Grand Tour d'Ethiopie
Éthiopie ET 701 Randonnée

Randonnées en Éthiopie : découverte des trésors de l'Abyssinie, des peuples du Sud et du Danakil avec le volcan Erta Ale

24 jours 4 à 12 pers. Modéré 8/20 Voir les avis voyageurs
Carte 1 du circuit

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  • Itinéraire afrique
  • Dates et prix afrique
  • Extensions afrique
  • Infos pratiques afrique

Des bords de la rivière Omo à la dépression du Danakil, voici une immersion de trois semaines en Ethiopie, pays mystérieux aux nombreux contrastes. Après une rencontre avec les peuples du Sud aux traditions séculaires, le voyage se poursuit vers le Nord à travers les hauts plateaux et les paysages fantastiques de l’ancienne Abyssinie. Cet itinéraire d’exception ne saurait être complet sans un détour jusqu'au volcan Erta Ale et son lac de lave en fusion !

Points forts

• Les rencontres inoubliables avec les nombreuses ethnies du Sud
• Une immersion dans les régions volcaniques du Dallol et Erta Ale
• Les trésors culturels de l'ancienne Abyssinie
• De nombreuses marches tout au long du voyage
• Le marché coloré de Key Afer

Les plus Tirawa

• Deux vols intérieurs pour limiter les transferts
• Un voyage en pension complète
• Toutes les entrées dans les parcs et sites visités incluses (environ 210 €)

Niveau

Modéré 8/20 Voir le tableau des niveaux  Itinéraire dense, nombreux transferts sur des pistes parfois difficiles. Plusieurs demi-journées de marche sans grosse difficulté. Dans le Sud et la dépression du Danakil, fort éloignement, conditions de campement parfois sommaires et forte chaleur à prendre en compte.

J1 : Vol au départ de Paris

J2 : Addis-Abeba > Lac Langano > Parc national Abyata et Shalla

Arrivée dans la matinée à Addis-Abeba, capitale éthiopienne perchée sur les hauts plateaux, à 2400 mètres d’altitude. Accueil à l’aéroport par notre guide et départ en véhicules 4x4 vers le Sud, territoire riche d’une grande diversité ethnique et linguistique. Certains groupes ethniques composés de seulement quelques centaines d’individus, n’en possèdent pas moins leur propre langue, tradition, mode de vie, et y sont farouchement attachés. Nous prenons la route jusqu’à Langano. Situé au cœur de la vallée du Rift, à 1570 m d’altitude, Langano est le lieu de villégiature privilégié des habitants de la capitale, qui aiment s’y retrouver pour profiter de son lac d’eau douce. A proximité, découverte du Parc national Abyata et Shalla, qui abrite des lacs alcalins avec une impressionnante colonie de flamants roses ainsi que de nombreuses autres espèces d’oiseaux (cormorans, pélicans) et des familles d’autruches.

Transfert : 3h/4h
Hébergement : Lodge
Repas : LD

J3 : Lac Langano > Réserve de Senkele > Arba Minch, vallée de l’Omo

En direction du Sud, route pour la petite ville d’Arba Minch, située entre les deux lacs les plus méridionaux de la vallée du Rift éthiopien : Abaya (second plus grand d’Ethiopie) et Chamo. En chemin, découverte de la petite réserve de Senkele, créée pour protéger la plus grande concentration de bubales de swayne, antilope endémique à la région. Couvert de savane et parsemé d’acacias, ce sanctuaire en fait un endroit unique en Éthiopie où l’on peut aussi observer gazelles de Senkele, phacochères… Continuation vers Arba Minch  "les 40 sources" en amharique, bourgade paisible construite sur les flancs d’une colline et s’ouvrant sur un magnifique panorama surplombant deux lacs de la vallée du Rift. Installation pour deux nuits, dans notre lodge dominant l’escarpement.

