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    Japon / Randonnée

    Le pèlerinage des 88 Temples de Shikoku

    Avec près de 350 voyageurs et 94% de taux de satisfaction sur cette destination, le Japon a su séduire bien des visiteurs avec des programmes atypiques et... Lire la suite

    Avec près de 350 voyageurs et 94% de taux de satisfaction sur cette destination, le Japon a su séduire bien des visiteurs avec des programmes atypiques et des accompagnateurs hors pair. Pour ce nouveau voyage, les idées émanaient de Luciano Lepre, un fin connaisseur de la culture nippone après y avoir vécu plusieurs années et l’édition d’un superbe livre de photos sur ce pays. Depuis, Luciano est devenu notre clef de voûte sur la production et l’encadrement de nos circuits au pays du Soleil Levant. 

    En parallèle, Christian Juni, l’un des trois fondateurs de Tirawa, a lui aussi été envouté par ce pays hors normes. Après deux repérages et le guidage de deux grands circuits en automne 2015 et printemps 2018, l’idée d’un autre grand périple, complémentaire, a germé. Et pour guider et organiser ce nouveau voyage « millésime », quoi de plus naturel que d’allier ces deux personnalités ! 

    Ainsi est née cette aventure unique de 31 jours pour suivre un autre axe, celui de réaliser le pèlerinage des 88 temples de l’île de Shikoku. Le but est de visiter ces 88 temples (et quelques autres au passage ou après d’ailleurs) en ne gardant que les plus belles étapes réalisables à pied. Au total, 220 kilomètres seront effectués en marchant (sur les 1200 km lorsque les pèlerins le réalisent dans l’intégralité).
     

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    Japon

    Vous aimerez

    • Un voyage unique alliant la balade et la découverte des 88 temples de Shikoku
    • L’automne, certainement la plus belle saison au Japon, les forêts flamboient dans un paroxysme de couleurs
    • Double encadrement : Luciano Lepre et Christian Juni
    • Programme exclusif Tirawa qui ne sera réalisé qu’une seule fois !

    Les + Tirawa

    • Vol direct Air France au départ de Paris
    • Pension complète, entre repas typiquement japonais (y compris les petits déjeuners) et repas occidentaux
    • Souplesse de l’itinéraire rendu possible par les deux véhicules d’assistance sur Shikoku et Honshu
    Carte Afficher la carte de l'itinéraireItinéraire du voyage Le pèlerinage des 88 Temples de Shikoku - Japon - Tirawa

    Le pèlerinage des 88 Temples de Shikoku

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    Tirawa : Du Voyage découverte au Grand Trekking

    Niveau du voyage  : 10/20

    220 kilomètres à pied en 19 jours sur l’île de Shikoku. Quelques marches en ville mais la majorité du temps sur des sentiers qui peuvent être « rock and roll » avec racines, humidité, dénivelé.  Le rythme du voyage est soutenu avec des levers matinaux et couchers tardifs, devenus souvent la norme dans les voyages millésimes guidés par Christian Juni ! Bref, arriver avec la forme et l’esprit bien ouvert. Ce voyage peut être considéré comme « confortable » mais au charme japonais : futons, repas assis sur le sol, petits déjeuners japonais, us et coutumes à respecter…

    Une petite note concernant la taille du groupe : de 10 à 14 personnes plus les deux guides : deux groupes de 7 (+ 1 guide par groupe) qui naviguent indépendamment la journée et qui se retrouvent le soir !

    Tout ce qu'il faut savoir avant de partir

    Note préliminaire concernant la durée du voyage A l’origine ce voyage était en 30 jours. La modification des horaires du vol Air France à l’aller, entre Paris et Osaka, nous conduit à augmenter la durée de ce périple d’une journée.... Lire la suite

    Note préliminaire concernant la durée du voyage
    A l’origine ce voyage était en 30 jours. La modification des horaires du vol Air France à l’aller, entre Paris et Osaka, nous conduit à augmenter la durée de ce périple d’une journée. Le vol Air France qui devait quitter Paris le Jour 1 vers 10h30… part maintenant vers 23h50 ! Nous devions arriver le Jour 2 au matin et se lancer directement dans la visite d’Osaka… Maintenant, l’arrivée le Jour 2 a lieu vers 18h. Nous passerons la première nuit directement à l’hôtel Nikko qui se trouve dans l’enceinte même de l’aéroport international. Un magnifique hôtel qui nous permettra une très bonne nuit. Le lendemain, nous partirons directement vers l’île de Shikoku. Il était impossible de décaler toutes les nuits réservées à l’origine. A la fin du voyage, après la visite de Kyoto, nous effectuerons la visite d’Osaka telle que prévue dans le programme initial, avec nuit à l’hôtel dans le quartier de Dotonbori. Donc en résumé nous rentrerons le 22 novembre à 15h05 à CDG, avec un vol direct Air France. Tirawa prend en charge naturellement la nuit supplémentaire à l’hôtel Nikko à l’arrivée

    Note préliminaire concernant le pèlerinage lui-même.
    C'est un pèlerinage circulaire consacré à Kōbō-Daishi, le fondateur du bouddhisme Shingon, mais on y retrouve des pèlerins de toutes les traditions.  Les pèlerins, qui le font entièrement à pied, mettent entre 40 et 60 jours pour le terminer. Aujourd'hui, il est plutôt fait en quelques jours (les pèlerins ne s'arrêtent que dans les principaux temples) à l'aide de vélos, bus et voitures. Il est divisé en quatre parties correspondant aux quatre préfectures de l’île :   

    • Tokushima, le « chemin de l’éveil » (temples 1 à 23)
    • Kôchi, le « chemin de l’ascèse » (temples 24 à 39)
    • Ehime, le « chemin de l’illumination» (temples 40 à 65)
    • Kagawa, le « chemin du nirvana » (temples 66 à 88)
       

    Un glossaire qui explique tous les termes techniques de ce voyage sera envoyé aux inscrits, avec une carte de l'île.

     

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    Itinéraire jour par jour

    J1

    Vol au départ de Paris

    Rendez-vous à Paris CDG vers 20h. Possibilité de préacheminement des villes desservies par Air France (supplément en fonction du remplissage et des classes de réservation,... Lire la suite

    Rendez-vous à Paris CDG vers 20h. Possibilité de préacheminement des villes desservies par Air France (supplément en fonction du remplissage et des classes de réservation, nous consulter dès la réservation). Vol direct sur Air France avec décollage vers 23h30.

      J2

      Arrivée à Kansai International. Nuit à Kansai Airport

      Arrivée à l’aéroport international de Kansai vers 18h20, heure locale (le fuseau horaire du Japon est UTC / GMT+9). Il ne faut pas de visa pour entrer au Japon... Lire la suite

      Arrivée à l’aéroport international de Kansai vers 18h20, heure locale (le fuseau horaire du Japon est UTC / GMT+9). Il ne faut pas de visa pour entrer au Japon (du moins pas pour les ressortissants européens). En général, rapidité et efficacité sont les maîtres mots dans l’organisation japonaise ! Après les formalités de douane et police, c'est à pied en traversant le terminal international que nous arrivons dans le lobby de l'hôtel Nikko. Enregistrement et pour ceux qui le désirent... petit dîner. Une bonne nuit nous attend.

      Les repas du soir sont pris soit dans les restaurants des hôtels, soit à l'extérieur.
      • Hébergement : Hôtel Nikko Kansai Airport ou équivalent
      • Repas : Dîner
      • Transport : 1 heure
      J3

      De Kansai Airport à Awa

      Ce matin, les deux accompagnateurs de ce voyage vont récupérer les deux véhicules qui vont servir de camp de base roulant pour les 25 prochains jours. De type Toyota... Lire la suite

      Ce matin, les deux accompagnateurs de ce voyage vont récupérer les deux véhicules qui vont servir de camp de base roulant pour les 25 prochains jours. De type Toyota « Hiace Grand Cabin », chaque minibus de 9 places accueillera au maximum 7 passagers ainsi que Luciano ou Christian, les deux guides de ce périple. Sans ces minibus il est impossible de réaliser ce circuit totalement en dehors des sentiers battus ! Déjà utilisée en 2018 lors d’un précédent périple entre autres sur Shikoku, la technique, lors des journées de marche, est la suivante : le premier minibus (appelons le V1) se rend à un point de départ défini (appelons le point A), avec 7 passagers au maximum. Marche de ce point A au point B, terme de cette journée de marche. L’autre groupe, 7 passagers maximum, se rend avec le deuxième véhicule (appelons le V2), directement au point B et réalise la marche dans le sens inverse, de B vers A. Au milieu de l’itinéraire, les deux guides échangent les clefs… et tout le monde se retrouve le soir à l’hébergement ou dans un autre endroit fixé d’avance. Cette technique sera utilisée lors de la majorité des journées de marche. Lorsqu’une journée sera entièrement consacrée à des visites, sans marches en longues traversées, les deux véhicules seront indépendants dans leur timing. Les passagers sont invités à passer d’un véhicule à l’autre durant ce voyage, dans la mesure de deux groupes équilibrés. 

      Pour aujourd’hui donc, après le petit déjeuner, les deux véhicules prêts et chargés… l’aventure démarre. Les deux chauffeurs ont déjà des milliers de kilomètres en compteur sur les routes japonaises, alors pas de soucis. Ici, on roule à gauche, les règles de circulation sont strictes : 40 km/h dans les villages, 50 sur les routes nationales et 70 sur les autoroutes… et dire que les français râlent ! Et au Japon, peu de bouchons… on ne peut posséder une voiture que si on a une place de parking privative ! 
      L’autoroute va suivre le bord de la baie d’Osaka, passer à côté de Kobe puis emprunter un long pont suspendu qui relie la grande île de Honshu à celle d’Awaji-shima. Un autre pont suspendu (Onaruto bridge) relie cette île à celle de Shikoku. Sortie de l’autoroute au niveau du temple de Ryozenji. Nous sommes devant le temple n°1 du pèlerinage de Shikoku. Pas de marche aujourd’hui mais nous allons y faire un stop pour nous mettre dans l’ambiance et rendre hommage à Kukai.

      C’est le personnage central qui rythme ce pèlerinage. Né en 774 dans une famille aristocratique, il reçoit de ses parents le prénom de Mao (poisson de vérité). Il devint Kukai en 804 à l’âge de 30 ans et eu le titre de Kobo Daishi en 921, longtemps après sa mort. Kobo Daishi signifie « grand instructeur qui a répandu la loi ». Nous irons d’ailleurs nous recueillir, après les 88 temples, devant son ultime refuge, à Koyasan (dans la péninsule de Kii, sur l’île de Honshu). 
      Ici un pèlerin s’appelle henro, et le Japon étant un pays pétri de conventions, il est de bon ton d’avoir la panoplie complète du parfait disciple de Kukai. Dans le désordre nous allons pouvoir acheter (ou plus simplement contempler) :

      • le large chapeau de bambou tressé : sugegasa
      • la veste de coton blanc : hakui si elle est à manches longues ou oizuru si elle est à manche courte. Dans le dos de cette veste et en caractères japonais, il est écrit que le pèlerin n’a pas peur de la mort et qu’il est prêt à l’accueillir à tout instant !
      • l’étole portée autour du cou : wagesa. La couleur de celle-ci est fonction du nombre de tours complets déjà effectués
      • le credential, spécial Shikoku, où chaque temple a sa page : nokyosho. S’il n’y a qu’une chose à avoir, c’est bien ce petit livre. Trois sceaux rouges et une belle calligraphie viennent attester du passage dans un temple, moyennant 300 à 500 yens que l’on remet au moine copiste.
      • la musette blanche portée en bandoulière : zudabukuro. Ce sac sert à transporter les autres éléments indispensables à ce pèlerinage : bâtons d’encens, briquet, bougies, carte du chemin…
      • la clochette : jirei
      • le rosaire avec 108 perles polies : juzu
      • les cartes de visite : osame-fuda. Comme pour l’étole, la couleur est fonction du nombre de tour effectués : le blanc (1 à 4 tours), le vert (5 à 7 tours), le rouge (8 à 24 tours), l’argent (25 à 49 tours) et l’or (50 à 99).
      • le bâton : kongozue. Il est l’incarnation de l’esprit de Kobo Daishi. Autrefois, ce bâton servait aussi de stèle funéraire pour ceux qui mourraient en chemin. 
         

