’eau contaminée, la B est transmise par relations sexuelles ou contacts sanguins et parfois par la salive.
 
DECALAGE HORAIRE :

5h avec Paris en hiver, + 4h en été.

Complément d’informations sur le site : 
www.horlogeparlante.com

 
MONNAIE :

Le Ngultrum (1€ = 69 Nu)

Traveller en $ :  Uniquement dans les banques. A garder en dépannage!
 
Espèces : C'est l'idéal et le plus simple. Vous pouvez changer dans  les bureaux de changes et les banques des grandes villes des € ou des $. Pour l'achat d'un article d'un montant élevé, vous obtiendrez un meilleur prix si vous négociez en $ ou €, plutôt qu'en monnaie locale.
 
CB : uniquement dans les banques et certains magasins dans les grandes villes. Pour les achats, une commission est retenue. A utiliser en secours!
Complément d’informations sur le site :
www.oanda.com/convert/classic

 
COMMUNICATION :

Au Bhoutan, le réseau téléphonique est relativement bien développé en dehors des itinéraires de trekking bien sûr. On peut désormais appeler la France aussi bien de l'Ouest (Thimphu, Paro, Punakha…) que de l'Est (Mongar, Tashigang…) du pays.
 
Téléphoner en Europe : à partir de l’hôtel ou des nombreuses agences de communication situées dans les villes. Possibilité de téléphoner, de faxer ou d’envoyer des mails. La communication téléphonique est d’environ 3 € la minute.
Indicatif pour la France : 00 33… suivi de votre numéro à neuf chiffres.
 
E-mail
De plus en plus de cybercafés sont accessibles dans la capitale et même dans certains villages.
 
Pour appeler le Bhoutan : indicatif pour le Bhoutan : 00 975 (suivi de 2 pour Thimphu, la capitale).
 
Portable : Vous pourrez utiliser votre téléphone portable depuis la capitale, mais ne comptez pas trop envoyer des SMS ou téléphoner pendant le voyage car nous allons dans des zones inaccessibles aux différents réseaux.
 
Où vous contacter en cas d’urgence pendant votre séjour : contacter l'agence Tirawa à Montmélian. Nous ferons parvenir le message auprès de notre agence locale qui transmettra le message dans les meilleurs délais. 

 
ELECTRICITE :


 
ACHATS :

Quelques produits d'artisanat local, bijoux d'argent et de turquoise rappelant la production tibétaine, tissages typiques de grande beauté (gho, kira) et différents selon les régions du Bhoutan, objets tressés en bambou et qui servent à la vie quotidienne des Bhoutanais... Livres (essentiellement en anglais).

L'exportation d'antiquités est strictement interdite.
 
GASTRONOMIE :

la cuisine bhoutanaise est très variée (céréales, légumes, champignons, viandes de porc, de buffle, de yak, volailles…) mais particulièrement relevée… Quelques plats fameux comme le célèbre emadatsi est préparé notamment d'un mélange de fromage et de piments ! A déguster en quantité modérée… Les restaurants proposent cependant des menus occidentaux, indiens ou chinois. On trouve également quelques spécialités tibétaines dont des momos à la viande ou aux légumes.


 
BOISSONS :

Comme dans de nombreux pays d'Asie, les Bhoutanais boivent de grande quantité de thé ; à la manière indienne, avec du lait et du sucre, ou à la manière tibétaine, beurré et salé. Au choix, selon le goût de chacun. Dans les villes et la plupart des villages, on trouve aussi bière, eau minérale et coca cola.

Le vin n’est pas produit localement ; on ne peut en consommer que dans certains restaurants et pour un prix souvent très élevé. Les Bhoutanais, quant-à eux, boivent du tchang, bière distillée à base d'orge. 


 
EAU :

Par précaution, on doit toujours considérer l'eau comme non potable. Il faut systématiquement la traiter. Dans les hôtels, il est préférable d’acheter de l'eau minérale en bouteille. Evitez de vous laver les dents avec l'eau du robinet. Durant un trek, il peut parfois être nécessaire de traiter l’eau avec du Micropur ou de l’Hydrochlonazone.

Si vous n'appréciez pas le thé, utilisez éventuellement de la poudre aromatisée ou des sachets VEE de sels minéraux pour donner un meilleur goût à l'eau.


 
VIVRES DE MARCHE :

Pour les gourmands et ceux qui craignent les petits creux sur le chemin, emportez de la nourriture facilement assimilable si vous le souhaitez, comme des barres céréales ou chocolatées... en quantité raisonnable car on mange bien et suffisamment durant le trek.
Un complément de nourriture (barres de céréales locales et fruits secs) est fourni uniquement pour les voyages de haute altitude : Trek de Laya au Jomolhari (BT301) et Snow man Trekking (BT401)

 
SAVOIR VIVRE :

N’oubliez pas que nous sommes des invités de passage. Il convient de respecter des règles élémentaires de bon sens envers nos hôtes : pas de tenue trop provocante pour les dames, ne pas marcher torse nu pour les hommes, ne pas prendre en photo une personne qui ne le désire pas, ne payez pas pour un cliché !… Soyez patient et gardez le sourire. Pour pénétrer dans une habitation, attendez d'y être invité.