Transfert : 5h
Hébergement : Hôtel
Repas : BLD

J4 : Vallée de l’Omo : bateau > Lac Chamo, marche > Parc national de Nechisar, marche > Pays Dorzé

Le matin, excursion en bateau sur le Chamo, lac peu profond qui abrite quantité de poissons : perches du Nil (pesant jusqu’à 120 kg), poissons-chats, poissons-tigres, tilapias... Nous le traversons jusqu’à sa rive Est et atteignons le petit Parc national de Nechisar. Balade en boucle (environ 1h-1h30) au-dessus du lac, sur un plateau recouvert de savane et de buissons épineux avec des promontoires offrant de belles vues plongeantes sur la région. A pied, nous observons avec facilité plusieurs troupeaux de zèbres de Burchell ainsi que des gazelles de Thomson et Grant. Retour en bateau jusqu’à l’embouchure de deux rivières, et observation de nombreux crocodiles (certains spécimens atteignent 5 à 6 m de long !) cohabitant tranquillement avec les hippopotames, pélicans et aigles pêcheurs. Dans l’après-midi, nous partons dans les montagnes environnantes au nord-ouest d’Arba Minch, à 2700 m d’altitude, pour rejoindre les villages des Dorzé. Autrefois guerriers redoutables, les membres de cette ethnie se sont reconvertis dans le tissage et la culture de l’ensète (ou faux bananier) dont ils font de multiples usages, de la nourriture aux habitations. Sur un terrain vallonné et arboré, belle randonnée à travers les plantations et les surprenantes huttes traditionnelles faites de bambou et de faux bananier, de forme ogivale et haute d’une dizaine de mètres. En chemin, nous profitons de plusieurs beaux panoramas sur les deux lacs d’Arba Minch et les îles en contrebas. En fin d’après-midi, retour au même hébergement.

Transfert : 2h/3h
Hébergement : Hôtel
Repas : BLD
Heures de marche : 4h
Dénivelé : -400 m

J5 : Vallée de l’Omo : Arba Minch > Jinka (Pays Ari) > Parc national Mago (Pays Mursi)

Ce matin, poursuite en 4x4 vers la petite ville de Jinka, pour découvrir une autre tribu sédentaire, les Ari, qui vivent dans une région exceptionnellement verte et fertile, permettant d’avoir des cultures diversifiées (céréales, café, fruits). Les Ari récoltent également le miel qui leur sert souvent de monnaie d’échange. Leurs maisons sont décorées de belles peintures murales réalisées par les femmes, chacune d’elles exprimant son propre style avec des motifs, matériaux ou couleurs très personnels. Dans l’après-midi, par la piste, cap vers le Parc national de Mago, situé sur les basses terres à l’Est de la rivière Omo et à l’Ouest de la Mago. Essentiellement constitué de savane, ce parc fut initialement créé en 1974 pour protéger les populations d’éléphants, de girafes et de buffles. Malgré la protection, le braconnage pratiqué par les populations indigènes est toujours présent… La faune du parc reste toutefois diversifiée (gazelles, koudous, buffles, colobes…) mais difficile à observer. Installation de notre campement en pays Mursi.

Transfert : 6h
Hébergement : Camp
Repas : BLD
Heures de marche : 1h30

J6 : Vallée de l’Omo : Mago (Pays Mursi) > marché de Key Afer > Pays Karo

Mago est célèbre pour la présence de plusieurs ethnies dont les Mursi à qui nous rendons visite aujourd’hui. Un climat torride et des pratiques guerrières caractéristiques ont préservés les Mursi de toute forme d’occupation et même de modernité. Agro-pasteurs, leur organisation sociale et rituelle combine les principes de génération, d’âge et de maison. Crâne rasé, oreilles percées, bras et thorax scarifiés, les hommes mursi arborent fièrement la kalachnikov en bandoulière. Les femmes de haut rang portent quant à elles un plateau d’argile inséré dans la lèvre inférieure, ainsi que des plateaux auriculaires (la taille du plateau labial étant proportionnelle à la dot exigée par la famille…). Afin de faciliter les échanges, nous passons du temps à leur côté (mais le contact avec cette tribu n’est pas des plus chaleureux contrairement à bien d‘autres ethnies...). Après avoir plié le camp, nous reprenons la piste de la veille. En chemin, si nous sommes un jeudi, nous assistons au marché hebdomadaire haut en couleur de Key Afer. C’est le point de rencontre de nombreuses ethnies, dont les Bana, Ari, Tsemay et Hamer, qui mettent souvent plusieurs jours à pied pour se rendre au marché pour échanger nourriture, épices, beurre, chèvres… l’occasion de se rencontrer et de palabrer ! Hommes et femmes ont un sens aiguisé de l’esthétisme et passent quotidiennement de nombreuses heures à s’embellir. Dernière étape sur une piste chaotique pour atteindre les berges ouest de la rivière Omo. Premier contact avec les habitants d’un village Karo et installation de notre campement à proximité. Les Karo, ethnie de seulement 1000 à 1500 âmes, arborent avec fierté de belles peintures corporelles…