      Après recueillement et shopping, direction la ville d’Awa où nous allons nous installer pour 3 nuits consécutives. Dans de nombreux hôtels que nous avons sélectionnés, des sources chaudes et des bains sont au programme. 
      Un voyage au Japon n'est pas complet sans un bain japonais à proprement parler. Que ce soit dans un sento (bain public) ou un onsen (source d'eau chaude), il est important de connaître les usages du bain. Participez au rituel du bain japonais tel un habitant en suivant ces conseils essentiels :

      • Lavez-vous minutieusement dans l'espace de douche avant d'entrer dans les bains
      • Attachez les cheveux longs à l'aide d'un élastique avant d'entrer dans le bain
      • Les tatouages sont interdits dans la plupart des sources d'eau chaude, mais tolérés dans la plupart des bains publics


      Le rituel du bain japonais est axé sur les onsen et les sento. Bien qu'ils soient souvent mentionnés ensemble, il ne s'agit pas de la même chose. Un onsen est un bain dans une source d'eau chaude riche en minéraux et venue des profondeurs. Les eaux des onsen ont des bienfaits médicinaux et les habitants sont prêts à voyager de loin pour profiter d'une source spécifique.
      Un sento est un établissement de bains publics qui utilise de l'eau normale. Il y en a un dans chaque quartier et, traditionnellement, les familles les utilisent fréquemment. Les sento sont depuis longtemps un lieu de prédilection pour interagir et créer des liens au sein de la communauté.  La plupart des établissements disposent de bains séparés pour les hommes et les femmes. Dans tous ces établissements, vous devez vous dévêtir avant d'entrer. Prenez une douche avant d'entrer dans les bains. Si vous êtes dans un établissement de source d'eau chaude, on vous prêtera des serviettes (une petite pour le bain, une grande pour vous sécher), et du shampoing et du gel douche seront à votre disposition dans l'espace de douche. Chaque douchette est équipée d'un tabouret et d'un seau. Asseyez-vous et rincez-vous avec de l'eau chaude à l'aide du seau. Assurez-vous de couper l'eau lorsque vous n'en avez pas besoin et veillez à ne pas éclabousser les autres. Une fois propre, vous pouvez entrer dans les bains. Veillez à ne pas mettre votre serviette ou tout autre article dans l'eau, posez-la plutôt sur le côté. N'oubliez pas que les bains sont destinés à la baignade et non à la natation. Il est possible que l'eau soit très chaude. Trempez tout d'abord les pieds pour vous habituer et assurez-vous de sortir fréquemment de l'eau.

      Pour le lunch nous aurons souvent des "bento". Un Bento est une boîte à déjeuner japonaise qui se présente sous la forme d'un coffret compartimenté. Il permet d'amener un déjeuner équilibré, présenté de façon ludique, pour les repas pris à l’extérieur. La boîte peut également être appelée "bentobako".
      • Hébergement : Hôtel Blue Villa Anabuki ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Transport : 4 heures
      J4

      Temples de 1 à 6, île de Shikoku

      Ce matin, après le petit déjeuner, nous mettons en application notre système de croisement de véhicules. La moitié du groupe part avec l’un des deux accompagnateurs... Lire la suite

      Ce matin, après le petit déjeuner, nous mettons en application notre système de croisement de véhicules. La moitié du groupe part avec l’un des deux accompagnateurs et le véhicule 1 (V1). Direction Ryozenji, le temple 1. Au programme, une marche moitié urbaine, moitié nature vers Gokuraji (temple 2) > Konsenji (temple 3) > Dainichiji (temple 4) > Jizoji (temple 5) > Anrakuji (temple 6). Chaque temple a ses particularités, son histoire, son cadre unique. Si l’on veut respecter les usages, il faudra suivre un rituel immuable. 

      Après avoir pénétré dans l’enceinte du temple, il convient de se purifier à la fontaine. C’est généralement un dragon en bronze qui crache un filet d’eau pure. Des écuelles fixées à de longs manches permettent de se rincer les mains. Le pèlerin sort alors son étole et son rosaire avant d’aller sonner la cloche (bonsho) à l’aide d’une poutre horizontale retenue par des cordes (attention, ne jamais sonner la cloche en sortant du temple… cela porte malheur). Il faut ensuite glisser un osame-fuda (carte de visite) dans l’urne prévue à cet effet, allumer une bougie puis trois bâtons d’encens et faire une offrande. Le pèlerin récite ensuite des sutras devant le temple principal et les temples secondaires. Alors seulement il est possible d’aller faire signer son nokyosho au moine copiste, qui apposera ses trois tampons à l’encre rouge et sa belle calligraphie sur votre carnet. Il est temps ensuite de sortir de l’enceinte en récupérant son bâton !
      Quelques mots sur les temples de cette journée…

      Le Ryozenji, littéralement le temple du pic du vautour, appartient à la branche Kōya-san du bouddhisme Shingon (comme les deux temples suivants). C'est le premier des quatre-vingt-huit temples sur la route du pèlerinage de Shikoku, l'image principale de vénération en est celle de Shaka Nyorai. Le Ryozenji aurait été fondé par Gyōki durant l'ère Tenpyō (VIIIème siècle), ses bâtiments sont des remplacements plus récents après des dommages causés par des incendies. Yūben Shinnen identifie le temple comme étant le premier du pèlerinage dans son « Shikoku henro michishirube » de 1687 et les guides suivants ont emboîté le pas. Il est de coutume de revenir à Ryozenji après avoir terminé le pèlerinage, c’est d’ailleurs ce que nous ferons.

      Gokuraji. Son image principale est celle d'Amida Nyorai, la divinité de la lumière. La statue aurait été sculptée par Kukai lui-même ! Il y a un grand cèdre du Japon dans la cour, appelé Chomey-sugi. Il est censé apporter la longévité à ceux qui le touchent, et aussi apporter aux femmes qui prient un accouchement facile !

      L’image principale de Konsenji est celle de Shaka Nyorai. Il a été reconstruit au cours de l'époque d'Edo après avoir été incendié par les Chōsokabe. Konsenji peut se traduire par puits d'or. Selon la croyance, les visiteurs qui voient leur reflet dans le puits vivront jusqu'à 92 ans. Sinon, le décès surviendra dans les trois mois !

      Dainichiji. Il aurait été fondé par Kōbō Daishi qui a aussi sculpté la principale image : la statue de Dainichi Nyoraila.

      Jizoji est un temple de l'école Omuro du Bouddhisme Shingon. L'image principale est celle d'Enmei Jizō Bosatsu. Entre le hall principal (Hondo) et le daishido, on peut voir un gingko agé de 800 ans. Le hall Goyaku renferme environ 200 statues de bois de Rakan, disciples de Bouddha ayant atteint l'illumination.

      Anrakuji est aussi un temple bouddhiste de l'école Shingon. Comme plusieurs temples du pèlerinage, Ankaruji est un tsuyado, ce qui signifie qu'il offre le gîte aux pèlerins. Son image principale est celle de Yakushi Nyorai

      Au total environ 17 kilomètres, pas de dénivelé. A la fin de la balade, nous récupérons le véhicule 2 (V2) devant le dernier temple. Transfert à notre hôtel à Awa. Pour le groupe 2, qui est véhiculé dans le minibus V2… le programme est le même mais à l’envers. Transfert de l’hôtel vers le temple 6 (Anrakuji) et marche jusqu’au temple 1. Les deux guides échangent leurs clés au milieu du parcours et tout le monde se retrouve le soir à l’hôtel d’Awa soit au bar, soit en train de mijoter dans les sources d’eau chaude !

      Note concernant les pique-niques. Le Japon est quadrillé par des magasins où les habitants peuvent trouver de tout et quasiment à toute heure (Lawson, Seven-Eleven…). Tous les jours, chaque véhicule fera un stop devant l’un de ses magasins et chacun pourra faire emplette de ce qui lui plait !  Le guide paie la globalité des achats et chacun range son casse-croûte de midi dans son sac.
      • Hébergement : Hôtel Blue Villa Anabuki ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 4 à 5 H de marche pour 17 km
      • Dénivelé 0 m0 m
      • Transport : 30 minutes
      J5

      Temples de 6 à 10, île de Shikoku

      Ce matin, après le petit déjeuner, c’est le véhicule 2 qui rejoint le temple 6 (Anrakuji), ainsi il y a une alternance dans le sens de la marche pour les... Lire la suite

      Ce matin, après le petit déjeuner, c’est le véhicule 2 qui rejoint le temple 6 (Anrakuji), ainsi il y a une alternance dans le sens de la marche pour les pèlerins que nous sommes devenus. Retour au temple 6 et marche vers Jurakuji (temple 7) > Kumadaniji (temple 8) > Horinji (temple 9) > Kirihataji (temple 10). Pour le véhicule 1, c’est l’inverse. Transfert au temple 10 et marche jusqu’au 6. 

      Quelques informations sur les temples de cette journée…
      Jurakuji, littéralement « temple des dix joies », appartient à la secte Kōya-san du Bouddhisme Shingon. L'image principale en est celle d'Amida Nyorai. Le hall principal actuel date de l'ère Meiji (1868-1912), mais possède des statues de l'ère Kamakura (1185-1333). À la gauche du hall, on voit une statue de Jizō Bosatsu qui, selon les croyances, guérirait les problèmes oculaires.

      Kumadaniji est le temple de la vallée des ours. L'impressionnante porte principale (sanmon) a été construite en 1687 et est considérée comme l'une des plus belles de tous les temples du pèlerinage.

      Horinji signifie temple de la roue du dharma. Il se caractérise par son honzon (Shaka Nyorai) allongé. C'est le seul bouddha allongé (Nehan-zō) de tous les temples du pèlerinage de Shikoku. Dans le hall principal, nous pourrons voir beaucoup de sandales de paille (waraji) suspendu par des gens désirant guérir de diverses maladies.

      Kirihataji signifie « temple de la tisserande ». L'accès au temple se fait par une route étroite et bordés de magasins pour le pèlerin. Pour arriver au hall principal (hondo), il faut gravir un escalier en pierre de 330 marches. Le temple fut fondé par Kōbō Daishi. Il séjourna dans ce lieu pendant 7 jours et la légende raconte qu'il rencontra une femme qui lui a fourni tout ce dont il avait besoin, tout en tissant un vêtement. A la fin de son séjour, Kōbō Daishi lui demanda de vieux vêtements et la femme lui offrit le Kimono qu'elle venait de tisser. Elle lui expliqua alors qu'elle voulait s'engager dans la religion et aider les autres. Kukai l'ordonna et lui coupa les cheveux. C'est en l'honneur de cette femme qui fonda le temple Kirihataji !

      Retour pour tout le monde à l’hôtel d’Awa. Troisième et dernière nuit dans ce lieu. 
       

      • Hébergement : Hôtel Blue Villa Anabuki ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 3 à 4 H de marche pour 12 km
      • Dénivelé 0 m0 m
      • Transport : 30 minutes
      J6

      Temples 11 et 12, île de Shikoku

      Ce matin, après le petit déjeuner, nous chargeons les voitures avec nos bagages. Pour le véhicule 1, transfert au temple 11 : Fujidera. Fujiidera signifie temple... Lire la suite

      Ce matin, après le petit déjeuner, nous chargeons les voitures avec nos bagages. Pour le véhicule 1, transfert au temple 11 : Fujidera. Fujiidera signifie temple de la Source aux Glycines. C'est l'un des 3 temples sur les 88 que compte le pèlerinage à appartenir à une école Zen de Rinzai. Derrière le temple, sur le chemin menant au temple 12, il y a 88 statues représentant une miniature des 88 temples du pèlerinage de Shikoku. Cette étape est particulièrement esthétique, sauvage et un peu physique (surtout dans le sens temple 11 vers temple 12). Un bon sentier s’élève (altitude de départ 100 m au-dessus du niveau de la mer) jusqu’au petit temple de Chodo-an (525 m). Un peu après, passage sur une bosse (626 m) avant de redescendre au temple de Ryusui-an (480 m). En arrivant au temple de Joren-an (745 m), dans une belle forêt de cèdres, une immense statue en bronze de Kukai semble veiller sur les environs. Descente dans le vallon de Henro-korogashi (422 m) avant la dernière montée de la journée jusqu’au temple 12 de Shosanji (705 m). Fondé à la fin du VIIème siècle par En-no-Gyoja, un ascète mystique connu pour être le fondateur de la secte Shugendo, syncrétisme de bouddhisme, de taoïsme et de shintoïsme. Shosanji signifie « temple de la montagne en feu ». C’était le lieu de résidence d’un dragon qui semait la terreur aux environs. Il fallut les pouvoirs de En-no-Gyoja puis de Kobo Daishi pour dompter ce monstre. Il reste une dernière descente, jusqu’à Nabeiwa (210m) où le véhicule 2 attend sagement. 

