Cimes d'Equateur
Équateur EC 401 Trekking avec sommet glaciaire

Ascension des 3 plus hauts sommets d'Equateur Cotopaxi, Chimborazo, Cayambe

17 jours - 9 jours de marche 4 à 12 pers. Très soutenu 17/20 Voir les avis voyageurs
Carte 1 du circuit

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  • Itinéraire ameriques
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Sur les traces d’Edward Whymper… un voyage à la conquête des trois plus hauts sommets d'Equateur ! Nous débutons par le Cayambe (5790 m), sommet esthétique et rarement fréquenté puis vient le majestueux Cotopaxi (5897 m), volcan aux formes parfaites avant de finir par le plus haut, le Chimborazo (6310 m). Ces ascensions sont sans difficultés techniques majeures. Avec une bonne acclimatation et une école de neige et glace, toutes les chances sont de votre côté !

Points forts

• Cotopaxi, Chimborazo, Cayambe, l’ascension des 3 plus hauts sommets d’Equateur
• Une bonne acclimatation avec l’ascension de 3 volcans non glaciaires
• Une excellente préparation technique avec une école neige et glace
• Une découverte complète du pays : Banos, Otavalo, Quito...

Les plus Tirawa

• Un voyage tout compris (pension complète, entrée des sites : 90 €)
• Aucune nuit sous tente pour une parfaite récupération

Niveau

Très soutenu 17/20 Voir le tableau des niveaux  Une excellente forme physique et une expérience préalable de l’alpinisme sont nécessaires car ce voyage d'alpinisme est éprouvant. Côtés PD (Peu difficile), les 3 sommets sont techniquement abordables (pentes à 25/35° en moyenne) avec quelques passages plus raides (jusqu’à 50°). Par son altitude et la longueur d’ascension, le Chimborazo est le plus difficile. Comme toujours en haute montagne, il faut être capable d'endurer des conditions climatiques changeantes et difficiles (froid et vent). La difficulté peut varier en fonction des conditions de neige (présence de glace, pénitents…).

J1 : Vol Paris > Quito (2800 m)

Vol au départ de Paris pour Quito. Arrivée en fin d’après-midi dans la capitale équatorienne. Accueil à l'aéroport par notre guide francophone et transfert à l'hôtel.

Hébergement : Hôtel
Repas : D

J2 : Quito > Cotacachi (2450 m)

Encadrée de volcans, s’étirant dans une vallée fertile, Quito jouit d’une magnifique situation géographique. Ville indienne puis extension la plus septentrionale de l’empire inca, elle fut détruite par les Incas pour ne pas tomber aux mains des conquistadors espagnols. Nous consacrons la matinée à sa visite et déambulons dans son quartier historique, premier du continent américain à avoir été déclaré Patrimoine Culturel de l’Humanité par l’UNESCO en 1978. Quito offre à ses visiteurs les souvenirs de l'époque coloniale : place de l’indépendance, cathédrale, église San Francisco, église de la Compagnie de Jésus (le joyau baroque de la ville), palais Présidentiel avec ses gardes en uniforme du XIXe siècle ... Montée au Panecillo, une butte dominant la ville pour profiter d'un vaste panorama sur les toits de la cité. L’après-midi, nous partons pour la communauté indienne de Cotacachi. Un membre de celle-ci nous accueille et nous la fait découvrir. Courte balade autour du village pour profiter d’une belle vue sur les volcans. Ceux qui le souhaitent pourront rassembler les troupeaux de vaches du village ou participer à la préparation du repas. Nous serons répartis entre plusieurs familles et le dîner sera l’occasion de parler de leur vie quotidienne.

Transfert : 3h
Hébergement : Chez l’habitant
Repas : BLD
Heures de marche : 2h/3h

J3 : Balade > Lagune Cuicocha (3060 m). Marché d’Otavalo (2800 m)