Transfert : 5h
Hébergement : Camp
Repas : BLD

J7 : Vallée de l’Omo : Pays Karo > Pays Dassanetch, Omorate > Turmi (Pays Hamer)

Poursuite de notre périple au cœur de la vallée de l’Omo par une piste menant au gros bourg d’Omorate, en pays Dassanetch. Tout proche de la frontière kenyane, cette tribu loin du monde tire profit des terres fertiles et limoneuses du delta de la rivière Omo pour cultiver le sorgho. Cette basse vallée de l'Omo est un site préhistorique majeur, classé UNESCO, où ont été découverts de nombreux fossiles d’hominidés d'une importance essentielle pour l'étude de l'évolution humaine. Après une navigation en bateau et une balade le long de la rive est l’Omo, découverte d’un village traditionnel composé de petites huttes faites de branchages, tôles et peaux de bêtes. Tout comme les Karo, la coiffure des Dassanetch est très sophistiquée. Dans l’après-midi, nous remontons dans le Nord jusqu’à la bourgade de Turmi, fief des Hamer. Estimés à environ 40 000 individus, les Hamer sont des pasteurs semi-nomades, vivant de l’élevage et de la culture du sorgho, millet, tabac et coton. Cette ethnie croit en barjo, un principe vital qui fonde l’existence et l’harmonie de la création : barjo permet à la pluie de tomber et au sorgho de croître. Le bétail est un élément clé de la vie des Hamer où chaque garçon reçoit un nom de bovin à sa naissance. Nues jusqu’à la taille, les femmes se couvrent les hanches de peaux de vache incrustées de perles colorées et de coquillages. Elles enduisent leurs coiffures, habilement tressées, de beurre et de terre rouge. Par ailleurs, les rites traditionnels structurent l’existence des hommes Hamer. Le rite de passage le plus important est l’ukuli, symbolisant l’entrée du jeune homme dans l’âge adulte : c’est une cérémonie accompagnée de chants, danses, flagellations et "saut de vaches". En fin de journée, nous quittons à regret cette tribu chaleureuse et retrouvons le confort d’un lodge à Turmi.

Transfert : 3h
Hébergement : Lodge
Repas : BLD
Heures de marche : 2h/3h
L’ukuli est un événement imprévisible que nous ne pouvons pas garantir dans le programme ! Si une cérémonie est prévue dans un des villages environnants le J6 ou J7, le guide modifiera l’itinéraire en conséquence pour assister à ce moment fort. L’excursion à Omorate pourrait alors être compromise.

J8 : Vallée de l’Omo : Turmi > Konso, marche > Pays Konso

Ce matin, nous reprenons la piste à travers la savane broussailleuse et remontons les collines de Konso. Découverte d’une nouvelle ethnie, les Konsoagriculteurs sédentaires ayant sculpté à flanc de collines de nombreuses terrasses pour leurs cultures (millet, sorgho, coton, maïs, papaye…), avec un ingénieux système d’irrigation optimisant les eaux pluviales. Balade à travers ces villages fortifiés structurés en quartiers, avec de véritables murs d’enceinte en pierres les protégeant des animaux sauvages et coulées de boue. Les Konso sont divisés en neuf clans, possédant chacun leurs waga (ou totems funéraires en bois sculpté). Si le roi est présent, nous pourrons le rencontrer, il nous expliquera les particularités de son peuple, le conseil des sages et leurs rapports aux anciens. 

