Cordillères Secrètes
Bolivie BO 303 Trekking

Trekking et randonnée en Bolivie dans le massif de l'Illimani et la cordillère Quimsa Cruz

17 jours - 11 jours de marche 4 à 12 pers. Soutenu 14/20 Voir les avis voyageurs
Carte 1 du circuit

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  • Itinéraire ameriques
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Après une acclimatation soignée sur les îles du lac Titicaca, embarquez pour deux treks inédits et spectaculaires. Dans le puissant massif de l’Illimani, randonnez au plus près des glaciers jusqu’à l’incroyable « nid du condor ». Cap au Sud et l’ultime cordillère glaciaire de Bolivie, pour une traversée du massif de Quimsa Cruz. Si vous êtes en quête de nouvelles terres de trek, ce voyage est taillé pour vous !

Points forts

• Un trek spectaculaire au pied de l'Illimani
• Une traversée intégrale et totalement inédite de la Cordillère Quimsa Cruz
• Le « nid du Condor », plate-forme entourée par les glaciers de l'Illimani
• Une exclusivité Tirawa, fruit de minutieuses reconnaissances
• Une acclimatation toute en douceur autour du Lac Titicaca et sur l'île du Soleil

Les plus Tirawa

• Un voyage tout compris (pension complète, entrée des sites)
• Un caisson hyperbare

Niveau

Soutenu 14/20 Voir le tableau des niveaux  Voyage court mais intense. 11 jours de marche avec 2 randonnées d’acclimatation suivies de 2 treks soutenus de 4 et 5 jours. Eloignement, exposition au froid, nombreuses nuits en haute altitude (8 au-dessus de 4000 m) font de ce voyage un itinéraire d’envergure réservé aux trekkeurs confirmés.

J1 : Vol au départ de Paris

J2 : Arrivée > La Paz (3600 m)

Arrivée sur l’Altiplano à plus de 4000 m d’altitude ! Notre guide francophone nous accueille à l’aéroport. Un peu « essoufflés », nous prenons la direction de La Paz, capitale la plus haute du monde. Dominée par le géant enneigé Nevado Illimani (6 400 m), située dans un cirque de toute beauté, la ville s’étend sur plus de 600 m de dénivelé. Arrêt pour profiter d’un magnifique point de vue : les quartiers pauvres tapissent les pentes de leurs maisons de briques tandis que le centre colonial et les gratte-ciels occupent le fond de vallée. Installation à l’hôtel dans les quartiers coloniaux au bas de la ville à 3 600 m. Fin de matinée libre pour s’acclimater et se reposer. L’après-midi, nous partons à pied de l’hôtel pour découvrir la ville qui possède un charme à nul autre pareil. Joyeusement animée, mêlant architecture coloniale et gratte-ciels, son emblème pourrait être la cholita, femme aymara à la jupe bouffante colorée et son chapeau melon. Notre découverte démarre dans la calle Sagarnaga, surnommée la rue des Sorcières ! A côté des boutiques d’artisanat, de curieux étals exhibent plantes, remèdes de grand-mère et produits censés attirer la bienveillance des esprits aymara (comme des fœtus de lama desséché). Sur la place San Francisco, nous visitons l’église San Francisco, joyau de l’art baroque. Nous poursuivons en téléphérique, façon originale de parcourir la ville et de profiter d’incomparables panoramas sur la cité et les géants de la Cordillère Royale, Huayna Potosi, Mururata et Illimani. Par la rue Jaen, une artère coloniale parfaitement restaurée, nous gagnons la place Murillo, bordée par le palais présidentiel et le Congrès. Retour à l’hôtel avant de dîner en ville.

Hébergement : Hôtel
Repas : LD
Heures de marche : 2h
Dénivelé : +200 m
Dénivelé : -200 m
Selon les rotations aériennes, arrivée possible en fin de journée. Dans ce cas, visite rapide de La Paz dans l'après-midi du jour 9.

