Créativité & expertise
Des voyages élaborés
sur le terrain

Ce voyage propose une découverte immersive de la Mongolie, entre les étendues arides du désert de Gobi et les steppes verdoyantes de la région centrale. L’itinéraire relie plusieurs grands sites naturels et culturels du pays : formations granitiques de Bag Gazarin Chuluu, vallée de Yoliin Am, dunes de Khongoryn Els, falaises de Bayanzag, ruines d’Ongiin Khiid, vallée de l’Orkhon, Karakorum et réserve de Khögnö Khan. Les paysages changent progressivement, du monde minéral du Gobi aux vallées plus douces du centre, ponctuées de rivières, de troupeaux et de campements. Au fil des étapes, nous alternons pistes, petites marches, visites de monastères, rencontres avec des familles nomades et nuits en camps de yourtes. Ces hébergements en camps de yourtes apportent une approche confortable et adaptée aux conditions du terrain, tout en conservant l’esprit nomade du voyage. En point d’orgue, nous assistons au festival du Naadam, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, à Oulan Bator. Courses de chevaux, lutte, tir à l’arc, costumes traditionnels et ferveur populaire viennent clore cette traversée de la Mongolie dans l’un de ses moments les plus importants.
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Votre voyage
Un voyage découverte orienté nature et culture. De niveau facile et confortable, avec d'agréables balades ponctuelles de 2 à 4 h (toujours facultatives) lors des visites des sites. A noter que les contrastes de températures peuvent être importants entre le jour et la nuit. Certaines nuits chez l'habitant sous la yourte sont rustiques mais pleine de charme. Au mois de septembre, le sens du séjour peut être inversé pour des questions de météo et de températures.
Itinéraire jour par jour
À notre arrivée à l’aéroport d’Oulan-Bator, accueil par notre guide mongol francophone, puis transfert vers notre hôtel. Selon l’horaire d’arrivée et la disponibilité des chambres, nous pouvons profiter d’un court temps de repos avant de partir pour une première découverte de la capitale mongole. Oulan-Bator est aujourd’hui une ville moderne, en pleine mutation, où les quartiers récents côtoient quelques grands repères historiques et religieux. Nous commençons par la visite du monastère de Gandantegchilin, principal centre bouddhiste de la capitale. Fondé en 1809 par le cinquième Bogdo Gegeen, chef spirituel de Mongolie, son nom signifie « la grande place de la joie complète ». Le site demeure l’un des lieux religieux les plus importants du pays. Après un déjeuner mongol, nous poursuivons avec la visite du Musée national d’Histoire, rénové en 1998. Ses collections offrent une bonne introduction à l’histoire de la Mongolie, de la préhistoire à l’époque contemporaine. Les salles consacrées aux différentes ethnies du pays permettent notamment d’observer de beaux costumes traditionnels, les deel, accompagnés de leurs parures et accessoires.
Suivant l'heure d'arrivée de l'avion, le programme pourra être adapté en fonction.
Ce matin, nous prenons la route vers le sud du pays, en direction du désert de Gobi. Après quelques heures de trajet à travers la steppe, nous atteignons le site de Bag Gazarin Chuluu. Une courte balade nous permet de découvrir cette étonnante formation de granit, posée au cœur des grands espaces mongols et considérée comme un lieu sacré. Les blocs rocheux aux teintes ocre dessinent un dédale naturel où nous découvrons, au fil du chemin, des arbres ornés de khatag bleus, ces écharpes de soie déposées en offrande, ainsi que des övöös, ces empilements de pierres élevés vers le ciel. Ces marques de dévotion témoignent du lien ancien entretenu avec les esprits du lieu et les ancêtres. Nous découvrons également les ruines d’un ancien monastère situé à proximité. En fin de journée, transfert vers notre camp de yourtes pour la nuit.