Transfert : 4h
Hébergement : Lodge
Repas : BLD
Heures de marche : 2h

J9 : Vallée de l’Omo : Konso > Yabelo > El Soda, marche > tour du cratère

Poursuite de notre aventure éthiopienne vers la ville de Yabelo. Nous sommes en territoire de la tribu Borana, nous croisons en chemin plusieurs troupeaux de dromadaires et profitons de jolis paysages montagneux parsemés d’acacias et de termitières géantes (dont certaines atteignent les 5 à 6 m de haut !). En direction du Kenya, dernière étape sur la Panafricaine pour rejoindre le village isolé d’El Soda, dominant un superbe cratère profond de 800 m. La région couverte de savanes et de grands acacias est le terrain de jeu de zèbres et de diverses gazelles : Grant, Thomson, gazelle-girafe… Installation de notre campement, au bord du cratère. Sa particularité est d’abriter un lac salin d’où sont extraites de grosses quantités de sel depuis très longtemps. Les "forçats du sel" doivent plonger dans les eaux sombres du lac saturées en iode pour remonter à la surface la précieuse marchandise. Une partie de la récolte est donnée aux animaux, une autre, affinée, est destinée à la consommation humaine. En fin de journée, randonnée autour de ce cratère boisée offrant de belles vues plongeantes depuis les crêtes.

Transfert : 6h/7h
Hébergement : Camp
Repas : BLD
Heures de marche : 2h

J10 : Cratère El Soda > Yabelo (Pays Borana) > Yergalem

Après avoir rejoint la ville de Yabelo, remontée vers le nord et lent retour à la civilisation. Nous traversons en chemin des terres ocre avec une végétation clairsemée et d’immenses termitières... S’étendant de part et d’autre de la frontière qui sépare l’Éthiopie et le Kenya, les Borana vivant ici sont des pasteurs semi-nomades. Ils se déplacent en groupe dans un périmètre bien délimité, suivant les besoins en fourrage et en eau des troupeaux de zébus qui supportent mal la chaleur torride du désert et doivent s’hydrater régulièrement aux puits jalonnant leur transhumance. Après la visite d’un village traditionnel Borana et ses cases typiques, poursuite à travers des paysages plus montagneux et luxuriant pour rejoindre Yergalem, village d’altitude (1780 m). Nous entrons en territoire Sidamo, célèbre pour être l’une des principales zones de production du café du pays. C’est l’occasion d’évoquer l’origine éthiopienne de cette plante, dont la culture s’est développée sur toute la planète. Tous les plants de café arabica du monde ont pour ancêtres les caféiers éthiopiens… Dans l’après-midi, découverte à pied de beaux villages traditionnels Sidamo, bordés de splendides euphorbes candélabres. Au-delà du café, ces terres fertiles sont propices à de nombreuses cultures : faux bananiers, ananas, papayes, mangues, khat… En fin de journée, nous profitons de notre lodge confortable situé dans un cadre enchanteur, au milieu de la forêt.

Transfert : 5h
Hébergement : Lodge
Repas : BLD
Heures de marche : 2h

J11 : Yergalem > Shashemene > Lac Ziway > Addis-Abeba

Route de retour sur la capitale Addis-Abeba en passant par Shashemene, ville abritant une surprenante communauté de rastafaris. Pour la plupart non Ethiopiens, ils se sont installés depuis des décennies sur des terres qui leur ont été cédées par l’ancien empereur Hailé Sélassié. Poursuite vers les rives du lac Ziway pour observer l’abondance des oiseaux. Arrivée à Addis-Abeba dans le courant de l’après-midi et installation dans un hôtel du centre-ville.

Transfert : 5h
Hébergement : Hôtel
Repas : BLD

J12 : Vol Addis-Abeba > Gondar, Gondar > Parc national du Simien, marche

Transfert à l’aéroport d’Addis et envol pour la petite ville de Gondar, située à 2200 m d’altitude, au nord du pays. Dès notre arrivée sur place, nous partons pour le Parc national du Simien, l’un des plus spectaculaires massifs montagneux d’Afrique, classé au Patrimoine Mondial. Souvent comparées au Grand Canyon américain, ces montagnes volcaniques de basaltes et de gneiss, constituent un relief extrêmement escarpé, fruit d’une intense érosion. Nous sommes au cœur de hauts plateaux situés à une altitude moyenne de 3300 m, où de nombreux sommets culminent à plus de 4000 m dont le Ras Dashen, 4543 m, point culminant du pays. Belle balade sans difficulté technique, entre Sankaber (3250 m) et le promontoire faisant face à la grande cascade de Jinbar. Le sentier progresse le long de l’immense escarpement, d’abord en légère montée avant d’entamer une descente en direction de la cascade. En chemin, magnifiques panoramas sur la vallée en contrebas et les sommets alentours. Parmi les espèces animales endémiques à ces hauts plateaux, nous pourrons facilement observer quelques colonies de babouins geladas… Après un dernier transfert par la piste, arrivée en fin d’après-midi dans la bourgade de Debark (3000 m), aux portes du Simien. Installation dans un hôtel très simple.