J3 : Lac Titicaca, trek > Yampupata, bateau > Ile du Soleil (3800m)

Départ en véhicule privé pour Copacabana, idéalement situé sur les rives du majestueux lac Titicaca. Au cours du trajet, découverte des premiers paysages de l'altiplano et de la cordillère enneigée. Visite rapide du village (cathédrale, marché indien) réputé à travers toute la Bolivie pour abriter la vierge "morena" (métisse), célébrée chaque année le 5 août et … pour avoir donné son nom à la célèbre plage brésilienne, (mais ceci est une autre histoire !). Bateau pour la grotte de Lourdes, une fois débarqués, nous démarrons une splendide randonnée à travers la presqu’île de Yampupata. Le sentier emprunte par endroits un ancien chemin inca pavé. A d’autres moments, il évolue sur les crêtes ; la vue se dégage sur le lac, les îles et les villages indiens bordés de terrasses cultivées. Si l'on a le temps, passage au village perdu de Zampaya. Descente au bord du lac Titicaca. Un saut de puce en bateau et nous sommes sur le site de Pilkokaina sur l’île du Soleil ; visite de cet ancien palais inca qui accueillait l'Inca Yupanqui lors de ses pèlerinages au Rocher sacré. Situé sur la ligne de crête, la montée au village de Yumani emprunte un escalier inca ; à mi-pente, nous découvrons la fontaine qui abreuve depuis plus de cinq siècles les habitants du village. Les trois sources symbolisent les lois incas fondamentales, à savoir "tu ne voleras pas, tu ne mentiras pas, tu ne seras pas paresseux". Installation pour la nuit dans une auberge gérée par une famille indienne.

Transfert : 3h30
Hébergement : Auberge simple (confort sommaire)
Repas : BLD
Heures de marche : 4h/5h
Dénivelé : +470 m
Dénivelé : -290 m
Il faut compter 2h30 de bateau au total soit 1h30 pour la grotte de Lourdes et 1h pour atteindre l'île du Soleil.

J4 : Trek > Ile du Soleil (3800 m), retour > La Paz (3600 m)

Départ pour une splendide randonnée, plein nord, sur les crêtes vallonnées de l'île. Nous suivons un large chemin pavé et restauré avec soin. Très belles vues en chemin sur les terrasses cultivées, les îles du lac, les hameaux et villages blottis dans des creux de terrain avec, en toile de fond, les cimes enneigées de la Cordillère Royale. Arrivée à Chincana, site très important à l'époque Inca. A l’extrême Nord de l’île, le temple de Chincana abritait les nustas, les fameuses vierges de l'Inca. Surtout, des pèlerins de tout l'Empire se réunissaient ici pour adorer une pierre sacrée, toujours visible aujourd'hui. Descente au bord de l'eau, au village de Challapampa. Il flotte comme un air de Méditerranée... Retour en bateau à Copacabana puis par la route à La Paz.

Transfert : 3h30
Hébergement : Hôtel
Repas : BLD
Heures de marche : 4h/5h
Dénivelé : +250 m
Dénivelé : -400 m
Il faut compter 2h/2h30 de bateau.

Depuis l'été 2017, les communautés indiennes de l’île sont en conflit et ne laissent plus passer les voyageurs sur la partie nord de l’île. Si ces problèmes perdurent, nous marcherons dans la partie sud de l'île du Soleil, entre Yumani et Pilko Kaina, avant d'aller nous balader sur l’île de la Lune.

J5 : La Paz > Tutural Pampa (4250 m), trek a/r > Mururata (4905 m)