Nous poursuivons notre route vers le sud du pays, au cœur du désert de Gobi, non loin de la frontière chinoise. Dans cette région reculée, les immensités minérales se déploient à perte de vue, ponctuées de sites archéologiques, d’ovoos — cairns de pierre dédiés aux esprits —, de canyons, de dunes et de falaises. Nous rejoignons la vallée de Yoliin Am, située à 2500 mètres d’altitude et également connue sous le nom de « vallée des gypaètes barbus ». Enserrée dans les montagnes, cette gorge étroite se couvre de fleurs sauvages en été. La rivière y a creusé un passage encaissé dont le fond reste généralement pris par la glace une partie de la saison estivale. Nous partons pour une balade d’environ 2 heures à travers le canyon, au fond de cette vallée fraîche, qui contraste fortement avec les étendues arides du Gobi.
Nous poursuivons notre exploration du Gobi au sein du parc national de Gurvan Saikhan, vaste territoire aux écosystèmes contrastés. Cette région abrite une faune remarquable, avec une cinquantaine d’espèces de mammifères, parmi lesquelles l’argali, l’ibex, l’âne sauvage, la gazelle à queue noire et, plus rarement, le léopard des neiges ou l’ours de Gobi. L’avifaune est également riche, avec plus de deux cents espèces d’oiseaux recensées. Dans cet environnement aride, la végétation basse, composée de petits buissons aux racines profondes, contribue à freiner l’avancée du désert. Nous rejoignons ensuite les dunes de Khongoryn Els, souvent appelées les « dunes chantantes ». Cette longue barrière de sable, parmi les plus impressionnantes du Gobi, est bordée par une petite oasis dont la végétation contraste avec les teintes claires des dunes. Selon l’envie du groupe, nous pouvons entreprendre l’ascension d’une dune afin de prendre de la hauteur sur cette mer de sable. Après cette découverte, nous poursuivons notre route vers notre camp de yourtes, où nous nous installons pour deux nuits.
Cette journée nous permet de prendre le temps autour des dunes de Khongoryn Els et de profiter des paysages du désert de Gobi. Nous partons pour une balade à dos de chameau d’environ une heure. La progression est lente et régulière ; les deux bosses du chameau de Bactriane permettent d’être bien calé et d’observer les dunes sous un autre angle. Avec un peu de chance, nous pouvons apercevoir quelques troupeaux d’antilopes dans les étendues voisines. L’observation de la faune reste bien sûr aléatoire dans ces grands espaces ouverts. Dans l’après-midi, temps libre au camp de yourtes.
La balade à dos de chameau est facultative. Si vous ne souhaitez pas la faire, une balade à pied d'une durée similaire dans les alentours est possible.
Nous entamons aujourd’hui notre remontée progressive vers le centre du pays. Les pistes du Gobi traversent de vastes étendues arides avant de rejoindre les forêts de saxaouls, arbustes emblématiques du désert, connus pour leur grande résistance, leurs racines profondes et leur utilisation traditionnelle comme combustible. En cours de route, nous faisons halte dans une vallée montagneuse pour la pause du midi. Nous partons ensuite à la recherche des pétroglyphes de Khavtsgait, gravés dans ce massif rocheux. Nous rejoignons ensuite Bayanzag, site célèbre pour ses falaises d’ocre rouge, mais aussi pour les découvertes paléontologiques réalisées dans les années 1920 par l’explorateur américain Roy Chapman Andrews, notamment des œufs de dinosaures fossilisés. Une courte marche nous permet d’approcher les falaises et d’observer leurs reliefs sculptés par l’érosion. Après cette découverte, nous poursuivons notre route vers notre camp de yourtes.
Nous quittons la région du Gobi dans la matinée et prenons la route vers les ruines de l’ancien monastère d’Ongiin Khiid. Le site se trouve à l’ouest de la province de Dundgobi, dans un environnement de collines arides bordant la rivière Ong. Le monastère s’étendait autrefois de part et d’autre de la rivière : le temple Hutagt occupait la rive sud, tandis que le temple Barlim se trouvait sur la rive nord. À son apogée, Ongiin Khiid aurait accueilli plus de mille moines, avant d’être détruit en 1937 lors des purges de l’époque soviétique. Aujourd’hui, il ne subsiste qu’un stupa blanc d’origine et un petit bâtiment de culte, rénové en 2002 par les quelques moines encore présents sur le site. Une yourte située à l’entrée du temple abrite un petit musée où sont exposés des pierres sculptées ayant échappé à la destruction, des objets religieux et quelques fossiles. Selon le temps disponible, nous pouvons ensuite effectuer une balade au départ du camp de yourtes voisin.