Ce matin, nous rejoignons la lagune Cuicocha, à 3060 m d’altitude. Son nom « lac du cochon d’Inde » fait référence aux deux îlots arrondis qui se trouvent au milieu de la lagune et semblent blottis l’un contre l’autre. Première marche d’acclimatation autour du cratère que la nature a transformé en lagune ; l’occasion de découvrir une multitude de plantes andines et d’orchidées.  Nous sommes au pied du volcan Cotacachi. Le paysage est ouvert et, par temps dégagé, la vue porte sur le volcan Imbabura et les cimes glaciaires du Cayambe et du Cotopaxi, nos futurs objectifs. Départ pour Otavalo et visite du marché indigène le plus célèbre d’Équateur. Déambulation à travers les étals du marché qui se tient sur la Plaza de los ponchos, l'occasion de faire quelques emplettes. C’est un lieu de rencontres privilégié, très coloré où l’on trouve de magnifiques tissages, des chapeaux, des vanneries, des hamacs ... Nous y croisons aussi les Otavalenos, un peuple indigène prospère et organisé qui sert de modèle à toutes les communautés andines. Ils portent avec fierté de magnifiques costumes : les femmes s’habillent de blouses blanches brodées de fleurs, se couvrent les cheveux d’un foulard et se parent de colliers de perles dorées ; les hommes eux, ont les cheveux tressés en une longue natte, sont vêtus d’un impeccable poncho bleu nuit et portent aux pieds des sandales de toile blanche proches de nos espadrilles.

Transfert : 1h
Hébergement : Hôtel
Repas : BLD
Heures de marche : 3h/4h
Dénivelé : +400 m
Dénivelé : -400 m

J4 : Ascension > Fuya Fuya (4294 m). Route > La Esperanza (2700 m)

Départ matinal vers la lagune de Mojanda, un immense lac de cratère, point de départ de l’ascension du volcan Fuya Fuya. Après un début en douceur, la pente s’accentue pour gagner un col séparant les 2 sommets du volcan. Nous marchons au cœur du paramo andin, cette végétation rase d’altitude parsemée d’ichu, la paille andine. Encore quelques pas sur la crête et nous atteignons le sommet de notre 1er volcan. Par temps dégagé, vue magnifique sur les sommets de l’Allée des Volcans ainsi nommée par le célèbre savant et explorateur Alexander Von Humboldt. Près de nous, nous contemplons le Chiles, le Cotacachi, le Cayambe tandis que dans le lointain le Cotopaxi et les Illinizas flottent au-dessus de la ligne d’horizon.  L'après-midi, nous rejoignons le petit village indien de La Esperanza, sur le versant est du volcan Imbaburra. Nous passons la nuit dans une auberge rurale, simple mais charmante avec ses chambres ouvrant sur un jardin fleuri.
 

Transfert : 1h
Hébergement : Auberge
Repas : BLD
Heures de marche : 4h/5h
Dénivelé : +570 m
Dénivelé : -570 m

J5 : Ascension a/r > Volcan Imbabura (4630 m)

Une jolie route pavée, à travers champs et villages indiens, nous mène au point de départ de l’ascension du Taita Imbabura, « le père Imbabura » (4630 m). La montée, longue et plus soutenue que celle du Fuya Fuya, se fait par son flanc Est. Nous suivons un chemin qui se faufile entre deux vallées puis longe le bord d’une gorge profonde. Par-delà un bois de quenuals, l’arbre endémique des Andes qui pousse à plus de 4000 m d’altitude, le volcan impose sa présence. Nous marchons face au cratère éclaté. La pente s’accentue jusqu’à atteindre un collet 150 mètres sous le sommet. Le final rocheux demande d’utiliser les mains. Du bord de la caldeira, vaste panorama sur les volcans des alentours. Redescente par le même chemin et retour à notre auberge.

Transfert : 2h
Hébergement : Auberge
Repas : BLD
Heures de marche : 7h/8h
Dénivelé : +1220 m
Dénivelé : -1220 m

J6 : La Esperanza > Refuge de Cayambe (4570 m)

Après quelques jours d’acclimatation, voici venu le moment d’approcher notre premier sommet glaciaire, le Cayambe. Avec une altitude de 5790 m, il s’agit du troisième plus haut sommet d’Equateur. Il a la particularité d’être le plus haut point du monde traversé par la ligne de l’Equateur à 4600 m d’altitude. Après le village de Cayambe, une piste magnifique n’en finit pas de monter vers le refuge du Cayambe.  Quelques fermes isolées, des pâturages et des champs cultivés entourent le volcan convoité. Il n’est pas rare d’apercevoir des venados (cerf des Andes) dans ces lieux isolés. Nous finirons certainement à pied, l’état de la piste se dégradant sur la fin. Installation dans un refuge spacieux et peu fréquenté. L’après-midi, rappel des techniques d’alpinisme avec notre guide de montagne : techniques d’encordement et de nœuds, confection d’un relais, explications sur le matériel… En fonction de la météo, nous ferons un petit tour sur le glacier pour des exercices d’application.