Tôt ce matin, nous quittons La Paz par le Sud, longeant de belles cheminées de fée avant de rapidement nous engager sur une piste. Pause au col Pacuani (4540 m) pour profiter de la vue sur le versant Nord de l’Illimani. Courte descente vers le village de Tutural Pampa, idéalement situé entre le Mururata (5870 m) et l’Illimani (6432 m), deux montagnes emblématiques de La Paz que l’on voit dès la sortie de l’aéroport. Nous sommes dans la partie Sud de la Cordillère Royale, là où la succession des sommets s’interrompt. Le Mururata et l’Illimani sont si imposants qu’ils forment des massifs à part entière, bien individualisés du reste de la chaîne. Très belle, cette partie de la Cordillère est pourtant restée sauvage, il est probable que vous soyez seuls sur les chemins, à profiter de la beauté des lieux. Nous partons de la vallée Khuchuchani où les habitants ont l’habitude de venir préparer les chunos et tunta, fameuses pommes de terre déshydratées qui se conservent des années. Début de notre randonnée du jour avec  une pente soutenue pour gagner un plateau herbeux (4500 m). Par temps dégagé, vue sur la Cordillère Quimsa Cruz dans le lointain. Nouvelle montée pour rejoindre la crête (4750 m) et passage sur l’autre versant. Nous surplombons désormais une étroite vallée avec un chapelet de lagunes de couleurs différentes et un ruisseau tout en circonvolutions. La suite est splendide et aérienne, nous marchons en plein ciel, loin au-dessus de la vallée, suivant un sentier qui traverse à flanc tout le vallon pour atteindre l’immense lagune Arkiata Quta (4905 m). Elle se dérobe au regard jusqu’au dernier moment et la face Sud du Mururata se reflète dans ses eaux. Le sommet aplati du Mururata a donné naissance à une belle légende. Il aurait perdu sa tête à la suite d’une bagarre avec son voisin du sud. Tranchée d’un coup vif, sa tête aurait voltigée dans le ciel pour se ficher dans la poussière de l’Altiplano, très loin à l’ouest, et donner naissance au Sajama (6542 m), le plus haut sommet du pays. Retour par le même chemin, face à l’imposante barrière glaciaire de l’Illimani que nous approcherons demain. Nous installons notre camp (4360 m) dans un creux de vallon, au bord d’un ruisseau fréquenté par les lamas et alpagas qui viennent brouter son herbe tendre.

Transfert : 3h30
Hébergement : Camp
Repas : BLD
Heures de marche : 5h
Dénivelé : +650 m
Dénivelé : -650 m
Selon la forme et l'acclimatation, la randonnée s'achèvera sur la crête dominant les lagunes ou se poursuivra jusqu'à la lagune Arkhata.

J6 : Trek > Lagune Tijrac Khota (4820 m)

Nous sommes maintenant bien acclimatés et pouvons partir pour notre premier trek. Pendant 4 jours, nous allons explorer les versants Nord et Ouest de l’Illimani, une cime tellement imposante, avec ses 4 sommets dépassant les 6000 m d’altitude, qu’elle forme un véritable massif au sud de la Cordillère Royale. Nous entamons une longue montée, plein sud, hors sentier, à travers les alpages. Après avoir gagné une croupe, le chemin s’aplanit et décrit un vaste arc de cercle pour gagner le fond de la vallée. Le regard est aimanté par les falaises rougeoyantes surmontées par les glaciers coulant des pics Nord (6403 m) et Indio (6109 m), deux pointes de l’Illimani. Traversée de 2 petits cols à 4800 m et 4840 m et arrivée sur un bofedal, zone humide d'altitude, pâturage naturel dont raffolent lamas. Le camp est installé sur les bords de la lagune Tijrac Khota (4820 m), près de l’ancienne mine Aguila.

Hébergement : Camp
Repas : BLD
Heures de marche : 5h/6h
Dénivelé : +540 m
Dénivelé : -170 m

J7 : Trek > Col (5010 m) > Puente Roto (4470 m)

Courte montée au-dessus du camp pour rejoindre un col sur l’arête nord-ouest de la chaîne. Rapidement, le sentier disparait et nous évoluons au mieux dans des pentes minérales. La respiration s’accélère, le souffle devient court, pour la 1ère fois, nous dépassons les 5000 mètres d’altitude. Magnifique panorama sur les sommets de la Cordillère Volcanique - Sajama, Parinacota, Pomerape  - et un entrelacs de vallées profondes et de cols arides qui s’enchaînent jusqu’à la Cordillère Royale. Descente dans un pierrier vers une petite mine d’étain toujours en activité. Long passage à flanc de montagne, dans un paysage lunaire, pour basculer sur le versant Ouest de l’Illimani. La fin est plaisante et facile. Comme à la parade, nous passons en revue d’immenses langues glaciaires, parfois enjolivées d’une lagune à leur base. A nos pieds, les vallées verdoyantes et cultivées entourant Phinaya. Une dernière côte et c’est l’arrivée à Puente Roto, un grand plateau verdoyant qui sert de camp de base à l’ascension de l’Illimani. L’endroit est animé, mélangeant randonneurs et alpinistes venus s’attaquer à l’une des célébrités des Andes ! Une butte derrière le camp est un magnifique observatoire pour contempler le coucher du soleil sur l’Illimani. La nuit, nous contemplons les lumières d’El Alto, le quartier populaire dominant La Paz.