Transfert : 4h/5h
Hébergement : Hôtel simple
Repas : BLD
Heures de marche : 3h
Dénivelé : -200 m

J13 : Debark (Parc national du Simien) > Gondar

Ce matin, nous quittons les montagnes du Simien pour retourner sur Gondar. Haut-lieu de l’histoire médiévale éthiopienne, Gondar fut le siège des empereurs d’Ethiopie aux XVIIe et XVIIIe siècles. Après les invasions musulmanes, qui dévastèrent le pays au XVIe siècle, l’empereur Fasilidas établit sa capitale à Gondar. Découverte de la cité impériale avec son vaste rempart d’enceinte abritant de nombreux édifices et bâtis selon des techniques introduites par les Portugais. Certains d’entre eux sont magnifiquement conservés : le château du roi Fasilidas, première construction massive et puissante, le palais de Lyasou Ier de forme élancée… Poursuite de la visite par les Bains de Fasiladas, lieu de détente des rois de Gondar, avant de continuer sur l'église de Debre Berhan Sélassié (Lumière de la Trinité) dont l’intérieur possède de belles fresques et un magnifique plafond aux poutres finement décorées.

Transfert : 2h
Hébergement : Hôtel
Repas : BLD

J14 : Gondar > Bahar Dar > chutes du Nil Bleu, bateau > Lac Tana

Route matinale pour Bahar Dar, ville agréable située sur les rives du lac Tana, le plus grand lac de d’Éthiopie. Par la piste, nous partons d’abord vers les chutes du Nil Bleu, connues localement sous le nom de Tissisat (eau fumante). Après avoir enjambé le Nil Bleu par un vieux pont portugais (bâti au XVIe siècle), poursuite à pied le long d’un sentier jusqu’à un superbe point de vue dominant les chutes (400 m de long sur 45 m de hauteur). L’eau s’engouffre dans une profonde gorge donnant naissance à des nuages de vapeur et des arcs-en-ciel. Passage par un joli pont suspendu pour rejoindre au plus proche le pied de la cascade. Remontée par un autre sentier et retour sur l’autre rive en barque. Dans l’après-midi, excursion en bateau sur le lac abritant une trentaine d’îles et autant d’églises et de monastères. Lieu de recueillement, mais aussi refuge lors des invasions musulmanes, le lac Tana a toujours été un endroit hautement stratégique dans la région. Sur la rive ouest, accessible seulement en bateau, découverte de monastères datant du XVIe et XVIIe, disséminés au cœur d’une végétation luxuriante. Ici, toutes les églises sont bâties sur le même principe : de forme circulaire, avec des murs en torchis et de superbes peintures représentant des scènes bibliques et historiques. Dans la presqu’île de Zeghe, après une petite balade à travers caféiers sauvages et genévriers, visite de la belle église Uhra Kidane Mehret, remarquable exemple d’architecture et de peinture religieuse éthiopienne. Le prêtre qui officie en cette église est également le gardien de couronnes royales, témoignant de l’importance de ce lieu de prière depuis plusieurs siècles. Après la visite de Batra Maryam, situé un peu plus au nord, retour en bateau sur Bahar Dar.

Transfert : 5h
Hébergement : Hôtel
Repas : BLD
Heures de marche : 2h
En amont des chutes, un barrage a été construit il y a quelques années, détournant parfois une grande partie des eaux du fleuve et laissant les chutes aux trois quarts nues… L’excursion n’en reste pas moins intéressante.