      Transfert pour Tokushima, ville importante de l’Est de Shikoku, siège d’une préfecture. Tokushima accueille un célèbre festival de danse : le Awa-Odori, qui a lieu tous les ans au mois d'août. 

      Pour le véhicule 2, c’est bien sûr le programme à l’envers mais un peu moins difficile...

      Pour V1 : Bilan 1130 m de montée et 970 de descente.
      Pour V2 : Bilan 970 m de montée et 1130 de descente
      • Hébergement : Hôtel JR Clement Tokushima ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 6 à 7 H de marche pour 16 km
      • Dénivelé 1130 m970 m
      • Transport : 1 heure 45
      J7

      Temple 13, île de Shikoku

      Ce matin, après le petit déjeuner, les deux véhicules vont rejoindre leurs points de départ distincts. Pour le véhicule 2, route pour Nabeiwa... Lire la suite

      Ce matin, après le petit déjeuner, les deux véhicules vont rejoindre leurs points de départ distincts. Pour le véhicule 2, route pour Nabeiwa (210 m). Il y a deux itinéraires pour rejoindre le temple 13. Nous allons utiliser celui qui passe le plus au nord. Montée à Tamaga toge (450 m). Au temple de Kagamiishi Daishi, le sentier plonge vers la rive de la rivière Akui (70 m) que l’on va suivre pendant un moment. A Hirono, il faut remonter jusqu’au temple de Konjiji (350 m) avant la descente finale vers la rive droite de la rivière Akui. Devant le temple 13, Dainichiji, nous retrouvons l’autre véhicule.

      Dainichiji signifie temple du grand soleil. Il a la particularité de posséder 2 statues de Jūichimen Kannon Bosatsu, la deuxième ayant certainement été sculpté par Gyōgi. 

      Cette étape est la plus longue (en kilomètres) que nous aurons à faire lors de ce pèlerinage : 19 km. Pour le véhicule 1, c’est la même chose mais à l’envers ! Tout le monde se retrouve ce soir à l’hôtel de Tokushima. Le dîner aura lieu de bonne heure car vers 19h30 nous devrons être à Awa Dori Kaikan, une sorte de salle de spectacle qui sert, tous les soirs, de lieu de rendez-vous à l’une des troupes qui participe à Awa-Odori. Le but de chaque soirée est de s’entraîner afin de remporter la compétition qui a lieu en août. Cette chorégraphie est très dynamique et impressionnante. Toutes les tranches d’âge y participent. Retour vers 21 heures à notre hôtel.

      • Hébergement : Hôtel JR Clement Tokushima ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 6 H de marche pour 19 km
      • Dénivelé 600 m600 m
      • Transport : 1 heure 45
      J8

      Temples 13 à 19, île de Shikoku

      Ce matin, il nous faut refaire les bagages.  Ce soir, nous allons dormir dans la ville d’Anan. Le véhicule 1 rejoint le temple 13 de Dainichiji. Au... Lire la suite

      Ce matin, il nous faut refaire les bagages.  Ce soir, nous allons dormir dans la ville d’Anan. Le véhicule 1 rejoint le temple 13 de Dainichiji. Au programme de la matinée, notre balade (8 kilomètres, 2h30 de marche) va nous faire visiter 4 temples :

      Jorakuji (temple 14) signifie temple de la paix éternelle. Jorakuji est le seul temple du pèlerinage avec Miroku Bosatsu (Maitreya, le Bouddha du futur) comme Honzon. Il fut bâti par Kōbō Daishi en 815 qui a également sculpté la statue de Miroku Bosatsu. Selon la légende une femme porta son mari et fit le pèlerinage 5 fois priant pour sa guérison. Ils décidèrent lors du 6ème tour de se suicider ensemble si le miracle ne se produisait pas. Arrivés à Jorakuji, le mari se mit à marcher et ils purent finir le pèlerinage en marchant tous les deux !

      Awa Kokobunji (temple 15) signifie « temple officiel de la province (Awa) ». Le temple fut créé par Gyōki. Il existe un temple Kokubun par province depuis un décret de l'empereur Shōmu durant l'époque de Nara (710 - 794). Il a été brûlé entièrement par Chōsokabe au 16ème siècle durant la guerre d'unification de Shikoku. En 1741, il est reconstruit par l'école Zen Soto.

      Kannonji (temple 16) signifie Temple de Kannon. Il y a dans ce temple, une statue représentant un Jizo pleurant (Yonaki Jizo) censé calmer les bébés pleurant la nuit. On trouve également un tableau d'une femme en train de brûler. Ce tableau du XIXème siècle fut offert par une femme nommée Shiyo. Essayant de sécher sa veste de pèlerin, elle se brûla elle-même. Heureusement, elle fut sauvée. Elle réalisa alors que c'était une punition envoyée par Kobo Daishi pour tous ses pêchés notamment celui d'avoir frappé sa belle-mère.

      Idoji (temple 17) signifie Temple du puits, en l’honneur de Kôbô-Daishi qui, pour venir en aide à des paysans qui manquaient d'eau, a réussi, suivant la légende, à creuser en une seule nuit un puits suffisant pour les secourir. Ce puits, Omokage no Ido, est toujours visible et fait l'objet d'une superstition : si le visiteur peut voir son visage au fond dans l'eau du puits, la chance sera avec lui, par contre s'il ne peut pas le voir, un accident peut lui arriver !

      Le véhicule 2 est garé devant ce dernier temple. Fin de la marche pour cette journée. En minibus nous rejoignons alors Ozanji (temple 18) puis Tatsueji (temple 19). 

      Onzanji signifie Temple de la montagne de la gratitude. Ce temple a été fondé en 720 par le moine Gyôgi, mais celui-ci avait prohibé formellement l'approche de toute femme. Cent ans plus tard, quand Kôbô-Daishi était dans ce temple, sa mère Tamayori vint le voir et dut rester à la porte. Kôbô-Daishi s'est alors mis pendant 17 jours à pratiquer un rite ésotérique et au bout de cette retraite, l'interdiction faite aux femmes fut levée. Sa mère s'établit alors définitivement dans ce temple. Ce temple est de nos jours fréquenté assidûment par les femmes qui y trouvent toutes sortes de talismans pour des grossesses et des accouchements faciles.

      Tatsueji. En 815, Kukai est venu à cet endroit pour y sculpter une statue de Jizô. Le temple est un des temples sekisho, une forme de point de contrôle spirituel où le pèlerin sera autorisé à continuer ou devra recommencer le pèlerinage. C'est cependant le seul temple sekisho qui n'est pas atteint après une montée rude !

      Il reste quelques kilomètres en minibus pour arriver à Anan. Installation pour deux nuits dans un hôtel. Les passagers du véhicule 2 feront la marche du temple 17 vers le temple 13 puis effectuerons les visites des deux derniers temples. Retrouvailles dans le onsen de l’hôtel.

      • Hébergement : Hôtel Route Inn Anan ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 2H30 de marche pour 8 km
      • Dénivelé 50 m50 m
      • Transport : 1 heure 15
      J9

      Temples 20 et 21, île de Shikoku

      Ce matin, c’est au tour du véhicule 2 de faire la balade dans le « bon sens », sachant que pour ce pèlerinage il n’y a pas de bon ou mauvais sens... Lire la suite

      Ce matin, c’est au tour du véhicule 2 de faire la balade dans le « bon sens », sachant que pour ce pèlerinage il n’y a pas de bon ou mauvais sens comme il n’y a pas de temple de départ ou d’arrivée. Ceci étant, le sens habituel « jun-oshi » est considéré comme étant plus facile que le sens inverse « gyaku-oshi », entre autres à cause du marquage qui est plus évident dans le sens « normal » et aussi à cause de la relative solitude du marcheur « rebelle ». Direction Katsuura puis Ikina. Nous sommes au point de départ du Awa Henro Trail, un magnifique sentier qui va nous conduire au temple 20 puis au temple 21. Ce sentier est qualifié de « henro-korogashi », korogashi signifiant « tomber à la renverse » ! C’est ainsi que sont baptisés les chemins pentus que l’on rencontre à Shikoku. D’Ikina (50 m), le sentier grimpe pendant 3 km pour arriver au temple 20 : Kakurinji (490 m d’altitude). 

      Kakurinji signifie Temple de la forêt de la grue (l'oiseau). 
      Le chemin plonge à nouveau dans la vallée suivante. Au pont de Suii (40 m) nous passons sur la rive droite de la rivière Naka. Et pour bien affirmer son caractère « korogashi », nous attaquons une belle montée en suivant le cours impétueux du torrent Wakasugitani, au milieu d’une végétation remarquable. 

      Le site du temple 21 : Tairyuji (505 m d’altitude) est absolument remarquable. C’est le Temple du grand dragon. Nombreux temples avec des portes grandioses, vue sur la mer au loin… et surprenant… une gare de téléphérique. Cet ensemble monastique étant totalement enclavé dans la nature, les autorités locales ont donc imaginé ce moyen d’accès surprenant. 3 fois par heure, une énorme cabine pouvant contenir 100 passagers arrive à quelques dizaines de mètres des premiers temples. 

      Après la visite des lieux, c’est avec ce moyen de transport que nous allons regagner la vallée, à  Sanroku (50 m). Sur le parking, la voiture 1 nous attend. Le groupe 1 ayant fait cette étape dans l’autre sens !  Retour en fin de journée pour les deux groupes à l’hôtel d’Anan.

      V2 Bilan : 890 m de montée et 450 m de descente
      V1 Bilan : 450 m de montée et 890 m de descente
      • Hébergement : Hôtel Route Inn Anan ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 4 à 6H de marche pour 9 km
      • Dénivelé 890 m450 m
      • Transport : 1 heure 30
      J10

      Temples 22 et 23, île de Shikoku

      Pour équilibrer les efforts, le véhicule 2 repart à Sanroku, le groupe reprend le téléphérique, qui monte cette fois et rejoint le temple 21. On ne s’attarde... Lire la suite

      Pour équilibrer les efforts, le véhicule 2 repart à Sanroku, le groupe reprend le téléphérique, qui monte cette fois et rejoint le temple 21. On ne s’attarde pas à la visite et le sentier suit à nouveau l’Awa Henro Trail. A Asebi (140 m) il faut remonter au One Pass (250 m) et enfin descendre vers le temple 22 : Byodoji, le temple de l’égalité.  (40 m au-dessus du niveau de la mer). 
      Devant ce temple on retrouve le véhicule 1.  

      Il faut ensuite se mettre en route pour un arrêt au temple 23 : Yakuoji. Celui-ci domine la ville de Minami. C'est le dernier temple de la préfecture de Tokushima et aussi la fin du « chemin de l’éveil » (temples 1 à 23). Le temple a été fondé par le moine Gyōki. En 815, Kukai l'a visité pour y prier. L'approche du temple se fait par deux escaliers distincts. Celui des hommes possède 42 marches et celui des femmes en possède 33. Les croyants laissent de la monnaie (1 pièce de 1 yen) sur chaque marche pour solliciter la bonne fortune. Le dernier temple, qui domine le site, est particulièrement esthétique. 

      Il reste encore 1h30 de conduite pour arriver vers le Cap Muroto. La route est coincée entre les montagnes qui plongent et la mer, souvent démontée et grise. Les possibilités d’hébergement étant réduites dans le secteur, nous aurons certainement le loisir de tester un « minshuku », un hébergement de petite capacité, entre l’hôtel basique et la maison d’hôtes.

      V2 Bilan 110 m de montée et 570 m de descente
      V1 Bilan 570 m de montée et 110 de descente
      • Hébergement : Minshuku Misikikanko ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 4 à 5H de marche pour 11 km
      • Dénivelé 110 m570 m
      • Transport : 3 heures
      J11

      Temples 24 à 30, île de Shikoku

      A partir de ce jour, et jusqu’au temple 39, nous entrons dans le « chemin de l’ascèse ». Aujourd’hui, nous n’avons pas ou peu de marche, pas... Lire la suite

      A partir de ce jour, et jusqu’au temple 39, nous entrons dans le « chemin de l’ascèse ». Aujourd’hui, nous n’avons pas ou peu de marche, pas de nécessité de faire des manipulations de voiture. 