Cette journée est consacrée à une longue étape sur les pistes, en direction de la vallée de l’Orkhon. Le trajet permet de mesurer l’ampleur des paysages mongols, entre plateaux ouverts, vallonnements et horizons très dégagés. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la vallée de l’Orkhon occupe une place majeure dans l’histoire du pays. Située au sud-ouest d’Oulan-Bator, elle fut longtemps un centre politique et spirituel important pour les anciens empires des steppes. Plusieurs capitales et camps de base de l'Empire mongol furent établis dans cette région, proche du centre géographique de la Mongolie. En fin de journée, nous rejoignons notre hébergement, un camp de charme de type éco-lodge, aménagé avec des matériaux traditionnels et dans une approche respectueuse de l’environnement.
Ce matin, nous prenons la route vers une famille nomade de la vallée de l’Orkhon. L’accueil y est simple, discret, mais chaleureux, fidèle aux traditions d’hospitalité mongoles. Nous partons ensuite pour une balade à cheval (facultative) d’environ une heure au cœur de la vallée, en direction des chutes de l’Orkhon. Hautes de 24 mètres et larges d’environ 5 mètres, elles forment l’un des sites naturels les plus marquants de la région. Si la météo et le temps le permettent, nous pouvons nous baigner en aval des chutes ; attention, l’eau reste fraîche, même en été. Nous retournons ensuite auprès de la famille nomade pour le déjeuner, l’occasion d’échanger sur leur mode de vie et leur quotidien dans la vallée. Dans l’après-midi, un court transfert nous conduit chez une seconde famille, auprès de laquelle nous nous installons pour deux nuits. Nous pouvons assister à la préparation du repas traditionnel, entre autres activités. Nuit sous la yourte d’hôtes, à proximité de la famille nomade.
Après le petit déjeuner, un court transfert en véhicule nous conduit au départ du sentier menant au monastère de Tövkhön. Le chemin traverse une forêt de conifères avant de rejoindre ce site isolé, installé sur le flanc ouest de la montagne du même nom. Le monastère fut fondé par Zanabazar, fils d’une famille noble et descendant direct de Gengis Khan. Reconnu en 1653 comme premier Jebtsundamba Khutuktu de Mongolie, il devint l’une des grandes figures spirituelles du bouddhisme tibétain de l’école des « Bonnets jaunes ». Depuis le promontoire rocheux, la vue s’ouvre largement sur les reliefs du Khangai et les espaces du parc national. Après la descente, nous retrouvons notre famille nomade. Celle-ci élève des chevaux et produit de l’aïrag, boisson traditionnelle à base de lait de jument fermenté, très appréciée dans la région. Selon les activités du moment, nous pouvons participer au battage du lait et découvrir les gestes liés à sa fermentation.
Nous prenons la route en direction de Karakorum, ancienne capitale de l’Empire mongol. En 1220, Gengis Khan choisit d’établir son campement sur la rive gauche de l’Orkhon, laissant sur place une partie de l’administration centrale durant ses campagnes militaires. La construction de la capitale ne débute réellement que sous le règne de son fils, Ögödei Khan, qui souhaite doter l’empire d’un centre politique durable et affirmer la puissance mongole face aux peuples sédentaires conquis. Située sur la Route de la Soie, Karakorum devient alors une cité prospère, au carrefour des cultures, des religions et des échanges commerciaux. Dans l’après-midi, nous visitons le monastère d’Erdene Zuu, les « Cent Trésors », fondé en 1586 sous le règne d’Abtai Khan. Premier grand monastère bouddhiste de Mongolie, il demeure l’un des sites religieux majeurs du pays. Nous rejoignons ensuite le Monument des Empires mongols, installé sur une colline au sud de la ville. Depuis le promontoire, le regard porte sur Karakorum et la vallée de l’Orkhon. Nous complétons cette découverte par la visite du musée archéologique, qui rassemble plusieurs objets mis au jour lors des fouilles menées sur le site de l’ancienne capitale.