Transfert : 4h/5h
Hébergement : Camp
Repas : BLD
Dénivelé : +400 m
Dénivelé : -750 m

J8 : Trek a/r > Nid du Condor (5470 m)

Cette journée promet d’être l’une des plus belles du voyage, donnant l’impression de rentrer dans le corps de l’Illimani, par un chemin s’enserrant entre ses langues glaciaires. Ce matin, nous ne sommes pas pressés de partir, attendant que le soleil vienne illuminer notre versant. Nous commençons par suivre un chemin agréable, bien tracé, longeant le pic Nord et Central de l’Illimani avant de traverser un plateau sillonné de ruisseaux puis une curieuse moraine orangée ! Nous marchons en compagnie des porteurs, montant et descendant sans relâche entre le camp de base et le camp haut. Quelques zigzags et nous prenons pied sur une arête rocheuse à 4950 m. La suite est plus délicate et demande de l’attention. Longue montée, par endroit escarpée, alternant passages rocheux où il faut s’aider des mains et courts sentiers, jusqu’à atteindre le Nido de los Condores, le nid du Condor ! L’image est évocatrice pour cette étroite plateforme entourée de toute part de glaciers. Le sommet de l’Illimani semble proche et l’on croit toucher du doigt les faces glaciaires striées de cannelures, ourlées de corniches et zébrées de crevasses. Le lieu est aussi l’ultime camp pour les alpinistes avant l’ascension du sommet. Pour nous, simple trekkeur, après avoir profité de la beauté des paysages, il nous faut retourner à notre camp de la veille.

Hébergement : Camp
Repas : BLD
Heures de marche : 8h
Dénivelé : +1000 m
Dénivelé : -1000 m

J9 : Trek > Pinaya (3880 m), retour > La Paz (3600 m)

Dernier jour de marche dans le massif de l’Illimani. L’ambiance devient champêtre tandis que nous descendons vers le village de Pinaya. La haute montagne est derrière nous ; nous retrouvons les pâturages, les cultures et les habitations. Après un ultime coup d’œil sur la chaîne, nous quittons notre équipe locale et rentrons sur La Paz en véhicule privé.

Transfert : 3h30
Hébergement : Hôtel
Repas : BLD
Heures de marche : 3h
Dénivelé : -590 m
Si l'arrivée à La Paz a été tardive le jour 2, empêchant la visite de La Paz, départ matinal pour revenir sur La Paz pour le déjeuner et découvrir la ville l'après-midi.

J10 : La Paz > Viloco (4250 m), trek > Camp Viloco (4450 m)

Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes prêts pour d’autres aventures ! Départ tôt le matin en direction de la Cordillère Quimsa Cruz. Nous quittons la grande route au village de Patacamaya pour suivre une piste qui longe le versant ouest du massif. Pique-nique bucolique au bord de la lagune Laramkhota. Nous reprenons la route et atteignons le bourg minier de Viloco, situé tout au nord de la Cordillère. Fruit de nos reconnaissances, le trek que nous vous proposons est unique, personne ne le propose car nous sommes dans le dernier secret de Bolivie ! Ultime massif glaciaire dans le sud de la Bolivie, la chaîne n’a été qu’effleurée dans sa partie nord par des alpinistes étrangers venant grimper d’étonnantes obélisques. Départ pour une traversée nord-sud complète de la Cordillère Quimsa Cruz par son versant est. Selon l'envie du groupe, la météo et le temps disponible, 2 possibilités s'offrent à nous pour rejoindre le campement : en véhicule par la piste carrossable ou à pied par une marche tranquille. Dans ce cas, nous remontons une large vallée à la recherche d’un bon camp pour la nuit. Nous l’atteignons après 1h de marche après avoir traversé une grande exploitation minière. Campement vers 4450 mètres d’altitude.