      Premier stop ce matin au Cap Muroto. Un petit sentier permet d’en découvrir quelques curiosités géologiques et botaniques, entre autres des « akous », ficus superba. Au-dessus de ce cap, le temple 24 du pèlerinage : Hotsumisakiji. On dit que, pour obtenir la sagesse infinie pareille à celle de Bouddha et une excellente mémoire, Kukai, à l’âge de 19 ans, pratiqua l’ascétisme dans une grotte du cap Muroto et compléta sa formation. Il fut impressionné par la vue grandiose de la mer et du ciel, c’est pourquoi depuis lors qu’il se nomma Kukai (« ku » signifie le ciel et « kai » veut dire la mer) ! Route pour Shinshohi (temple 25) puis jusqu’à la base du Kongochoji (temple 26). Petite marche possible avec juste une courte manip de véhicules. La route suit la baie de Tosa-wan puis attaque une montée raide à Konomineji (temple 27). L’approche finale se fait à pied, ainsi que la découverte l'ancien temple Jinja qui domine le site, mais qui semble abandonné. L’endroit est parfait pour un pique-nique sorti du sac. Poursuite en longeant la baie, avec la découverte des 3 temples suivants Dainichiji (temple 28), Kokubunji (temple 29), Zenrakuji (temple 30). A côté de ce dernier temple, il y en a un autre : Tosa-jinja. L’harmonie, le site et les proportions qui se dégagent de ce temple shintoïste font de l’ombre au temple officiel, mais il faut dire que Zenrakuji a été reconstruit en 1929 ! Il reste quelques kilomètres de route pour arriver dans la préfecture de Kochi. Visite possible du château. Construit durant l’époque d’Edo, il est connu pour avoir conservé la plupart de ses bâtiments d'origine. Kazutoyo Yamauchi décida la construction du château de Kōchi, qui s’étala de 1601 à 1611. La forteresse brûla cependant en grande partie en 1727 et la reconstruction dans le style original ne s’acheva qu’en 1753. Bien qu’ayant dû subir d’importantes rénovations de 1948 à 1959, le château est connu pour être l’un des douze encore intacts de nos jours, étant donné qu’aucune bataille ne s’y est déroulée. Il s’agit en fait d’un des seuls châteaux japonais dont l’ensemble des édifices intérieurs (honmaru), notamment le donjon (tenshu) et le palais, sont d’origine. Par conséquent, il a été reconnu bien culturel important du Japon en 1950. Installation dans un hôtel à Kochi.
       

      • Hébergement : Hôtel Southern City Kochi ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 1H30 de marche pour 5 km
      • Dénivelé 100 m100 m
      • Transport : 3 heures
      J12

      Temples 31 à 36, île de Shikoku

      Aujourd’hui, pas de manœuvres avec nos véhicules. Après le petit-déjeuner, direction la colline qui abrite le jardin botanique de Makino et sur... Lire la suite

      Aujourd’hui, pas de manœuvres avec nos véhicules. Après le petit-déjeuner, direction la colline qui abrite le jardin botanique de Makino et sur son sommet le temple 31 : Chikurinji. Le jardin et le temple dominent toute la ville (100 m de dénivelé). Nous ferons une petite boucle en montant par la voie « officielle » et en redescendant via l’Aoyagi-bashi bridge. Le Makino Botanical garden a été créé en 1958, avec un musée consacré à Tomitarō Makino (1862-1957), le « père de la botanique japonaise » et avec un laboratoire de recherche. Sa collection comprend aujourd'hui des rhododendrons japonais, des érables, des chrysanthèmes, des plantes de la région de Sohayaki et des plantes sauvages de la région de la préfecture de Kōchi. De retour à nos voitures, court transfert pour le temple 32 : Zenjibuji. Cerné par une épaisse forêt de bambous, il domine l’océan du haut d’un escarpement rocheux. Selon la tradition, Gyōki a fondé ce temple au début du IXème siècle et sculpté l'image principale, Jūichimen Kannon Bosatsu, qu'on vient prier pour la sécurité des marins. 

      Passage au temple 33 : Sekkeji. Selon la tradition, Kukai a fondé ce temple au début du IXème siècle sous le rite Shingon pendant l'ère Enryaku (782-806). Durant l'ère Tenshō (1573-1592), le temple a été attribué à la secte Rinzai qui appartient au rite zen du bouddhisme.

      Le temple 34 : Tanemaji, signifie "temple des semences". La légende dit que Kukai y aurait semé cinq sortes de graines : du riz, du blé, des fèves et deux sortes de millet. Devant le hall, il y a une statue de Kosodate Kannon, le bodhisattva de l'éducation des enfants. On vient au temple pour prier dans le but d'avoir un accouchement en sécurité. Les femmes enceintes achètent une louche d'eau en bois et la font bénir par le prêtre. Si leur enfant est né sain et sauf, le bas de la louche est découpé et accroché autour de la statue ! 

      10 kilomètres plus loin par minibus, arrivée à l’aplomb du temple 35 : Kiyotakiji. Il est situé sur une colline, plantée d'agrumes. On pourra en faire l’approche à pied, en gravissant de longues marches qui se terminent par une porte principale décorée de dragons finement sculptés. Gyōki aurait fondé le temple en 723, et aurait sculpté la statue de Yakushi Nyorai, bouddha de la guérison. Le nom Kiyotaki, qui signifie "la cascade pure", provient d'une légende selon laquelle Kukai, après avoir prié pour une récolte abondante, aurait frappé le sol de son bâton faisant ainsi apparaitre une source d'eau pure !

      Dernier temple de cette journée : Shoryuji (temple 36). Il est situé sur la péninsule de Yokonami, qui s'avance dans l'océan Pacifique, parallèle à la rive de la ville de Tosa, créant une crique profonde appelée Uranouchi Bay. Nous ferons l’approche de ce temple à pied, à partir du pont qui ferme la baie. La statue principale de ce temple est celle de Namikiri Fudo, une divinité au visage en colère mais bien intentionnée qui tient des cordes pour lier les gens au bien. Le temple était un lieu de culte pour les pêcheurs qui priaient pour la sécurité en mer et une bonne prise.
       

      • Hébergement : Sanyo-so Hot Springs and Hotel ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 2 à 3H de marche pour 8 km
      • Dénivelé 100 m100 m
      • Transport : 2 heures 30
      J13

      Temples 37 et 38, île de Shikoku

      But de cette journée : gagner la pointe la plus au Sud de Shikoku, le cap Ashizuri-misaki. La route qui mène à cette extrémité est assez sauvage,... Lire la suite

      But de cette journée : gagner la pointe la plus au Sud de Shikoku, le cap Ashizuri-misaki. La route qui mène à cette extrémité est assez sauvage, souvent coincée entre la mer et la montagne. Nous allons d’ailleurs démarrer cette étape en longeant la mer sur la Yokonami Skyline, puis le long du cap Naka-zaki. Après 80 km de route, nous arrivons au temple 37 : Iwamotoji. Gyōki a fondé ce temple en 729, un peu au Nord-Ouest de la position actuelle. Kukai a ensuite visité la région et a construit d'autres bâtiments. Les forces armées de Chosokabe ont incendié tous les bâtiments à la fin du XIVème siècle. Le hall principal a été reconstruit en 1978 et son plafond a été équipé de 575 peintures qui ont été choisies par le biais d'un concours à l'échelle nationale et présentent une grande variété de sujets, allant de saints bouddhistes à des animaux légendaires en passant par des animaux de compagnie et même Marilyn Monroe ! Le temple suivant, Kongofukuji (n°38), est situé à plus de 90 km, vers le Sud ce qui localement prend plus de deux heures de route. Kukai a fondé ce temple en 822 sur le souhait de l'empereur Saga, et a sculpté la statue de Senju Kannon. La croyance dit qu'on peut partir de là pour gagner le paradis. Cette proximité supposée de l’Eden et la violence des éléments incitent malheureusement de trop nombreuses personnes à se jeter depuis le haut des falaises. On dit que c’est l’endroit où il y a le plus de suicides au Japon ! Ceci étant, Kongofukuji est considéré comme un des plus beaux et des mieux conservés du pèlerinage parce qu'il a été épargné par les guerres et les conflits de l'Histoire. 
      Installation dans un hôtel, le long de cette côte déchiquetée et possible balade le soir autour de notre lieu de villégiature.

      • Hébergement : Hashizuri Sunnyside Hotel ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Transport : 4 à 5 heures
      J14

      Temples 39 et 40, île de Shikoku

      Après le petit-déjeuner, les deux véhicules vont rouler ensemble en longeant la côte d’Odo, très découpée. Quelques arrêts... Lire la suite

      Après le petit-déjeuner, les deux véhicules vont rouler ensemble en longeant la côte d’Odo, très découpée. Quelques arrêts photos devant les plus beaux points de vue. Dans la ville de Sukumo, il reste quelques kilomètres pour arriver au temple n°39 : Enkoji. L'image principale est de Yakushi Nyorai, le Bouddha de la guérison et de la médecine. Après ce temple, nous quittons la partie ascétique du pèlerinage.
      Retour à Sukumo et route pour le temple n°40 : Kanjizaiji. « Kanjizai » est le nom d'Avalokitesvara qui est employé dans le sūtra du cœur et « Ji » signifie temple en japonais. Ce temple, situé dans la préfecture d’Ehime, est le premier du « chemin de l’illumination ». Cette section se terminera au temple 65. L'histoire de Kanjizaiji remonterait à l'an 807 lorsque Kūkai visita la ville et créa trois statues vénérables en l'honneur de l'empereur Heizei. Ces statues sont très précieuses à tous les Japonais, des gens du peuple aux empereurs. Benzaiten est la divinité de ce temple. C'est une divinité des trésors et des arts, elle prévient les catastrophes naturelles et apporte de riches moissons. Elle facilite aussi la réussite dans les études. Ce temple possède également des statues des douze signes du Zodiaque. Les visiteurs arrosent les statues de leur signe personnel et prient en sa faveur.

      Un peu après le temple 40, le véhicule 2 s’arrête à Uchiumi (altitude 0 m), point de départ du Kashiwazaka trail, un superbe sentier qui coupe par la montagne. Après un peu plus de 3 km, l’altitude maximale est atteinte devant la chapelle de Shimizu Daishi (460 m). Un peu plus loin, au Tsuwanaoku Lookout, la vue sur la côte déchiquetée est de toute beauté. La descente est agréable mais plus longue. C’est sur cette section que les deux groupes vont se croiser en procédant à l’échange rituel des clefs des minibus ! Le véhicule 1 est garé sur le bord de la route. Poursuite jusqu’à la ville de Uwajima. Les deux groupes se retrouvent à l’hôtel le soir.

      • Hébergement : Hôtel Clement Uwajima ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 3H de marche pour 10 km
      • Dénivelé 460 m460 m
      • Transport : 2 heures 30
      J15

      Temples 41 à 43, île de Shikoku

      Départ des deux minibus en suivant la route 31. Le véhicule 2 va directement à Hanaga Jizo tandis que le véhicule 1 s’arrête en route au temple... Lire la suite

      Départ des deux minibus en suivant la route 31. Le véhicule 2 va directement à Hanaga Jizo tandis que le véhicule 1 s’arrête en route au temple 41 : Ryukoji, ce qui signifie temple de la lumière du dragon. Ce lieu est relié aussi à la culture du riz. Une légende dit que Kukai, qui passait par là, croisa un vieillard qui portait une botte de riz. Kobo Daishi reconnut en lui l’incarnation d’Inari-myojin, le Dieu du Riz. Il construisit donc un temple à cet emplacement ! Autrefois, les paysans venaient y faire des offrandes dans l’espoir de bonnes récoltes. Maintenant on y vient pour espérer faire des bonnes affaires dans la vie laïque !