J15 : Bahar Dar > Lalibela

Cap vers l’est, nous quittons aujourd’hui les rives du lac Tana et traversons de jolis paysages de montagne cultivées pour rejoindre la région de Lalibela. Nous découvrons aussi en chemin de belles maisons traditionnelles amharas, les tukuls. Dans l’après-midi, arrivée sur Lalibela, ville sainte des chrétiens d’Ethiopie, classée au Patrimoine mondial par l’UNESCO. Abritant de véritables trésors architecturaux, elle constitue aussi le lieu de pèlerinage le plus important du pays. Une belle histoire préside à son édification. Au début du XIIe siècle, dans la province de Wollo, naquit un enfant dont le destin était de devenir roi. A sa naissance, il fut entouré d’un nuage d’abeilles. Voyant dans ces abeilles les soldats qui, un jour, serviraient à ses côtés, sa mère lui donna le nom de Lalibela : "celui dont les abeilles reconnaissent la souveraineté". Devenu roi, Lalibela ordonna la construction de onze églises majestueuses, taillées dans le tuf.

Transfert : 6h
Hébergement : Hôtel
Repas : BLD

J16 : Lalibela

Journée complète pour découvrir les trésors de Lalibela ; un moment fort du voyage ! Ces églises, dont certaines sont entièrement monolithiques furent creusées du toit vers la base. Surnommé la "Jérusalem Noire", le site reproduit les lieux saints reliés par un système de galeries et de souterrains, répartis de part et d’autre d’un cours d’eau symbolisant le Jourdain. Lalibela n’a pas encore dévoilé tous ses secrets, et de nombreuses questions relatives notamment aux techniques architecturales employées occupent encore de nos jours bien des spécialistes. Le matin, visite des églises situées dans la partie nord du site : Beta Medhanialem, l’église la plus grande et la plus haute et Beta Mariam, l’église préférée du roi Lalibela qui présente des décorations et des symboles de croix latines. Poursuite avec la découverte des églises Beta Meskel, Beta Denaghel, Beta Michael et Beta Golgotha. L’après-midi est entièrement consacrée à la découverte du groupe sud. Chacune de ces églises possède sa propre histoire, enrichie de légendes puissamment ancrées dans la culture populaire. Nombreuses peintures religieuses, symboles et énigmes… Découverte de Beta Emanuel, considérée comme la plus jolie église monolithique éthiopienne, de style axoumite, Beta Merkorios, Beta Gabriel et Raphael et Beta Abba Libanos qui d’après les traditions, est une église qui fut construite en une seule nuit par la femme du roi Lalibela avec l’aide des anges... Nous achevons la visite du site avec l’église en forme de croix, la plus emblématique de la cité, Beta Ghiorghis (Saint Georges). En fin de journée, dégustation du tedj, sorte d’hydromel éthiopien.

Hébergement : Hôtel
Repas : BLD

J17 : Lalibela > Yemerhana Kristos > Mekele

Après un départ matinal, longue et belle journée de route et de piste traversant de jolis paysages de montagnes (hauts plateaux, canyons) avec des euphorbes, cactus et baobabs à basse altitude. En chemin, découverte de l’église rupestre de Yemerhana Kristos, sanctuaire remarquable par son architecture et sa décoration intérieure. Ce joyau de l’art médiéval éthiopien fut bâti aux XIe-XIIe siècles dans une grotte. En fin de journée, arrivée à Mekele, capitale de la région du Tigray et installation dans notre hôtel.

Transfert : 9h/10h
Hébergement : Hôtel
Repas : BLD
Heures de marche : 1h

J18 : Marche > massif du Gheralta

Journée alternant visites et randonnées, avec la découverte de quelques belles églises rupestres méconnues. Première région christianisée d’Éthiopie, le Tigray abrite les plus anciennes églises du pays, construites ou taillées dans le roc. C’est une contrée splendide où ces trésors sont difficilement accessibles ; de nombreuses églises se méritent après plusieurs heures de marche sur des sentiers de montagne. Dans un périmètre assez restreint, quelque 120 sanctuaires se répartissent dans les massifs montagneux du Hawzen, du Gheralta et de l'Atsbi, souvent perdus au milieu de sites naturels majestueux. lci, patrimoine religieux et beauté naturelle ne font qu’un… il faut toute l'abnégation du pèlerin pour accéder à ces merveilles ! Nous débutons la découverte du massif du Gheralta par une randonnée menant à l’église Abouna Gebre Mikael. Depuis un village, le sentier monte dans une gorge étroite nécessitant, par endroit, l’usage des mains. Du haut, la vue est magnifique sur les pitons rocheux et la plaine parsemée d’acacias. Accompagné du prêtre, nous visitons cette église troglodyte remarquablement taillée, abritant de jolies fresques aux couleurs éclatantes. Descente par le même sentier et poursuite vers une autre partie du massif après un court transfert en véhicule. Dans l’après-midi, nouvelle randonnée jusqu’à un petit plateau au sommet d'une montagne. C’est ici que se trouve Maryam Korkor, une imposante église-caverne dédiée à la Vierge, assez difficile d’accès. L’église, entièrement taillée dans la roche, est décorée de rares peintures d’influence byzantine (qui pourraient dater du XIVe siècle). Non loin de là, sur le versant Est de la paroi, découverte d’une dernière église, Daniel Korkor, accessible à partir d’une vire rocheuse très impressionnante en à-pic (mais non dangereuse). De taille réduite, c’est surtout son environnement et les belles vues plongeantes qui en font son principal intérêt. Retour par le même chemin et dernier trajet pour rejoindre notre hébergement dans le village de Hawzen ou à proximité.