                    

Cadeaux pour les Bhoutanais : évitez de donner des bonbons aux enfants, il n’y a pas autant de dentistes qu’en France… Pas de médicaments : ils ne sont pas forcément adaptés aux Bhoutanais et ils ont bien des difficultés à suivre la posologie.
Des cartes postales de votre région peuvent vous aider à expliquer où vous habitez et enrichir les échanges avec les locaux.
Préférez les dons à des associations, écoles, dispensaires ou autres organisations reconnues. (Les cahiers et stylos, crayons peuvent être acheté sur place. Inutile de vous charger au départ de France).
Pourboire :
Les pourboires ne sont pas obligatoires. Cependant, dans la plupart des pays d’Asie, c’est souvent plus qu’une coutume ; c’est un usage quotidien !!! Les citoyens des classes aisées dans ces pays donnent systématiquement… Aussi, il est devenu impensable pour les locaux qu’un étranger ne puisse pas se soumettre à ces règles d’usage. Néanmoins, le montant peut varier en fonction de la qualité des services, guide, équipe locale, personnels de service à l'hôtel, et de la durée des services rendus.
Dans tous les cas, garder en tête qu’il vaut mieux ne rien donner que ne pas donner assez ! Dans ce dernier cas, vous risquez d’offenser la personne.
Evitez les comparaisons avec la France ; évitez aussi les amalgames franco-français qui laissent croire que si vous devez donner un pourboire, c’est que Tirawa ne paie pas ses prestataires ou ne les paie pas assez. Ce sont des choses différentes ! Nous pouvons doubler les salaires de toutes les personnes en charges d’organiser votre voyage, le pourboire restera une coutume. Nous avons d’ailleurs essayé toutes les méthodes pour vous éviter ce petit « désagrément » mais rien n’y fait. Les asiatiques veulent vous voir donner quelque chose de votre poche, en milieu ou en fin de parcours…. Cela les rassurent, ils ont ainsi l’impression que vous reconnaissez leur travail et leur présence. Essayer aussi d’avoir un comportement chaleureux face à ces actes de don. A cet égard, les Français sont malheureusement de plus en plus mal perçus en comparaison des nations anglophones ou même comparés à nos voisins suisses et belges ! Du coup, certaines personnes (porteurs, guides, lodges, hôtels…) ne veulent plus travailler avec les Français réputés peu généreux !!!  
A noter toutefois que, dans de nombreux pays, nous prenons déjà en charge une partie des pourboires. Notamment ceux des hôtels dans les circuits ou vous êtes à l’hôtel tous les soirs. Ceci ne vous empêche pas pour autant de donner 0.10 euro à la personne qui vous dépose vos sacs dans la chambre...

 
BIBLIOGRAPHIE :

Guides :
- Bhoutan, F. Pommaret,Olizane, 2010, 312 pages avec photos, cartes: bonne approche culturelle et historique.
- Bhutan, S. Armington, Lonely planet, en anglais: guide pratique, complet et fiable.
- Trekking en Himalaya, S. Ardito : 15 itinéraires avec photos et cartes.
- Petit Futé Himalaya, 268 pages.
- Tibet handbook with Bhutan, G. Dorge 770 pages : complet, pratique, en anglais.
- Bhoutan, royaume d'Himalaya, A. Cheneviere Editions Denoël.
Albums photographiques :
- Bhoutan, le temps d’un royaume, O. Follmi, 1998, La Martinière, 104 pages.
- Bhoutan: royaume du dragon, R. Dompnier,1999, Olizane, 192 pages : toutes les facettes du pays, société, religion, nature, etc... écrit par un des fondateurs de Tirawa Himalaya.
 
Histoire, religions et culture :
- Bhoutan, le dernier royaume bouddhiste, T. Ma Thou, 1998, Kailas, 398 pages.
 
Littérature, romans et récits :
- Bhoutan,royaume d’Asie inconnu, M.Peissel, Objectif terre, 1988: récit d’expédition.
- Le tigre et le lama, E. Allgower, , traduit de l’anglais, 1991: Roman himalayen dont le cadre est le Bhoutan.
- Le dragon sur le toit, M. Praneuf, 1991: témoignage sur le Bhoutan d’aujourd’hui.
- Mission au Bhoutan et au Tibet, G. Bogle, 1996: récit d’une mission anglaise de la fin du XVIIIème siècle.
- Bhoutan, royaume hors du temps , R. Dompnier, 2001, Editions Philippe Picquier, 270 pages. Récit de voyage, illustré de nombreuses anecdotes, permettant de découvrir l’histoire et les traditions du Bhoutan.
 
Cartes :
- Shangri – la maps Bhutan, 1/100 000
- Nelles maps, Himalaya 1/500 000
 
Filmographie :

- Little Bouddha, de Bernard Bertolucci dont les scènes du début et de la fin se déroulent dans la célèbre forteresse de Paro