      Début de la marche qui va nous conduire à Butsumokuji (temple 42) en suivant un chemin bucolique en partie au bord d’un lac (Nakayama-ike). Autrefois on visitait ce temple pour s’assurer de l’harmonie dans sa vie de couple. Aujourd’hui, il est honoré par ceux qui ont perdu un animal domestique ! Un sentier grimpe dans les montagnes jusqu’au col d’Hanaga-toge (495 m) avant de redescendre dans la vallée d’Hiji-kawa. Le véhicule n°2 attend ce groupe à Hanaga Jizo dans le talweg. En voiture, nous rejoignons la ville de Seiyo et Meisekji (temple 43). C’est le temple de la pierre brillante. Dans un cadre verdoyant, il est dédié à une déesse qui portait des grosses pierres la nuit et qui disparaissait à l’aube ! Après ce temple, nous pourrons passer au « museum of Ehime History and Culture ». Puis, autre possibilité, celle d’aller jusqu'au Sada misaki Cape Lighthouse. La météo nous guidera dans nos choix ! Retour à Yawatamaha puis Uchiko. Par des routes sinueuses qui s’enfoncent entre les montagnes, nous gagnons ensuite Kuma Kogen puis l’hôtel Furuiwayaso, un des seuls hébergements dans ces contrées reculées.

      • Hébergement : Hôtel Kokumin Shukusha Furuiwayaso ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 2H30 de marche pour 9 km
      • Dénivelé 300 m300 m
      • Transport : 3 à 5 heures
      J16

      Temples 44 et 45, île de Shikoku

      Il y a beaucoup de très belles étapes dans ce pèlerinage, mais celle-ci est remarquable ! Le véhicule 1 part directement pour la base du temple 44... Lire la suite

      Il y a beaucoup de très belles étapes dans ce pèlerinage, mais celle-ci est remarquable ! Le véhicule 1 part directement pour la base du temple 44 : Daihoji (altitude 565 m). Devant le temple, deux énormes sandales, refaites tous les cent ans symbolisent le pèlerinage et les chausses de Kukai. Des quantités de pièces de 1 yen sont coincées dans les fibres, offrandes des pèlerins ! Noyé dans une forêt de cèdres centenaires, ce temple a été la proie des flammes de nombreuses fois. Deux « Nios » gardent l’entrée à la porte principale. Ils datent de l’époque Muromachi (1455) et n’ont pas été endommagé par l’incendie de 1847. La statue de Jyuichimen-kannon (Bodhisattva à 11 visages) est un objet de vénération particulier. Pour rejoindre le temple suivant, quatre heures de marche sont nécessaires, en grande partie dans une très belle forêt de cèdres. Il faudra traverser deux cols avant d’arriver à Iwaya-ji qui est le 45ème temple. Blotti au pied d’une grande falaise, il a lui aussi subit l’assaut des flammes très souvent. L’ensemble des bâtiments a été reconstruit au début du XXème siècle, suivant les plans anciens. L’endroit est empreint d’une grande énergie, d’une ambiance magique. Ce temple, comme la quasi-totalité des autres lieux saints sur ce pèlerinage, n’a pas été construit là par hasard ! Les plus téméraires pourront monter en haut d’une grande échelle, jusqu’à une grotte / temple au milieu d’une falaise. Belle descente jusqu’au parking où le véhicule 1 attend sagement. Il reste une bonne heure de route pour arriver à Matsuyama. Les deux groupes se retrouvent à l’hôtel. Nous passerons deux nuits dans cet hébergement.

      Dans cette ville, et suivant notre heure d’arrivée, il y a deux curiosités un peu incontournables à voir : Dôgo Onsen et le château. C’est en 1603 que la ville devient une place stratégique dans la grande province d’Iyo, le clan Matsudaira y faisant bâtir un château sur la colline Katsu. Le château de Matsuyama a été construit pour la première fois par Kato Yoshiakira de 1602 à 1627. Le château est l'un des douze châteaux japonais qui subsistent encore de nos jours, bien qu'il ait brûlé deux fois, une fois en 1642 et une autre fois en 1784 après avoir été frappé par la foudre. Les structures actuelles datent de 1854. L'impressionnant donjon central de trois étages est classé comme «Bien culturel important» et présente des expositions d'épées de samouraïs, de vieux palanquins et des armures des anciens seigneurs féodaux (daimyo) de Matsudaira. Le château possède également des portes impressionnantes et des tourelles défensives.

      Quant à Dôgo Onsen, c’est la plus ancienne station thermale onsen du Japon. Le complexe comprend un certain nombre de bains différents, dont le Kami-no-yu et le Tama-no-yu. Les bains impériaux Yushinden ont été construits en 1899 pour la famille impériale et utilisés pour la dernière fois en 1950. La somptueuse salle est maintenant ouverte aux visites guidées. L'annexe de Tsubaki-no-yu, qui passe par la galerie marchande, est moins touristique et est principalement utilisée par les habitants de la ville.

      • Hébergement : Tokyo Daichi Hotel Matsuyama ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 4H de marche pour 10 km
      • Dénivelé 420 m420 m
      • Transport : 1 heure 45
      J17

      Temples 46 à 51, île de Shikoku

      Hier était une journée dans la pleine nature et aujourd’hui c’est un peu l’inverse, nous allons déambuler dans la banlieue et la ville de Matsuyama. C’est... Lire la suite

      Hier était une journée dans la pleine nature et aujourd’hui c’est un peu l’inverse, nous allons déambuler dans la banlieue et la ville de Matsuyama. C’est une journée pleine d’histoire et c’est surtout l’occasion de voir les habitants dans leur environnement. Croisement des véhicules et des groupes. Pour le véhicule 2, transfert au temple 46 : Jororiji. Sur une pierre, les empreintes du Bouddha. Si on se met pieds nus sur ces empreintes, on aura de bonnes jambes et une sécurité accrue sur les routes lors des voyages ! Début de notre marche qui va nous emmener en fin de journée au temple 51, au total 13 km. A Yasakaji (temple 47), on ne pourra pas admirer l’image principale : Amida-nyorai, Thatagata possédant la longévité éternelle et émettant une lumière incommensurable. Elle est cachée et n’est présentée aux pèlerins que tous les 50 ans. Sa prochaine apparition est prévue en 2034 ! Ce temple est le lieu central de la pratique du Shugendô, soutenu par l'école Daigo. Le shugendô est la Voie de l’Essai par la Formation. C’est la recherche puis l'obtention sur le sentier (dô) grâce à des pratiques ascétiques (shu) de puissances surnaturelles divines (gen). Le shugendô est l'ensemble des pratiques et règles qu'il convient de suivre pour atteindre ce résultat. Les shugenjas, adeptes de cette pratique, sont plus communément appelés Yamabushi, "ceux qui couchent dans la montagne" car c'est en effet le plus souvent dans les montagnes qu'ils pratiquent, retirés, en pèlerinage, ou déambulant "errants" à travers le pays. Sous la salle principale, 8000 statues d’Amida, offertes par des pèlerins. Et dans ce temple il y a deux tunnels, l’un représentant l’Enfer et l’autre le Paradis ! Un kilomètre plus loin, stop à Monjuin. Il ne fait pas partie des 88 temples du pèlerinage mais il a une importance capitale… et il mérite que l’on s’y attarde pour connaître l’histoire d’Emon Saburo. Cet homme était avide, impitoyable et c’était aussi le plus riche de la région. Un jour, un mendiant apparut devant la maison de Saburo et essaya d’exercer la mendicité. Saburo le renvoya. Ce moine vint tous les jours et au huitième jour, Saburo étant en rage, celui-ci renversa le bol du moine avec un balai. Le bol se cassa en huit morceaux et le moine disparut à tout jamais. C’était en fait Kukai… Par la suite, les huit enfants de Saburo moururent l’un après l’autre. Saburo compris alors, mais trop tard et il regretta profondément son mauvais comportement et il partit à la recherche de Kukai pour lui présenter ses excuses. Après avoir fait 20 fois le parcours des 88 temples, il était exténué et il s’effondra ! Alors qu’il était sur son lit de mort, Kukai apparut et lui pardonna tous ses pêchers. Saburo lui demanda de le faire renaître afin qu’il puisse consacrer sa vie aux gens. En mourant il avait une pierre dans sa main sur laquelle son nom était gravé. Peu de temps après, un bébé vint au monde serrant dans une main une pierre portant le nom de Saburo. Devenu adulte, le jeune Saburo restaura le temple Ishiteji (temple 51) et cette pierre y fut installée. Saburo passe ainsi pour le premier pèlerin de Shikoku

      Sairinji est le temple suivant : n°48. Pour faire face à une grande sécheresse, Kukai fit jaillir une source dans l’enceinte de ce temple. Comme cette enceinte est à un niveau plus bas que la berge de la rivière, il est dit que si l’on rentre en état de pêcher dans ce lieu… on file directement en Enfer… Devant le temple Jodoji (49), on pourra admirer les deux gardiens : Nareen Kongo et Misshaku Kongo, un à la bouche ouverte et l’autre fermée !  Petit diverticule ensuite pour grimper, par une volée d’escaliers raides, devant le sanctuaire shinto de Hio Hachiman Jinja. C’est un très beau temple qui mérite le détour et qui est rarement visité. On arrive ensuite à Hantaji (temple 50). Dans ce lieu sacré, la salle Shoten-do abrite l’image de Kangiten qui est l’objet de prières pour demander la réussite aux examens ou dans les affaires, la protection contre le malheur ou l’harmonie du couple. Ishiteji (temple 51) sera le dernier de cette longue journée ! C’est ce temple qui a été restauré par le jeune Saburo (ishi = pierre et te = main). Il est entre autres remarquable par sa pagode à trois étages, de style architectural de l’ère Kamakura (1185 – 1333). Des dizaines de statues sont installées dans le temple : cette collection étrange rassemble des bouddhas squelettiques, des dragons baroques et bien d'autres représentations étonnantes. Il y a aussi un deuxième temple caché, accessible depuis une grotte, qui renferme une miniature de chacun des 88 temples de Shikoku et représente les nombreuses formes du Bouddha. La voiture du groupe 1 nous attend sagement sur le parking devant le temple. Court transfert à l’hôtel.

      • Hébergement : Tokyo Daichi Hotel Matsuyama ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 4H de marche pour 13 km
      • Dénivelé 100 m100 m
      • Transport : 45 minutes
      J18

      Temples 52 à 59, île de Shikoku

      Aujourd’hui pas de manipulation de voiture mais trois belles balades (en boucle ou en aller et retour) sont au programme. Premier stop, après 8 km de route, à la... Lire la suite

      Aujourd’hui pas de manipulation de voiture mais trois belles balades (en boucle ou en aller et retour) sont au programme. Premier stop, après 8 km de route, à la base du Taisanji (temple 52). La légende dit que ce temple a été construit en une nuit. Le bâtiment principal a été achevé en 1305. La statue principalement vénérée est la déesse Kannon à onze visages. Le bâtiment principal est le plus grand appartenant à la secte bouddhiste Shingon, et il a été reconnu comme trésor national. On peut ensuite (option) aller par un petit sentier jusqu’au petit temple de Kyogamori (140 m de dénivelé). Poursuite de la route et après 2 km, arrivée à Enmyoji (temple 53). La route suit le bord de mer pendant 35 km et nous arrivons à Enmeiji (temple 54). Il est bâti sur une petite colline boisée, dans un cadre très calme. Petite balade en a/r jusqu’au mont Chikami – Yama (243 m d’altitude) d’où l’on aura une belle vue sur les différentes mers intérieures qui séparent Shikoku de l’île de Hongshu. 

      Le temple 55 : Nankôbô (temple de la Lumière du Sud) est situé un peu plus loin vers l’Est. Comme souvent, un sanctuaire shinto, dédié à Inari, jouxte ce temple. A l'origine, le temple n'était même qu'une annexe du temple shinto. Toujours dans la même ville d’Imabari, on visite ensuite les temples 56 à 59 :

      Taisanji (temple 56) a été, comme le Nankôbô, détruit en juillet 1945 par l'aviation américaine.

      Eifukuji (temple 57) est le temple de la Bonne Fortune. Situé sur une petite colline boisée, il demeure aujourd'hui un lieu de prière pour la sécurité des gens de mer. 

      Nous gagnons ensuite à pied, à travers un beau parc boisé, le temple 58 : Senyuji. C’est le temple de l'Ermite en méditation. Fondé au VIIème siècle par Okikimi sur l'ordre de l'empereur Tenchi. Il devient un lieu d'ermitage pour l'ascète Abô. Situé à 280 m d’altitude, on a une belle vue sur la plaine côtière, le golfe d'Imabari et la Mer Intérieure. Retour à Eifukuji en faisant une boucle par Mishima Jinja et Kichijozenji. 