Transfert : 10h
Hébergement : Camp
Repas : BLD
Heures de marche : 1h
Dénivelé : +200 m

J11 : Trek > Col Salvadora (5110 m) > Camp Cascade (4690 m)

Nous nous réveillons au cœur de la Quimsa Cruz, massif glaciaire le plus au Sud de Bolivie. Si de rares grimpeurs-voyageurs s’aventurent au Nord du massif, escaladant ses flèches granitiques, le reste de la chaîne est un lieu où l’exploration n’est pas un vain mot. Pourtant, des sanctuaires pour les offrandes et sacrifices, datant de la culture Tiwanaku (900 à 1200 après JC), ont été retrouvés sur des montagnes dépassant les 5000 m d’altitude et, à l’époque Inca, des sentiers pavés furent construits afin de faciliter le négoce de produits et minéraux. Il nous faudra 7 jours pour traverser la Quimsa Cruz et achever notre trekking au pied du Cerro Don Luis (5720 m). La journée commence par une franche montée pour atteindre un chemin en balcon qui remonte la vallée. Sur notre droite, le soleil éclaire les parois granitiques aux chaudes teintes orangées tandis que, face à nous, s’étire une crête de pointes rocheuses sombres, entrecoupée de deux petits glaciers. Nous arrivons à une patte d’oie ; la branche de droite est fermée par un col glaciaire. Jusque-là envahie de blocs rocheux, la vallée accueille un petit pâturage que nous traversons pour rejoindre, par un chemin en écharpe, un autre vallon. Spectaculaire, le chemin se fait par endroits aérien. Il est parfois dallé et souvent en encorbellement. Nous atteignons le col Salvadora (5110 m), étroite brèche rocheuse. Il ne nous reste plus qu’à descendre un pierrier assez raide et poursuivre dans la vallée par un chaos rocheux jusqu’à un replat au pied d’une petite cascade. Campement au bord de la rivière, au pied de cette chute d’eau.

Hébergement : Camp
Repas : BLD
Heures de marche : 5h
Dénivelé : +660 m
Dénivelé : -420 m

J12 : Trek > Col Bengala (4990 m) > Laguna Chatamarca (4840 m)

Nous sommes sur le versant Est de la Cordillère, soumis aux influence humides de l’Amazonie comme en témoigne une végétation plus abondante et verdoyante. Descente à flanc, contournant un vallon marécageux, jusqu’à un croisement de vallées à 4530 m. Nous obliquons à droite et suivons un ruisseau. Marche facile, le long d’un sentier parfois pavé comme un chemin inca. Nous dépassons une succession de pâturages de forme ovale, occupés par des troupeaux de lamas et vaches. Après avoir dépassé une rivière qui cascade sur les rochers, le chemin se raidit et finit par atteindre le large col Bengala (4990 m). On croit toucher du doigt le glacier du Choquetanga (5520 m). Rapide descente vers notre camp que nous installons sur une prairie à 4840 m d’altitude. Le cadre est enchanteur, entre montagne glaciaire et la belle lagune Chatamarca en contrebas.

Hébergement : Camp
Repas : BLD
Heures de marche : 5h
Dénivelé : +460 m
Dénivelé : -310 m

J13 : Trek > Col Enrique (4960m) > Camp Humajalanta (4710 m)

Tout le chemin jusqu’à notre prochain col s’offre au regard. Descente vers le lac avant de suivre un étonnant chemin, creusé dans la roche. Une montée nous permet de contourner les falaises qui tombent à pic dans le lac. Nous atteignons la lagune à son extrémité. Nous sommes au pied du col Enrique. Une traversée ascendante, sur un large chemin, rejoint un plateau. Le final est splendide avec un sentier s’appuyant sur des murs de soutènement et dessinant de parfaits zigzags. Le col laisse découvrir une belle lagune turquoise sur l’autre versant. Descente tranquille jusqu’au lac Cotacucho. A partir de là, nous rejoignons la civilisation et notamment l’univers des mineurs. En observant les parois rocheuses, nous découvrons des trous béants, portes d’entrée aux galeries de travail. Ces mines impliquent une pollution certaine, qui vous fera douter de l’origine des surprenantes couleurs des lagunes… dure réalité de ce travail. Ici, la protection de l’environnement n’est pas encore une priorité… il faut essayer de vivre avant tout. Une piste carrossable nous amène au pied du village de Caracoles, près de la Laguna Miguilla. Nous longeons cette belle lagune verte avant de remonter jusqu’au camp Humajalanta (chute d’eau en aymara), près d’un petit lac de barrage.