Transfert : 3h
Hébergement : Refuge
Repas : BLD
Heures de marche : 2h/3h
Dénivelé : +300 m

J7 : Ecole de neige et glace sur le glacier du Cayambe (4800 m)

Cette journée a trois objectifs : parfaire notre acclimatation en passant une journée complète entre 4600 et 4900 m d’altitude, revoir les techniques d’alpinisme pour aborder sereinement l’ascension du lendemain et se reposer avant les efforts futurs. En compagnie de notre guide de montagne, nous montons sur le glacier pour des exercices pratiques : techniques de cramponnage, utilisation du piolet, marche sur des pentes d’inclinaison variable, enrayage d’une glissade ... Retour au refuge dans l’après-midi où nous rencontrons notre (nos) guide(s) de montagne additionnel(s). Après le dîner préparé par nos guides, nous nous couchons tôt car dans quelques heures il faudra se lever !

 

Hébergement : Refuge
Repas : BLD
Heures de marche : 2h/3h
Dénivelé : +300 m
Dénivelé : -300 m
Pour toutes les ascensions glaciaires, nous formons des cordées de 3 (2 participants + 1 guide de montagne).

J8 : Ascension a/r > Cayambe (5790 m), route > Rumipamba (3100 m)

La conquête des hauts sommets d’Equateur se rattache à la grande histoire alpine. Après une moisson de premières dans les Alpes, l’alpiniste anglais Edward Whymper passe 6 mois en Equateur pour étudier le mal aigu des montagnes et les effets d'une pression atmosphérique réduite sur le corps humain. Avec son guide Jean-Antoine Carrel, il déflore de nombreux sommets glaciaires, dont le Cayambe le 4 avril 1880. Son livre «Voyages dans les Grandes Andes de l'Équateur» révèle au monde ces montagnes nimbées de mystère.
Départ du refuge à 1h du matin avec une pensée pour nos glorieux aînés lorsqu’en pleine nuit nous empruntons leur voie d’ascension. Au-dessus du refuge, un sentier remonte la croupe jusqu’au glacier vers 4900 m d’altitude. Il est temps de s’équiper et de s’encorder 2 par 2 avec nos guides. Face à nous l’itinéraire se dévoile. Nous remontons les pentes débonnaires d’un vaste pan glaciaire en visant une barre rocheuse, au nord du sommet. Comme une ultime défense, juste sous le sommet une partie plus raide et délicate se présente. Séracs et crevasses se font plus nombreux, nous obligeant à des circonvolutions. Arriver sur un sommet est toujours une grande joie. Le Cayambe est peu fréquenté et il est probable que nous soyons seuls pour contempler un vaste panorama s’étendant des Andes aux Cordillères tropicales. Redescente par le même chemin. Sur la croupe qui nous ramène au refuge, nous profitons d’une vue plongeante sur la langue glaciaire. Sous les tropiques, la chaleur arrive vite et la transformation de la neige est rapide. Pour une ascension en toute sécurité, il nous faut quitter le glacier au plus tard à 10h du matin. Petite collation au refuge et c’est le retour dans la vallée. Cap au sud jusqu’au village de Rumipamba. Nous passons la nuit dans une sympathique auberge de montagne, près de l’entrée du parc national Cotopaxi.

 

Transfert : 3h30
Hébergement : Auberge
Repas : BLD
Heures de marche : 6h/8h
Dénivelé : +1190 m
Dénivelé : -1190 m
L'ascension est cotée PD (Peu difficile). Elle ne présente pas de difficultés techniques et se déroule en grande partie sur des pentes douces et régulières (25° en moyenne), peu crevassées. Seule la partie finale est plus soutenue (pente à 40° maximum) et labyrinthique selon l’état des crevasses et séracs. Certaines années, une large crevasse empêche d’atteindre le sommet.

J9 : Balade > Cascades Río Pita, route > El Chaupi (3350 m)

Agréable randonnée sur les bords de la rivière Pita qui prend sa source au pied des volcans Cotopaxi et Sincholagua. Nous atteignons une belle cascade de 60 mètres, visitée par les chamans, les sorciers, lors des solstices. La marche est ludique car en chemin, nous empruntons des ponts suspendus au milieu de la forêt tropicale et du paramo andin, cette végétation rase d’altitude. De retour au véhicule, nous poursuivons notre route, toujours plus au sud, vers le village El Chaupi, au pied des volcans Illiniza.