Nous poursuivons notre route vers la réserve naturelle de Khögnö Khan, massif montagneux culminant à 1 967 mètres d’altitude. Vénérée depuis des siècles, d’abord par les peuples turcs puis par les Mongols, cette montagne sacrée domine un paysage de steppe, de reliefs rocheux et de dunes. Le secteur abrite une faune variée, avec notamment des ibex, des loups et plusieurs espèces de rapaces nocturnes, comme les chouettes et les hiboux. L’observation reste toutefois aléatoire dans ces espaces ouverts. Nous visitons ensuite le temple d’Uvgun, fondé en 1660. Détruit au XVIIe siècle lors de conflits internes, le monastère fut le théâtre du massacre de nombreux moines. Deux petits temples plus récents ont depuis été reconstruits sur le site et permettent de mieux comprendre l’importance spirituelle du lieu. Non loin du massif, nous rejoignons les dunes d’Elsen Tasarkhai, longue langue de sable posée entre steppe et montagnes. Nous partons pour une balade à pied dans les dunes, avant de poursuivre notre étape du jour.
Aujourd’hui, nous quittons progressivement les steppes mongoles et reprenons la route vers Oulan-Bator. Avant d’entrer dans la capitale, nous faisons halte à Khui Doloon Khudag, vaste espace situé à une cinquantaine de kilomètres de la ville, connu pour accueillir les grandes courses de chevaux. Nous assistons à l’une de ces courses, moment important de la culture mongole. Les cavaliers, parfois très jeunes, montent des chevaux engagés dans différentes épreuves selon leur âge. L’arrivée des concurrents est suivie avec ferveur par les familles et les spectateurs, dans une ambiance parfois électrique. En fin d’après-midi, nous rejoignons Oulan-Bator. Nous y visitons le musée des Beaux-Arts Zanabazar, qui rassemble de belles collections d’art religieux, de sculptures et d’objets liés à l’histoire culturelle de la Mongolie, avant notre dîner en ville.
Aujourd'hui nous assistons à l'un des évènements les plus populaires et importants de la Mongolie : le festival de Naadam. L'histoire de ce festival remonterait à l'épopée de Gengis Khan, père fondateur de la nation mongol, et a été repris plus activement depuis la révolution de 1921. Il servait à l'origine à repérer les meilleurs athlètes, dans toute la Mongolie, afin de les intégrer à l'armée et en faire des héros. De nos jours, la compétition est toujours présente mais bien plus pacifique... La fête commence par une cérémonie d'ouverture au stade de la ville, seul endroit capable d'accueillir les spectateurs qui se déplacent en masse, et d'héberger les multiples épreuves des participants. Pour le rejoindre, nous nous joignons à pied à la foule, afin de nous immerger au mieux dans l'ambiance très festive. Puis la compétition commence et met en avant différents jeux traditionnels mongols tels que la course à cheval, la lutte ou le tir à l'arc. Depuis quelques temps une compétition d'osselets est également présente, et les femmes peuvent également participer à certaines épreuves. Nous y passons toute la matinée et une partie de l'après-midi, profitant d'un spectacle permanent. La fin d'après-midi sera dédiée aux achats de souvenirs dans les boutiques d'artisanat ou de cachemire, puis en fin de journée, nous partons assister à un spectacle traditionnel de musiques, danses et chants mongols. Puis nous entamonsnotre dernier diner qui sera l'occasion de remercier notre équipe mongole.
Pensez à prévoir chapeau, lunettes de soleil et à bien vous hydrater, car il peut faire très chaud !
Transfert pour l'aéroport et vol de retour vers la France.
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