Hébergement : Camp
Repas : BLD
Heures de marche : 5h
Dénivelé : +430 m
Dénivelé : -560 m

J14 : Trek > Col Caracoles (4890 m) > Camp Mina Santa Rosa (4970 m)

Pendant des siècles, la couronne espagnole a tiré sa fortune des mines exploitées en Bolivie avec notamment l’argent de Potosi. Nos sociétés développées ont toujours faim de matières premières et c’est cette réalité que nous allons appréhender aujourd’hui. Tout le paradoxe de la Quimsa Cruz est là, oubliée des voyageurs, cette Cordillère est la plus habitée, attirant de nombreuses familles à la recherche du filon rémunérateur ! L’exploitation minière commença en 1899 avec l’arrivée de l’ingénieur Don Oswaldo Quetena et la découverte de l’étain dans la région de Viloco. La mission explora alors différentes montagnes, escaladant crêtes, arêtes, pics rocheux et glaciaires, faisant de ses membres les premiers andinistes de la région. La journée démarre par une montée tranquille en suivant la piste carrossable jusqu’au col Caracoles (4890 m). De là se découvre une large vallée avec le village de Pacuni (4620 m), de belles lagunes et le massif glaciaire du Don Luis. Nous entamons la descente, passons Pacuni, avec sa statue célébrant les mineurs, et rejoignons un lac en contrebas, à 4520m. Un sentier sur notre droite remonte dans une vallée en direction des montagnes. Une fois dépassé le village de mineurs Santa Rosa, le sentier suit le torrent jusqu’au fond de la vallée. De nouveau en altitude, loin des hommes, nous retrouvons une belle ambiance de haute montagne. La vallée est aride, les pentes minérales. Chargées de minerais, les roches prennent des teintes éclatantes, passant de l’orangé au bordeaux et mettant en valeur les pentes glaciaires du Don Luis. Camp au bord d’une lagune nichée au pied du glacier Don Luis à 4970m d’altitude.

Hébergement : Camp
Repas : BLD
Heures de marche : 5h
Dénivelé : +630 m
Dénivelé : -370 m

J15 : Trek, retour > La Paz (3600 m)

Réveil sur le versant ouest de la cordillère Quimsa Cruz. Notre grand trekking en traversée s’achève ce matin après une rapide descente jusqu’à la piste carrossable, au niveau de l’exploitation minière aperçue la veille. Il est temps de dire adieu à notre équipe locale et rentrer à La Paz. Installation à l’hôtel et douche bien méritée avant d’aller dîner en ville pour célébrer la fin du voyage.

Transfert : 8h/9h
Hébergement : Hôtel
Repas : BLD
Heures de marche : 1h30
Dénivelé : -440 m

J16 : Vol de retour

Transfert à l’aéroport en véhicule privé. Envol pour la France.

Repas : B
Selon la compagnie aérienne choisie, il est souvent possible d'avoir une escale longue à Lima. Dans ce cas, aucun service de notre part pour cette escale de jour. Si vous le souhaitez et si la durée d'escale le permet (+9h), nous pouvons vous organiser une demi-journée de visite de la capitale péruvienne. Nous consulter.

J17 : Arrivée à Paris

Les temps de marche indiqués ne tiennent pas compte des pauses. Ils sont bien sûr indicatifs et peuvent varier d'un participant à un autre ou selon les conditions climatiques.

Les temps de transfert indiqués ne tiennent pas compte des pauses ni des aléas inhérents à tout voyage d'aventure (dégradation de routes, pannes, travaux, trafic...). Ils sont bien sûr donnés à titre indicatifs et peuvent être supérieurs.