Transfert : 2h
Hébergement : Auberge
Repas : BLD
Heures de marche : 4h

J10 : Ascension a/r > Illiniza Norte (5116 m). Route > Lasso (3120 m)

Pour la première fois du voyage, nous faisons l’ascension d’un volcan de la Cordillère Occidentale. Lever matinal et court trajet jusqu’au lieu-dit  La Virgen, point de départ de l’ascension à 3950m. Nous embrassons du regard les 2 sommets des Illiniza avec la pointe Sud (5305 m) qui offre des parcours glaciaires techniques et le sommet Nord (5016 m), notre objectif du jour, qui relève de la randonnée alpine. Pour une fois, le sentier démarre paisiblement. Après la traversée d’un bosquet de quenuals, bel arbre endémique des Andes au tronc noueux et à l'écorce rougeoyante, nous gagnons le pied d’une moraine. La pente s’accentue et par moments le sol sableux rend la progression difficile. Au sommet de la moraine, nous dépassons un refuge qui sert d’abri pour les alpinistes tentant la pointe Sud. Le chemin poursuit à plat vers le large col séparant les 2 sommets des Illiniza. A partir de là, l’ascension se corse et il convient d’évoluer avec prudence. En suivant un étroit chemin, une longue traversée ascendante, coupant des pentes raides, permet de gagner l’arête. Nous touchons au but. Le final est rocheux et il faut nous aider des mains pour progresser et surmonter des empilements de blocs. Un dernier pas délicat et c’est le sommet. Près de nous, nous contemplons la face glaciaire de l’Illiniza Sud égayée par l’œil turquoise d’une lagune. Face à nous, le Cotopaxi règne sur l’horizon. C’est le moment de détailler ses pentes puisque dans 2 jours nous tenterons son ascension. Nous avons 2 options pour la descente : retour par le même chemin ou, si tout le monde est à l’aise sur les pierriers, descente directe via le versant Nord. Cette dernière option présente l’avantage de faire une boucle, d’éviter de désescalader le pas délicat et profiter d’une descente ludique et rapide du gigantesque pierrier de la face nord. La roche est si fine qu’on croirait évoluer sur une pente sablonneuse. De retour au véhicule, nous rejoignons la célèbre Panaméricaine que nous suivons jusqu’à Lasso.

Transfert : 1h30
Hébergement : Auberge
Repas : BLD
Heures de marche : 6h/7h
Dénivelé : +1170 m
Dénivelé : -1170 m

J11 : Route > PN Cotopaxi. Trek > Refuge du Cotopaxi (4800 m)

Départ pour le magnifique Parc national du Cotopaxi. En quechua, Cotopaxi signifie poétiquement le « cou de la lune ». Il s’agit du second sommet d’Équateur après le Chimborazo et c’est le volcan actif le plus haut du monde. La pureté de ses lignes et son aspect majestueux en ont fait l’emblème du pays. La route traverse des forêts de pins avant de laisser place en altitude, à l’herbe rase dans un paysage dégagé où rien n’arrête le regard. Nous quittons notre véhicule au bout de la piste, à 4600 m d’altitude. Rencontre avec notre équipe de guides de montagne. Répartition des affaires collectives et montée à pied au refuge du Cotopaxi à 4800 m. Randonnée agréable et facile sur un large chemin tracé dans la cendre volcanique. Installation dans le refuge. Le Cotopaxi est l’ascension la plus populaire d’Equateur alors nous ne serons pas seuls ce soir et demain, une bonne trace nous aidera dans notre tentative d’ascension ! L’après-midi, si le climat le permet, excursion jusqu’au glacier à 5000 m, histoire de repérer le chemin du lendemain. Après le dîner préparé par nos guides, extinction des feux car la nuit promet d’être courte.

Transfert : 0h30
Hébergement : Refuge
Repas : BLD
Heures de marche : 2h
Dénivelé : +220 m
Après cent trente-huit ans de sommeil, le Cotopaxi est entré en éruption le 14 août 2015. Depuis, son ascension est interdite par les autorités. Elle est jusqu'à nouvel ordre remplacée par la très belle ascension glaciaire de l'Antisana (5758 m). Voir les détails de cette ascension dans la rubrique "Remarques particulières" des infos pratiques.