Transfert : 3h
Hébergement : Hôtel ou lodge
Repas : BLD
Heures de marche : 6h
Dénivelé : +600 m
Dénivelé : -600 m

J19 : Massif du Gheralta > Ahmedila, désert du Danakil (-100 m)

Avant de rejoindre la dépression du Danakil, visite de l’église d’Abreha et Atsbeha, sans doute le monument le plus imposant de la région. Semi-monolithique, cette église impressionnante a été en partie creusée dans la falaise de grès rouge et en partie bâtie. L’intérieur, très vaste, abrite de superbes peintures murales. L’excavation de l’église par les rois jumeaux qui lui donnèrent son nom remonterait aux années 335-340. En 4x4, à partir de la bourgade de Wuckro, nous quittons les hauts plateaux éthiopiens par une piste difficile pour atteindre le village désolé d’Ahmedila, là où vivent les travailleurs du sel. Nous sommes dans l'hostile désert du Danakil à 100 mètres en dessous du niveau de la mer ; changement de décor et changement d’ambiance. Installation du bivouac à l'entrée du village (couchage sur des lits traditionnels en cordage). Selon la période, rencontre possible avec les nombreuses caravanes de dromadaires chargées de sel qui traversent le village avant de poursuivre leur lente ascension en direction des hauts plateaux du Tigray plus à l’ouest.

Transfert : 6h
Hébergement : Bivouac à la belle étoile
Repas : BLD
Pour les 3 prochains jours, la découverte des sites isolés du Dallol et du volcan Erta Ale (tous deux proches de la frontière avec Érythrée) nécessite la présence de militaires avec le groupe.

J20 : Ahmedila > Dallol > Canyon de sel > Lac Karoum > Ahmedila

A travers les pans de sel asséchés à la luminosité éclatante (lunettes de soleil totalement indispensable !), piste jusqu’au site volcanique du Dallol situé dans la dépression du Danakil, non loin de la frontière avec l'Érythrée. Situé 100 mètres sous le niveau de la mer, au milieu d'un désert de sel, il constitue l'une des régions les plus chaudes de la planète (les températures de plus de 50°C sont courantes). Cette importante zone volcanique se caractérise par une forte activité, avec l’émission continue de fumerolles. Les gaz ont dû traverser une importante couche de sel et de potasse avant de parvenir à l'air libre ; les dépôts ayant formé d'énormes concrétions jaunes, orange et ocre dont certaines de plusieurs mètres de haut. Très peu visité jusqu'à présent, le site encore intact est à couper le souffle. Avec cette palette de couleurs chatoyantes et ces vasques d’acide, ce décor a des allures totalement irréelles ! En continuant notre piste dans cette région aride de l’Afar, nous nous rendons au Canyon de sel abritant de fantastiques formations en colonnes. Retour sur Ahmedila et découverte d’immenses gisements de sel du Lac Karoum, dont certains atteignent deux kilomètres d’épaisseur. Bienvenue dans l’un des environnements les plus hostiles de la planète ! Avec un peu de chance, nous assistons aussi au découpage des briques réalisé par les Afars, qui sont ensuite chargées sur les dromadaires par les Tigréens. Retour au campement à Ahmedila pour y passer la nuit. Demain s’annonce aussi être une belle journée, nous allons découvrir le volcan-bouclier Erta Ale, site volcanique exceptionnel mais difficile d’accès….