      Dernier temple de la journée : Kokubunji (n°59). C’est le temple officiel de la province d'Iyo. En 741, l'Empereur Shômu ordonne de construire un temple bouddhiste majeur dans chaque province du Japon. Ces constructions ont été supervisées par Gyôgi Bosatsu. Kôbô Daishi a peint les cinq bouddhas majeurs pour ce temple. Cinq incendies ont, au cours des temps, dégradé ce temple, qui présente, de nos jours, un aspect assez moderne. Il reste une demi-heure de route pour arriver à notre hôtel dans la ville de Saijo.

      • Hébergement : Hôtel Righa Royal Nihama ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 2H30 de marche pour 8 km
      • Dénivelé 400 m400 m
      • Transport : 2 heures 30
      J19

      Temples 60 à 64, île de Shikoku

      Aujourd’hui longue journée de marche et avec du dénivelé ! Le minibus 1 gagne, en 10 mn de route, le temple de Myounji (30 m d’altitude).... Lire la suite

      Aujourd’hui longue journée de marche et avec du dénivelé ! Le minibus 1 gagne, en 10 mn de route, le temple de Myounji (30 m d’altitude). Début de la marche (petite route au départ puis sentier) jusqu’au temple de Yokomineji (n°60), situé à 740 m d’altitude. Autrefois totalement perdu dans la montagne, sur les pentes du Mt Ishizuchi (1985 m, le plus haut point de l’Ouest du Japon), il est maintenant rendu plus accessible par une route à péage qui amène les pèlerins motorisés à 500 mètres du temple, en utilisant le versant Est de la montagne. Du temple, descente par un autre sentier, puis en suivant une petite route jusqu’au temple n°61 : Koonji. Reconstruit en 1976, ce temple ultra-moderne surprend ! On aime… ou pas … Le groupe 1 y retrouve la voiture n°2, la passation des clefs ayant eu lieu certainement vers le temple 60. Il reste 3 temples à visiter, mais en voiture cette fois.

      Hojuji (temple 62) est le temple de la Prospérité et de la Longévité. Tout comme le Koonji, les prières dans ce temple seraient favorables aux accouchements faciles. Juste à côté : Kichijoji (n° 63) est le temple de la prospérité. Il est fréquenté par les guerriers, mais aussi les commerçants, en particuliers les patrons de restaurants. Comme curiosité, on y trouve une "Maria kannon" statue chrétienne cachée de la vierge Marie, offerte par un navigateur espagnol, ainsi qu'un rocher percé "Jojuseki". Pour voir ses souhaits exaucés, le pèlerin doit aller, les yeux clos du hondô à ce rocher et passer son bâton à travers le trou. Dernier temple de cette journée : Maegamiji (n°64). Le temple de la face de Dieu, appelé aussi Temple d'or d’Ishizuchi, a été fondé en 781 par un ascète Enno Ozunu, qui s'est retiré au sommet de la montagne Ishizuchi. Le temple ressemble à un sanctuaire shinto, en raison de son association avec le culte de Zaô-gongen, dieu montagnard, commun aux deux religions. Il protège les guerriers contre les démons, qu'il écrase sous ses pieds, il est en général représenté en équilibre sur un pied. Il reste une petite heure de minibus pour arriver à notre hôtel à Shikoku-chuo.

      • Hébergement : Grand Forest Hotel ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 5 à 6H de marche pour 19 km
      • Dénivelé 800 m800 m
      • Transport : 1 heure 30
      J20

      Temples 65 à 67, île de Shikoku

      Le véhicule n°2 part pour Togawa Park (60 m d’altitude) à quelques minutes de l’hôtel. Marche en forêt jusqu’au temple 65 : Sankakuji... Lire la suite

      Le véhicule n°2 part pour Togawa Park (60 m d’altitude) à quelques minutes de l’hôtel. Marche en forêt jusqu’au temple 65 : Sankakuji (350 m d’altitude). Le temple a été créé à la demande de l'empereur Shōmu (701-756) par le prêtre Gyōki, qui voulait répandre la direction Jōdo du bouddhisme. À la fin du XVIème siècle, le temple est détruit par les troupes de Chōsokabe Motochika. L'installation actuelle date de 1849. En 1971, le temple est entièrement restauré. La principale figure du culte est un Kannon à onze visages de la période Heian. Inscrite comme bien culturel de la préfecture, la statue mesure environ 168 cm de haut et est réalisée d'une seule pièce en bois Hinoki. Elle n'est montrée publiquement qu'au début du cycle de 60 ans, la dernière fois étant en 1984 !  Nous voici à la fin du chemin de l’illumination. Descente par le versant Est de la colline où le groupe 2 retrouve la voiture n°1 devant Handa Rest Hut (200 m). Transfert pour le temple n°66 : Unpenji. C’est le premier temple du « Chemin du Nirvana », qui s’achèvera au temple 88.  Situé sur une crête à 900 m d’altitude, Unpenji, le “temple des nuages environnants”, est le plus haut des 88 temples. On peut y admirer la mer intérieure du Japon. Si les pèlerins ont pendant des siècles redouté son ascension, ceux d’aujourd’hui prennent le téléphérique en montant du côté Kagawa. On y trouve 500 superbes statues de rakan (méritants ou sages). On aurait, dit-on, tous un sosie parmi ces 500 statues : cherchez le vôtre.
      Nous sommes arrivés à ce temple par une toute petite route qui serpente et grimpe raide sur le versant Sud de la montagne. Après la visite du temple nous allons emprunter un superbe sentier qui descend dans la vallée, jusqu’à la gare de téléphérique de Sanroku (280 m) et remonter au temple avec cette remontée mécanique. 

      Retour aux véhicules et, par une magnifique route sinueuse, nous contournons la montagne pour nous retrouver dans les plaines du versant Nord. Visite du temple n°67 : Daikoji, un bel ensemble situé dans la ville de Mitoyo. Notre hôtel du soir n’est plus très loin, dans le centre de la ville de Kanonji.

      • Hébergement : Hôtel Kanonji Chez Toi ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 4H de marche pour 12 km
      • Dénivelé 300 m900 m
      • Transport : 2 heures 30
      J21

      Temples 68 à 79, île de Shikoku

      Peu de marche prévue ce jour et les deux minibus suivent le même itinéraire. Nous allons débuter par Jinnein (temple 68) et Kanonji... Lire la suite

      Peu de marche prévue ce jour et les deux minibus suivent le même itinéraire. Nous allons débuter par Jinnein (temple 68) et Kanonji (temple 69). Ces deux temples sont situés dans la même enceinte. Ce sont les deux seuls du pèlerinage à être dans ce cas. Ils disposent par contre de Hondô et Daichidô séparés. Ils ont été construits ensemble, vers 703, sur une colline qui domine la ville qui a pris elle-même le nom de Kannonji. Motoyamaji est le temple n°70. Il a été fondé par Kôbô Daishi en 807. Le Hondo a été fortement remanié à l'époque de Kamakura. Il est classé Trésor National. Ce temple a été à une époque le plus important de Shikoku, avec 24 temples attachés. Il se situe dans une plaine à riz, à un kilomètre du village homonyme de Motoyama. 

      Les temples 71 à 77 se trouvent dans un rayon de quelques kilomètres. 

      Iyadaniji (n°71) est le temple des huit Vallées. Il a été construit au sommet d'une colline par Gyôgi Basatsu. Son nom était alors Ya-kuni-dera (Temple des 8 provinces) car il domine 8 vallées. Kôbô Daishi a prononcé en ce lieu son vœu de propager le Bouddhisme. Ce temple est un des plus difficiles d'accès pour les non-marcheurs. Une longue montée est nécessaire pour atteindre le point culminant à partir du dernier parking. A ce titre il fait partie des 4 "Nansho". C'est aussi un des plus captivants, par sa succession d'escaliers de pierre, de rondins et de nos jours, d'acier. Il est connu pour ses nombreux bouddha de pierre. 

      Mandaraji (n°72) est le Temple des Mandalas. Initialement appelé Sesaka dera. C'était le temple ancestral du clan Saeki, auquel appartint Kôbô Daishi. De nos jours ce temple se situe au milieu d'une plaine agricole et possède une modeste enceinte. 

      A Shusshakaji (n°73) il y a une belle légende à propos de Kūkai. Celui-ci, âgé de sept ans, gravit la montagne derrière le temple et déclara, «Je veux devenir moine et sauver de nombreuses personnes». Il sauta alors d'une falaise et Shaka Nyorai, assis dans une fleur de lotus apparu accompagné d'un être céleste et sauva sa vie !

      Passage à Koyamaji (temple 74)
      Le Zentsuji (n°75) est le plus grand temple du pèlerinage et de l'île de Shikoku. Son nom signifie le Temple du Droit Chemin. Ce temple est très important car c'est le lieu de naissance de Kûkai. C'est là qu'il a passé son enfance. Les visiteurs peuvent parcourir, dans le sous-sol du temple un couloir (Kaidan meguri) long de plus de 100m, obscur, en se guidant seulement de leur main gauche sur le mur. Ce temple a été construit sur un site donné à Kûkai par son père Yoshimichi. Pour sa construction, ont été utilisés des sables provenant des 8 lieux sacrés de l'Inde. Sa construction, commencée en 810, s'est achevée en 816 par la consécration de ce temple, qui devient le premier de la secte Shingon. Le plan est celui des plus grands temples "Shishidô-garan", soit sept bâtiments principaux plus une grande pagode. Un stûpa, rare au Japon confirme l'influence indienne

      Visite du Konzoji (temple 76) puis du Doryuji (temple 77)

      Goshoji (n°78) est le temple de l’Illumination du Village Natal. De dimension assez modeste, il comporte une galerie souterraine qui abrite des milliers de statues-offrandes de Kannon, toutes identiques. 

      Tennoji (temple 79) sera le dernier de cette journée. Petit transfert d’une demi-heure pour arriver à Takamatsu. Nous passerons deux nuits dans cette ville.

      • Hébergement : Hôtel Daiwaroynet Takamatsu ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 1H de marche pour 3 km
      • Dénivelé 100 m100 m
      • Transport : 2 heures
      J22

      Temples 80 à 82, île de Shikoku

      Aujourd’hui, nous reprenons nos habitudes de croisement de groupe ! Le véhicule 1 se rend directement à Kokubunji (temple 80). Attention des Kokubunji, il... Lire la suite

      Aujourd’hui, nous reprenons nos habitudes de croisement de groupe ! Le véhicule 1 se rend directement à Kokubunji (temple 80). Attention des Kokubunji, il y en a plein dans tout le pays. Rien que sur l’île de Shikoku il y en a quatre. Kokubunji ça veut dire « temple du partage du pays ». Shōmu, 45ème empereur du Japon, a découpé le pays en provinces et a ordonné, en l’an 741, que soient établis des « temples provinciaux » (un par province donc) qui seront connus sous le nom de Kokubunji. Le temple principal est le Tōdaiji à Nara (on y passe à la fin de ce circuit). Tout ce site est classé comme patrimoine historique national, et l'on peut en admirer certains des objets au musée. 

      Début d’une longue balade qui va nous mener au temple 81 : Shiromineji puis au Negoroji (temple 82). Pour aller au n°81, départ de 40 m d’altitude et arrivée à 265 m, mais après un sommet à 383 m. Un peu un chemin en montagnes russes sur une distance de presque 7 km. Le temple Shiromineji, étape autrefois importante sur le chemin du pèlerinage, abrite la tombe de l'empereur japonais Sutoku (1119-1164), dont le règne prit fin lorsqu'il abdiqua et fut exilé loin de Kyoto.