J12 : Ascension a/r > Cotopaxi (5897 m). Route > Baños (1810 m)

Pour une fois, Whimper a dû laisser la première à un savant allemand, Wilhelm Reis, qui 10 ans avant lui, en 1872 fut le 1er homme au sommet de ce volcan.  Mais Whymper peut se consoler car  aujourd’hui encore, c’est globalement sa voie que nous empruntons. Réveil à minuit, petit déjeuner, puis il est temps de partir. Courte marche jusqu’au glacier où nous nous équipons. C’est parti pour une longue ascension glaciaire, sans difficultés majeures. La trace est généralement bien marquée. Les pentes sont de 30° en moyenne, avec de courts passages jusqu’à 40°. Il faut se caler sur le pas du guide, qui semble si lent au départ et si rapide quelques heures plus tard alors que sa vitesse n’a pas variée ! Il est essentiel est de trouver son rythme, de marcher à l’économie, de bien boire et de s’alimenter. Au lever du jour, nous dominons les 2 sommets des Illiniza. La montée se poursuit, toujours sur le versant Nord du volcan et nous profitons de beaux paysages glaciaires. Un dernier effort et c’est la délivrance : sommet à presque 6000 m d’altitude ! Le froid est coupant mais quel bonheur d’être là ! Par temps dégagé, on aperçoit tous les volcans d’Equateur, du Cayambe au nord jusqu’au Sangay à l’extrême sud. Tout près, la gueule béante du magnifique cratère sommital. Selon notre heure d’arrivée au sommet, nous pouvons assister au spectacle de l’ombre portée du cône du Cotopaxi sur les brumes du versant Pacifique. Redescente avant que la neige ne transforme trop, pique-nique bien mérité au refuge et poursuite jusqu'au véhicule. Départ pour Baños, une agréable ville thermale. Changement radical d’ambiance et de climat ! Pour la première fois, nous quittons les Andes pour nous retrouver à basse altitude, au cœur d’une végétation verdoyante, tropicale où une douce et agréable chaleur nous envahit… Quoi de mieux pour se remettre de nos efforts que de se relaxer dans les sources d’eaux chaudes de la ville (option payable sur place, environ 4 usd).

Transfert : 3h
Hébergement : Hôtel
Repas : BLD
Heures de marche : 6h/8h
Dénivelé : +1090 m
Dénivelé : -1290 m
Comme le Cayambe, l'ascension du Cotopaxi est cotée PD (Peu difficile). Elle se déroule sur des pentes plus soutenues (en moyenne 30/35°) et régulières en suivant une trace généralement bien marquée. Dans la partie final, quelques courts passages sont plus raides (40°/45°).

J13 : Baños (1810 m)

Ce matin, excursion au canyon du río Pastaza. Nous empruntons l’une des plus belles routes du pays, la Route des cascades, qui rejoint l’Amazonie après avoir longé le canyon. Partout des chutes d’eau jaillissent de la montagne. Premier arrêt pour emprunter un tarabita, la curiosité locale. Il s’agit d’une nacelle qui permet de traverser d’un bord à l’autre du canyon. Nous flottons au-dessus des eaux grondantes de la rivière. Pour nous, c’est aussi l’occasion d’admirer de près la cascade Manto de la Novia, le voile de la mariée ! Courte randonnée à travers la forêt tropicale pour atteindre l’impressionnante cascade de Pailón del Diablo, littéralement le « chaudron du diable ».  Retour à Baños et découverte de cette tranquille station thermale située au pied du Tungurahua (5016 m). Ce volcan extrêmement actif oblige souvent les habitants à quitter leurs maisons quelques jours le temps qu’il se calme. Petit tour en ville pour visiter la basilique réputée dans tout le pays pour sa vierge miraculeuse. De nombreux tableaux évoquent d’ailleurs ses miracles. Baños, en plus de ses délicieux jus de canne à sucre, est réputée pour ses fabriques de caramels mous que des artisans, sur le pas de porte de leur boutique, étirent et remettent sans fin sur une pièce en bois. Pour finir, nous rejoignons un mirador pour profiter d’une vue panoramique sur la ville et ses environs.