Transfert : 2h/3h
Hébergement : Bivouac à la belle étoile
Repas : BLD
Heures de marche : 2h/3h

J21 : Ahmedila > camp de base Erta Ale, marche > Volcan Erta Ale (613 m)

A travers un terrain alternant sable et roches volcaniques, piste vers le sud pour rejoindre le célèbre Erta Ale, signifiant "montagne fumante", en langue afar. A 613 m d’altitude, il trône au milieu de l’un des déserts les plus inhospitaliers de la planète : le Danakil. La dernière portion de piste traversant un champ de lave volcanique solidifié est très chaotique. En fin d’après-midi, arrivée au camp de base d’Askoma, à 150 m d’altitude : repos et dîner tôt avant d’entreprendre notre marche nocturne. C’est au coucher du soleil, lorsque la température décline, que nous démarrons notre ascension du volcan, accompagnés de dromadaires pour le portage de l’eau, de la nourriture et du matériel pour la nuit. A la lueur de nos lampes frontales, sur un terrain sablonneux qui laisse place à des coulées de lave solidifiées parfois drapées, la montée sur les pentes sud-ouest du massif est très progressive et ne présente aucune difficulté. Après environ 3h de marche, installation du bivouac à la belle étoile au camp supérieur, situé au bord de la caldeira. Le sommet du volcan est occupé par une grande caldeira ovale de 1,8 km de diamètre, remplie par de nombreuses coulées basaltiques récentes. Cette dernière abrite également deux cratères-puits circulaires, régulièrement occupés par un ou deux lacs de lave en fusion. Au coeur de la nuit, dans une ambiance indescriptible, descente courte mais raide dans la caldeira et observation de la lave rougeoyante incandescente, de fontaines jaillissantes… A la fois attirant et "effrayant", nous sommes aux premières loges d’un spectacle naturel saisissant dans les entrailles de la terre... Ce phénomène doit sa rareté à la nécessité d’un équilibre permanent entre l’apport et la perte de chaleur, entre l’alimentation et la vidange du magma. Avec des images plein la tête, remontée rapide sur le bord de la caldeira et courte nuit en bivouac "under the stars" !

Transfert : 6h
Hébergement : Bivouac à la belle étoile
Repas : BLD
Heures de marche : 3h
Dénivelé : +450 m

J22 : Volcan Erta Ale, marche > camp de base, transfert > Mekele (2050 m)

Réveil matinal afin de profiter du lever de soleil sur le lac de lave en fusion et la caldeira de l’Erta Ale. C’est là encore un moment privilégié pour observer l’activité éruptive. Il n’est étudié que depuis 1967 du fait de sa situation particulièrement isolée. A la fraîche, nous descendons par le même sentier que la veille jusqu’au camp de base où nous attendent les 4x4, chauffeurs et cuisinier. Après un solide petit-déjeuner, long trajet par la piste : nous quittons cette dépression du Danakil pour rejoindre de nouveau les hauts plateaux du Tigray et sa capitale, Mekele. Nous retrouvons le confort d'un hôtel après 3 jours plus sommaires !

Transfert : 7h
Hébergement : Hôtel
Repas : BLD
Heures de marche : 3h
Dénivelé : -450 m

J23 : Vol Mekele > Addis-Abeba, Addis-Abeba, vol de retour

Vol matinal sur Addis-Abeba. Transfert à l’hôtel et mise à disposition d’une chambre d’hôtel pour la journée. Temps libre et repos, derniers achats dans la capitale. Selon l’horaire du vol retour, dîner d’adieu avec spectacle de danses et musiques traditionnelles avant un transfert à l’aéroport pour le vol sur Paris.

Repas : BLD

J24 : Arrivée à Paris

Les temps de marche indiqués ne tiennent pas compte des pauses. Ils sont bien sûr indicatifs et peuvent varier d'un participant à un autre ou selon les conditions climatiques.

Les temps de transfert indiqués ne tiennent pas compte des pauses ni des aléas inhérents à tout voyage d'aventure (dégradation de routes, pannes, travaux, trafic...). Ils sont bien sûr donnés à titre indicatifs et peuvent être supérieurs.