      Pour rejoindre Negoroji (362 m), c’est un peu pareil, chemin en montagnes russes. Negoroji est situé au milieu d’une forêt sur une montagne dont la vue sur Takamatsu et Sakaide est superbe. Le temple lui-même est magnifique, perdu ainsi dans la nature. A l’intérieur est hébergée une statue classée comme Objet Culturel Important de la Nation, il s’agit de Senju Kannon Ryu-zo, statue qui n’est montrée au public qu’une fois tous les 33 ans (la dernière fois c’était en 2003). Il y a aussi beaucoup d’érables dans le secteur, ce qui donne des couleurs magnifiques en novembre. Le nom de Negoroji signifie Temple du Parfum de la Racine. Il provient du fait que Senju-Kannon est faite en racine d’arbre et cette racine dégagea un parfum délicieux lors de la sculpture de la statue. A Negoroji nous retrouvons le véhicule du groupe 2, sur le parking du temple. Route pour le temple n°83 : Ichinomiyaji. Enfin, trajet pour Takamatsu où nous allons visiter le jardin Ritsurin. Le Ritsurin-kōen est un jardin historique dont l'origine remonte au début du XVIIème siècle. C'est l'un des plus beaux jardins du Japon, le plus vaste à avoir reçu le label de paysage exceptionnel. Adossé au mont Shiun, le jardin présente des paysages variés et pittoresques parsemés d'étangs, de collines boisées, de ponts et de pavillons. Retour à notre hôtel à la fin de la visite.

      • Hébergement : Hôtel Daiwaroynet Takamatsu ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 4H de marche pour 12 km
      • Dénivelé 500 m500 m
      • Transport : 1 heure
      J23

      Temples 84 à 87, île de Shikoku

      Dernier croisement de groupe pour ce voyage. Le véhicule 2 part à Henjoin (30 m d’altitude), un petit sanctuaire situé à 1.5 km du temple n°84... Lire la suite

      Dernier croisement de groupe pour ce voyage. Le véhicule 2 part à Henjoin (30 m d’altitude), un petit sanctuaire situé à 1.5 km du temple n°84 : Yashimaji (Île du Toit, altitude 283 m). Cet édifice domine la baie de Takamatsu. Le temple, fondé en 754 par le moine chinois Chien-chen, se nommait Nanmen-zen et se trouvait au nord du plateau. Kûkai reconstruisit le temple sur la partie sud et lui donna son nom actuel. Le lieu est célèbre pour une bataille entre les clans Genji et Heike en février 1185.

      Le chemin pour Yakuriji (temple 85) redescend jusqu’au niveau de la mer et remonte jusqu’au temple (221 m d’altitude). Le temple est proche du sommet du mont Goken, qui a une altitude de 375 m et se compose de cinq énormes pics qui dépassent de la terre comme des épées. Ce temple a vu le jour en 829, lorsque Kobo Daishi est venu dans ces montagnes pour pratiquer le Gumonjiho, un exercice ascétique censé donner une excellente mémoire. À ce moment, cinq épées sont tombées du ciel et la divinité de la montagne, Zao Gongen, est apparue avec la révélation que « cette montagne sera un lieu sacré du bouddhisme». Kukai a ensuite enterré les épées pour les garder en lieu sûr, et a sculpté une image de Dainichi Nyorai et a nommé ces montagnes Mt. Gozen (cinq épées). Le temple à l'époque s'appelait Yakunidera (temple des huit terres), car on pouvait voir huit provinces différentes dans toutes les directions depuis le sommet, mais lorsque Kobo Daishi a de nouveau escaladé ces montagnes avant de partir étudier à Tang en Chine, il en a planté huit châtaigniers pour prédire le succès de son voyage. Ces arbres ont commencé à bourgeonner à son retour au Japon, et en conséquence Kukai renomma le temple en Yakuriji (Temple des huit châtaigniers)

      Par une petite route très raide, redescente dans les faubourgs de Takamatsu City. La voiture du groupe 1 est garée devant la Galerie George Nakashima. Visite de ce musée. Le créateur d'ameublement américano-japonais George Nakashima, reconnu dans le monde entier pour sa technique, a commencé à travailler avec Sakura Seisakusho en 1964. Ce centre a été créé pour commémorer le soixantième anniversaire de la fondation de Sakura Seisakusho. Plus de soixante pièces sont exposées pour enseigner aux visiteurs la vie de Nakashima et sa philosophie de la créativité

      Quelques kilomètres plus loin, visite de Shidoji (temple 86), situé sur la côte face à la baie de Shido. Dans une zone de l'enceinte se trouve un jardin avec un ruisseau sinueux qui aurait été construit il y a 550 ans pendant la période Muromachi, ainsi qu'un jardin paysager sec crée à l'époque Showa par Mirei Shigemori, appelé Muzentei (Jardin Immaculé). Dernier temple pour aujourd’hui : Nagaoji (n°87). Malgré le fait que ce temple soit l’avant dernier du pèlerinage… il ne fera pas partie des monuments dont on se souvient toute sa vie. Pour celui-là, on va dire que le plus important est l’attestation sur nos nokyosho de notre passage. Trois sceaux rouges et une belle calligraphie ! Notre hôtel pour ce soir est situé à quelques encablures de ce temple. Bains chauds, sauna… il nous faudra apprécier cette dernière nuit sur l’île de Shikoku.

      • Hébergement : Hôtel Tresta Shirayama ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 3H de marche pour 10 km
      • Dénivelé 600 m600 m
      • Transport : 1 heure 30
      J24

      Du temple 87 au temple 88, île de Shikoku. Transfert Tokushima et Kobe

      Pour cette jonction avec le dernier temple du pèlerinage, nous tenons à ce que le groupe fasse cette étape dans le bon sens et en formant une seule équipe. Transfert... Lire la suite

      Pour cette jonction avec le dernier temple du pèlerinage, nous tenons à ce que le groupe fasse cette étape dans le bon sens et en formant une seule équipe. Transfert de notre hôtel vers le parking du temple 87. Il reste 13 kilomètres pour aller au temple 88. Jusqu’au barrage de Maeyama (5 km), l’itinéraire est urbain. Ensuite, deux chemins sont alors possibles. Nous prendrons le sentier qui passe par Kurusu Jinja. Au col (740 m d’altitude), à l’aplomb du Mt Nyotai, il ne reste plus que 1.2 km pour arriver à Okuboji, temple 88. C’est le temple de l'accomplissement des souhaits car c'est la destination finale du pèlerinage et le dernier du Chemin du Nirvana. Selon des écrits documentant ses origines et son histoire, le temple a vu le jour en 717, lorsque Gyoki a visité cette terre, a entendu une révélation du ciel et y a construit un petit ermitage. Kobo Daishi s'y est rendu en 815 et a suivi une formation religieuse dans une grotte à mi-hauteur du mont Nyotai. Il a érigé un bâtiment dans un creux de la vallée, dans lequel il a enchâssé une sculpture du Bouddha Guérisseur, ainsi qu'un bâton qu'il a reçu de Maître Keika, de Tang en Chine. On dit que le temple Okuboji a été nommé d'après ce creux. Pendant la période Edo (1603-1868), il y avait quelques temples le long du pèlerinage de Shikoku où les femmes n'étaient pas autorisées à prier. Cependant, parce que les adoratrices étaient autorisées à Okuboji, le temple a gagné le nom de "Women's Koya", une référence au mont Koya, le siège de la secte Shingon. Comme il s'agit du dernier lieu sacré du pèlerinage, de nombreuses personnes laissent ici leur bâton de pèlerinage une fois leur voyage terminé. À côté de l'actuel Daishido Hall, il y a un bâtiment où ces bâtons de marche sont conservés. Le groupe peut tranquillement savourer la fin de ce périple sur Shikoku. Les deux accompagnateurs repartent en taxi au temple 87 pour récupérer les deux minibus. Retour vers Tokushima… mais en passant et en s’arrêtant au temple de Ryozenji (le fameux temple n°1). La boucle doit être fermée, à pied ou en voiture ! A Tokushima, nous reprenons la route qui va nous ramener vers Honshu, via l’île d’Awajishima. Pour cette soirée, arrêt à Kobe

      Kobe est connu pour deux choses :  le terrible sinistre tremblement de terre de 1995, et une autre nettement plus sympathique… son bœuf ! Et ce soir, dîner dans un restaurant hyper traditionnel où l’on va nous servir ce plat (désolé pour les végétariens). Attention, les portions sont homéopathiques mais le décorum et la façon de préparer ce bœuf ne peuvent se voir qu’au Japon !

      Le dîner sera servi dans un restaurant spécialisé Bœuf de Kobe
      • Hébergement : Hôtel Okura Kobe ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 4H de marche pour 13 km
      • Dénivelé 740 m240 m
      • Transport : 4 heures
      J25

      De Kobe à Koya San

      Départ matinal de Kobe. Route pour Gokurakubashi (environ 1h30 pour 90 km). Hier soir, nous avons fait le tri dans nos gros bagages qui vont rester dans les... Lire la suite

      Départ matinal de Kobe. Route pour Gokurakubashi (environ 1h30 pour 90 km). Hier soir, nous avons fait le tri dans nos gros bagages qui vont rester dans les minibus. Départ donc de Gokurakubashi avec un petit sac pour passer la nuit qui vient. Montée en funiculaire sur le plateau de Koya San, haut-lieu du bouddhisme situé à 900 mètres d’altitude, au milieu d’un étroit plateau encerclé par huit collines. Avec un bus, autre transfert pour arriver au centre de cet ensemble de monastères et de boutiques un peu étonnant. Nous déposons nos petits bagages dans un monastère qui va nous accueillir ce soir. Repas dans un restaurant local puis c’est parti pour une découverte de Koya San. Classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, il constitue la plus grande cité monastique du Japon, avec 120 temples et monastères installés sur la montagne. Nous débutons la visite par la vaste nécropole sacrée d’Okuno-in, sans doute le site le plus fascinant de la ville. Borné de lanternes de pierres moussues, un sentier pavé traverse une forêt de cèdres plusieurs fois centenaires. Dans cet étrange sous-bois, nous découvrons un lieu mystique abritant près de 200 000 tombes, dont certaines plus que millénaires, des mémoriaux et des statues de personnages historiques. Poursuite à pied jusqu’au mausolée de Kobo Daishi, cœur spirituel des lieux. Retour par un autre chemin avant de partir découvrir un autre site incontournable de Koya San ; le complexe de temples Danjo Garan, dominé par une grande pagode laquée de vermillon de près de 50 m de haut. En fin d’après-midi, retour dans notre temple-auberge (ou shukubo) pour la nuit avec un dîner servi particulièrement tôt. L’hôtellerie traditionnelle des shukubo est similaire à celle des ryokan, avec un confort plus spartiate.

      Loger dans un temple sera l’occasion de goûter à la cuisine des moines, le shojin ryori, cuisine bouddhiste végétarienne mêlant simplicité et subtilité afin de nourrir corps et esprit sur le chemin de l’Eveil. Ce repas est servi dans l’enceinte de notre temple-auberge par les moines.
       

      Dans le Temple-auberge, chambre à la japonaise, WC et salle de bain à partager
      • Hébergement : Temple-auberge ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 3H de marche
      • Dénivelé 0 m0 m
      • Transport : 2 heures
      J26

      De Koya San à Nara

      Pour les volontaires, participation à la cérémonie de méditation du matin au temple. Après un petit-déjeuner de style végétarien... Lire la suite

      Pour les volontaires, participation à la cérémonie de méditation du matin au temple. Après un petit-déjeuner de style végétarien zen, nous poursuivons notre découverte de ce grand ensemble monastique. Depuis 12 siècles, Koya San est au pays du Soleil Levant ce que Saint-Jacques-de-Compostelle est à l’Europe ; une foule de pèlerins s’y pressent chaque année ! A pied, nous rejoignons rapidement Kongobu-ji, monastère principal du bouddhisme Shingon. Construit en 1592, il est célèbre pour abriter de belles peintures sur fusuma (cloisons coulissantes) ainsi qu’un vaste jardin de pierres. Poursuite vers le mausolée de Tokugawa, fait de bois et décoré à l’intérieur de feuilles d’or et d’argent. Pour midi nous devrons être de retour au funiculaire, redescendre à Gokurakubashi, reprendre les minibus et rouler en direction de Nara (environ 1h). Avant d’arriver dans l’ancienne capitale de l'archipel et berceau de la culture, des arts et de l'artisanat japonais, stop au temple de Horyuji. Les bâtiments les plus anciens (le kondō, la pagode à cinq étages et la porte centrale) datent de la période d'Asuka (milieu du VIème siècle) et sont considérés comme les plus anciennes constructions en bois du monde
      Beaucoup plus vaste que la ville actuelle, l’ancienne Nara fut aussi autrefois la dernière étape sur la route de la Soie... Aujourd’hui, 8 sites sont inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO dont le plus impressionnant est sans aucun doute le Daibutsu (grand bouddha en bronze de 16 m de haut) que nous découvrons dans l’imposant temple Todai-ji, plus grand bâtiment en bois du monde ! Poursuite à pied vers le sanctuaire de Kasuga et ses 1000 lanternes en bronze. Installation dans un hôtel du centre-ville.