Transfert : 2h
Hébergement : Hôtel
Repas : BLD
Heures de marche : 2h
Dénivelé : +200 m

J14 : Baños > Parc National Chimborazo (4800 m). Trek > refuge Whymper (5000 m)

Il est temps de quitter la douceur tropicale pour retrouver l’âpreté des Andes. Il nous reste un sommet à gravir et c’est le plus haut de tous, le Chimborazo (6310 m). Nous l’approchons en véhicule par son versant Nord, remarquable par ses puissantes langues glaciaires. Entrée dans le Parc national du Chimborazo par la route de Guaranda. Traversée de l'Arenal, zone sablonneuse et lunaire, couverte de plantes endémiques et parcourue par des hardes de graciles et farouches vigognes. Camélidé, tout comme ses cousins lamas et alpacas, la vigogne est la seule espèce sauvage. Son poil extrêmement doux servait à confectionner les manteaux des empereurs incas. Nous quittons notre véhicule à 4800 m. Répartition du matériel et marche facile vers le refuge Whymper, le plus haut du monde, à 5000 m d’altitude. En chemin, vue spectaculaire sur le Chimborazo qui a la particularité d’être le sommet le plus éloigné du centre de la terre. Les glaciers coulent sur un socle de roches violacées. Du refuge, nous admirons les aiguilles Whymper que longeait la voie historique d’ascension. Soumise au risque de chutes de pierre, elle n’est plus empruntée de nos jours.

Transfert : 3h
Hébergement : Refuge
Repas : BLD
Heures de marche : 1h
Dénivelé : +200 m

J15 : Ascension a/r > Chimborazo (6310 m). Route > Quito (2800 m)

L’ascension du plus haut sommet d’Equateur clôture notre voyage sur les cimes du pays. Techniquement, elle n’est pas plus difficile que les précédentes. Par contre, elle est plus longue, plus haute en altitude et oblige à une courte mais éreintante remontée sur le chemin du retour à plus de 6000 m. En un mot, elle est plus exigeante. Comme à chaque fois, nous quittons le refuge aux alentours de minuit. Un départ facile permet de réveiller les muscles. Après un plateau en gravillons et la traversée d’un ruisseau, nous prenons de l’altitude en suivant un chemin de terre et de glace. Il se dirige vers un imposant rocher carré nommé El castillo, le château. Selon les conditions, nous chaussons les crampons entre 5000 et 5200 m. Nous atteignons un col séparant la face Ouest de la face Nord-Ouest. La suite est évidente, la trace remonte la raide croupe ouest jusqu’au dôme Veintimilla à 6218 m. Il faut trouver son rythme et faire preuve de patience sur cette longue montée soutenue. La plupart des cordées s’arrête au dôme Veintimilla, vaincues par la fatigue et l’altitude. Le véritable sommet est juste en face de nous mais pour l’atteindre il faut d’abord descendre, traverser un vaste plateau avant une ultime montée de 80 m. Cela semble dérisoire mais à cette altitude l’effort peut devenir insurmontable. Enfin, nous atteignons le dôme Whimper, point culminant de cette énorme montagne. Quelle surprise de constater que le sommet arrondi vu de loin n’est en réalité qu’un vaste plateau neigeux. Une dernière fois, nous profitons d’un large tour d’horizon sur les volcans des Andes notamment l’Altar et le Cotopaxi. Descente par le même chemin. La partie neigeuse est rapidement avalée. En dessous d’ El castillo, il faut faire attention aux chutes de pierre, fréquentes avec le dégel. Pause au refuge pour se reposer et pique-niquer puis nous retrouvons notre véhicule. Retour sur Quito dans l’après-midi et installation à l’hôtel. Après une bonne douche, dernier dîner tous ensemble pour finir en beauté cette expédition andine.

Transfert : 4h
Hébergement : Hôtel
Repas : BLD
Heures de marche : 8h/9h
Dénivelé : +1310 m
Dénivelé : -1510 m

J16 : Quito, vol de retour

En fonction des horaires du vol retour, temps libre dans la capitale équatorienne. Transfert à l’aéroport et vol de retour.

Repas : B

J17 : Arrivée à Paris

Les temps de marche indiqués ne tiennent pas compte des pauses. Ils sont bien sûr indicatifs et peuvent varier d'un participant à un autre ou selon les conditions climatiques.

Les temps de transfert indiqués ne tiennent pas compte des pauses ni des aléas inhérents à tout voyage d'aventure (dégradation de routes, pannes, travaux, trafic...). Ils sont bien sûr donnés à titre indicatifs et peuvent être supérieurs.