      • Hébergement : Hôtel Nikko Nara ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 2 à 3H de marche
      • Dénivelé 0 m0 m
      • Transport : 1 heure 30
      J27

      De Nara à Kyoto

      Pour une fois, matinée libre. Il y a tellement de choses à voir à Nara que personne ne risque de s’ennuyer ! A midi, nous quittons la ville (pique-nique... Lire la suite

      Pour une fois, matinée libre. Il y a tellement de choses à voir à Nara que personne ne risque de s’ennuyer ! A midi, nous quittons la ville (pique-nique en voiture), il reste 1 heure de route pour arriver à Kyoto. Enregistrement dans un hôtel dans le centre-ville. Les deux accompagnateurs doivent rendre les deux minibus aujourd’hui à la société de location. Première après-midi de découverte de Kyoto. Nous formerons de nouveau deux groupes indépendants pendant les deux autres journées de visite. Le programme donné ci-après n’est qu’indicatif. Kyoto, un nom évocateur pour une cité hors du commun, détenteur de 17 sites classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est aujourd’hui une ville de plus d’un million d'habitants, qui fut la capitale et le centre religieux du pays pendant plus d’un millénaire : 1600 temples, 400 sanctuaires et 200 jardins classés sont disséminés sur son territoire. Imprégnée d'histoire et de tradition, Kyoto, à bien des égards, est le berceau de la culture japonaise. Une balade dans Kyoto est aujourd'hui une promenade à travers 11 siècles d’histoire ! Nous débutons la visite de la ville par la découverte du château Nijo-jo et son jardin attenant. Construit en 1603, c’était la résidence du premier shogun de la période Edo, Tokygawa Ieyasu. Il est réputé pour ses planchers "rossignols" conçus pour trahir les intrus en émettant un grincement évocateur d’un cri d’oiseau au moindre pas ! En fin de journée, direction le marché de Nishiki, connu sous le nom de "cuisine de Kyoto". Dans cette rue piétonne et couverte, on trouve toutes les spécialités culinaires de la ville … Dîner et retour en soirée à notre hôtel.

      • Hébergement : Hôtel Keihein Grande Kyoto ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 2 à 3H de marche
      • Dénivelé 0 m0 m
      • Transport : 1 heure
      J28

      Kyoto

      La journée entière est consacrée à la découverte de Kyoto. Nous commençons par la visite du temple Ryoan-ji et son célèbre... Lire la suite

      La journée entière est consacrée à la découverte de Kyoto. Nous commençons par la visite du temple Ryoan-ji et son célèbre jardin zen de pierres et de sable blanc. A l’origine, c’était une villa d’aristocrate qui fut convertie en temple zen vers 1450. Un très beau jardin avec un étang entoure ce temple. Ensuite, direction le Kinkaku-ji, également connu sous le nom de Pavillon d'Or. C’est certainement le monument le plus photographié au Japon ! Le bâtiment, couvert de feuilles d'or semble flotter sur l'étang-miroir. Après le déjeuner au restaurant, nous rejoignons rapidement en train Fushimi Inari, l'un des plus célèbres sanctuaires shinto du pays, dédié aux divinités du riz et du saké ! Il retient surtout l’attention par la présence des innombrables petits toriis orange (sorte de portiques), offerts par des fidèles. Ils se dressent sur la colline, formant un tunnel de 4 km de long que nous allons parcourir jusqu’au sommet du Mont Inari. En fin de journée, retour sur Kyoto.
       

      • Hébergement : Hôtel Keihein Grande Kyoto ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 3 à 4H de marche
      • Dénivelé 300 m300 m
      • Transport : 2 heures
      J29

      Kyoto

      Après un court trajet en taxi nous conduisant au Nord-Est de la ville, nous démarrons cette journée à Kyoto par la visite du Pavillon d’Argent (ou temple Ginkaku-ji).... Lire la suite

      Après un court trajet en taxi nous conduisant au Nord-Est de la ville, nous démarrons cette journée à Kyoto par la visite du Pavillon d’Argent (ou temple Ginkaku-ji). Son jardin constitue un bel exemple de jardin de pierres. C’est en suivant le Chemin de la Philosophie que nous arrivons ensuite au temple Nanzen-ji. Cette balade bucolique, le long d’un canal bordé d’arbres et d’anciennes maisons traditionnelles, fait référence aux moines qui, depuis des siècles, déambulaient sur ce chemin en méditant... Par un dédale de ruelles, nous arrivons devant le Chion-in, temple mère pour la secte bouddhiste Jodo. Poursuite de notre balade vers le sud en traversant le parc de Maruyama puis le quartier de Higashiyama. Echoppes, temples et sanctuaires se succèdent le long d’une ruelle pavée qui grimpe progressivement vers le temple Kiyomizudera. Fondé à la fin du VIIIe siècle, ce célèbre temple, réparti en 7 pavillons, est situé au pied d’une colline boisée. La terrasse en bois, soutenue par 139 pilotis géants, offre un magnifique panorama de la ville. Après la visite, nous redescendons à pied les ruelles pavées jusqu’au quartier de Gion. Fin de journée libre pour effectuer quelques achats ou tout simplement déambuler dans ce secteur de Kyoto particulièrement animé ! Très bien conservé et entretenu, c’est l’un des plus vieux quartiers de Kyoto, datant de l’époque Edo. Maisons de thé où se produisent des geishas, boutiques d’antiquité, restaurants traditionnels s’égrènent le long des ruelles. Dernière soirée à Kyoto, dans un restaurant traditionnel et retour à l’hôtel.
       

      • Hébergement : Hôtel Keihein Grande Kyoto ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Marche : 3 à 4H de marche
      • Dénivelé 50 m50 m
      • Transport : 1 heure
      J30

      Kyoto - Osaka. Visite d'Osaka

      Après le petit-déjeuner, transfert à Osaka en bus privé avec un guide local francophone. Première visite : Sumiyoshi Taishi,... Lire la suite

      Après le petit-déjeuner, transfert à Osaka en bus privé avec un guide local francophone. Première visite : Sumiyoshi Taishi, un important sanctuaire shinto qui remonte à 211 de notre ère. Et comme nous sommes un dimanche, nous aurons certainement la chance de croiser un mariage traditionnel ! Direction ensuite le centre-ville. La ville d’Osaka, comme beaucoup d’autres villes au Japon, a été quasiment entièrement rasée à la fin de la deuxième guerre mondiale. Les constructions modernes ont donc rempli l’espace… Dans les soubassements de l’Umeda Skybuilding, une réplique de quartier ancien sert de galerie commerciale remplie de petits restaurants. Repas de midi dans un « teppanyaki », un estaminet qui sert des plats sur une « tôle » chaude. C’est juste excellent ! Montée au 40ème étage de l’Umeda Skybuilding d’où la vue est magnifique. Petit tour au musée d’histoire de la ville d’Osaka, très bien conçu et surtout situé en face du château d’Osaka. Il est ensuite temps d’aller à notre hôtel. Pour finir cette dernière journée, nous effectuerons une petite marche dans Dotonbori, un dédale de rues piétonnes et de galeries marchandes. Ce quartier chaud s’anime à la tombée du jour sous des écrans géants. Dernière nuit au Japon.

      • Hébergement : Hôtel Trusty ou équivalent
      • Repas : Petit-Déjeuner, Déjeuner, Dîner
      • Transport : 1 heure
      J31

      Osaka – Kansai Airport. Vol de retour à Paris

      Après le petit-déjeuner, transfert matinal pour l’aéroport de Kansai. Enregistrement sur un vol Air France, direction Paris (décollage 10h25 de... Lire la suite

      Après le petit-déjeuner, transfert matinal pour l’aéroport de Kansai. Enregistrement sur un vol Air France, direction Paris (décollage 10h25 de Kansai, arrivée le même jour à 15h05 à Paris CDG).

      • Repas : Petit-Déjeuner
      • Transport : 1 heure
      L'accompagnateur se réserve le droit de modifier l'itinéraire décrit ci-dessus pour des raisons de sécurité ou pour le bon déroulement du voyage et ce, toujours dans l'intérêt des participants.

      Les temps de marche indiqués ne tiennent pas compte des pauses. Ils sont bien sûr indicatifs et peuvent varier d'un participant à l'autre ou selon les conditions climatiques.

      Les temps de transfert indiqués ne tiennent pas compte des pauses ni des aléas inhérents à tout voyage d'aventure (dégradation de routes, pannes, travaux, trafic...). Ils sont bien sûr donnés à titre indicatifs et peuvent être supérieurs.

      Tous les avis Lire notre charte des avis

      Charmes du Japon en Hiver

      Carine T.

      13 jours - Départ du 1 février 2020
      Avis reçu le 5 mars 2020

      9 / 10

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      Le Japon est tellement dépaysant que j'y reviens sans cesse Durant ce voyage, le ballet des grues, le spectacle des aigles pêcheurs, la proximité des macaques et les paysages hivernaux m'ont comblés.

      Charmes du Japon en Hiver

      Claudette C.

      13 jours - Départ du 1 février 2020
      Avis reçu le 4 mars 2020

      8 / 10

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      Rien à redire sur la nourriture et les hébergements toujours très confortables. Mais vu que nous n'avions que 10 jours pour voir tout le programme un voyage assez fatigant(et aussi très intéressant pour quelqu'un qui comme moi aime la nature et la faune)

      Charmes du Japon en Hiver

      Juan E.

      13 jours - Départ du 1 février 2020
      Avis reçu le 27 février 2020

      10 / 10

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      Magnifique voyage où la neige est un élément essentiel. Luciano est un guide très compétent qui sait rendre agréable un voyage très dense

      Charmes du Japon en Hiver

      Josette D.

      13 jours - Départ du 1 février 2020
      Avis reçu le 22 février 2020

      8 / 10

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      Bien et la présence de Luciano y contribue.

      Charmes du Japon en Hiver

      Dominique H.

      13 jours - Départ du 1 février 2020
      Avis reçu le 19 février 2020

      8 / 10

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      Beau voyage , circuit original ,interessant , mais trop court . Luciano est un excellent accompagnateur .

      Charmes du Japon en Hiver

      Sébastien H.

      13 jours - Départ du 1 février 2020
      Avis reçu le 19 février 2020

      9 / 10

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      Sans commentaire

      Charmes du Japon en Hiver

      Didier F.

      13 jours - Départ du 1 février 2020
      Avis reçu le 18 février 2020

      9 / 10

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      Un très beau voyage sur l'archipel nippon dans son manteau de glace. La première partie (Île d'Hokkaido) plaira notamment aux amoureux de la nature et de la neige ainsi qu'aux photographes professionnels. Excellente gastronomie, de bonnes adresses de restaurants et de spécialités culinaires découvertes. Rythme cependant assez soutenu. Un jour de plus à certaines villes et un peu plus de temps libre ne seront pas de trop pour rendre le circuit meilleur. Chambre double à partager... Lire la suite
      Un très beau voyage sur l'archipel nippon dans son manteau de glace. La première partie (Île d'Hokkaido) plaira notamment aux amoureux de la nature et de la neige ainsi qu'aux photographes professionnels. Excellente gastronomie, de bonnes adresses de restaurants et de spécialités culinaires découvertes. Rythme cependant assez soutenu. Un jour de plus à certaines villes et un peu plus de temps libre ne seront pas de trop pour rendre le circuit meilleur. Chambre double à partager (pas de supplément chambre individuelle)

      Charmes du Japon en Hiver

      Esther P.

      13 jours - Départ du 1 février 2020
      Avis reçu le 18 février 2020

      8 / 10

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      Beau voyage au japon à cette époque de l'année où la neige donne une atmosphère particulière. Il manque malheureusement 2 jours supplémentaires pour une meilleure approche. Et un guide parfait en la personne de Luciano.

      Balade au Coeur du Japon

      Roger C.

      22 jours - Départ du 26 octobre 2019
      Avis reçu le 21 décembre 2019

      9 / 10

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      Le circuit Top Le guide Top top La bouffe top top top